DE LA LUTTE
Nous arrivons à la lutte dont je vais dire aussi quelques mots.
Pour être moins naturel que la marche et la course, cet exercice, qui plaît toujours au public, demande des qualités physiques que tout le monde ne peut acquérir, ti savoir : une haute taille et un poids énorme qu'on ne peut gagner qu'en faisant de la graisse.
Les lutteurs de Tancienne Rome recherchaient donc Tembonpoint, la pesanteur jouant ici un rôle capital.
Quel enlrainement différent suivait le gladiateur! Lui, pour combattre, avec le glaive, un adversaire ou un lion dans larène, avait surtout besoin de force, jointe à une adresse prodigieuse; de plus, il devait être beau et plaire à la foule.
Or chacun sait que par Fentraînement on en faisait de véritables artistes, puisque même en mourant ils conservaient cette suprême élégance : « Moriluri te salutant », dit Tacite.
Voici quelques détails sur la lutte dans l'antiquité : Ce sont surtout les Grecs qui Font cultivée avec le plus de soin et portée à sa plus haute perfection. Primitivement, la lutte n'était qu'un jeu brutal où celui qui avait la taille la plus avantageuse et le poids le plus considérable était sûr de triompher. Aussi le régime de vie des lutteurs était-il tout h fait spécial. lis passaient leur vie