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QUELQUES APERÇUS D ANALYSE PHYSIOLOGIQUE

plus grande de la systole suffisant pour expliquer l'iuipression de violence que donne le choc de la pointe.

Si nous envisageons les conséquences de ces modilicalions de la circulation générale, nous voyons que la rapidité du courant sanguin est considérablement augmentée dans le système aortique.

A priori, nous devons supposer que la circulation pulmonaire se uiodifie dans le même sens.

Cette modification s'impose, pour ainsi dire, pour que l'équilibre normal des deux circulations soit maintenu.

MODIFICATIONS DE LA RESPIRATION SOUS l'iNFLUENCE DE l'eXER-

GICE GYMNASTIQUE

Les relations étroites que Ton sait exister entre les modifications circulatoires et les modifications respiratoires s'accusent, au maximum, sous l'influence de l'exercice musculaire.

Nous venons de voir combien la circulation s'accélère à la suite d'un exercice un peu violent chez un sujet non entraîné ou soumis à un entraînement incomplet. Nous allons maintenant passer en revue les modifications respiratoires qui se produisent dans les mêmes conditions; puis nous chercherons à rapprocher les uns des autres les changements qui surviennent à la fois dans la circulation et dans la respiration.

MODIFICATIONS DE LA RESPIRATION SOUS l'iNFLUENCE DE l'eXER- CICE MUSCULAIRE SANS EFFORTS VIOLENTS

Quand on compare la respiration d'un sujet non habitué aux exercices du corps, à Fétat de repos et après la course, par exemple, on e^i frappé des modifications profondes qui se sont produites. Chacun con-

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naît le phénomène de l'essoufflement pour l'avoir éprouvé sous Tinfluence d'un exercice rapide et inaccoutumé : les mouvements respiratoires s'accélèrent, deviennent irréguliers, mais prennent une plus grande amplitude en rapport avec le besoin qu'éprouve le sujet en expérience d'introduire une grande quantité d'air dans sa poitrine. De temps en temps, on arrive à exécuter une grande inspiration lente qui constitue un véritable soulagement; puis les respirations reprennent leur rythme accéléré et leurs caractères d'irrégularité. On se trouve ici eu présence d'une fonction sur laquelle la volonté n'a pour ainsi dire plus de prise et qui se règle elle-même, à la suite de l'exercice, pendant un temps variable.

Il semble que les mouvements respiratoires s'accélèrent comme pour se conformer au mouvement de la circulation, pour permettre au sang, qui traverse extrêmement vite la grande circulation, de parcourir avec une égale rapidité la circulation pulmonaire.

Cette vue parait autorisée par ce que nous savons des rapports physiologiques des deux circulations. Il est établi expérimentalement que, comme la théorie le faisait prévoir, la même quantité de sang doit traverser dans un même temps le circuit pulmonaire et le circuit du système aortique : c'est aiusi que des expériences, de MM. Jolyet et Tauziac, ont démontré que la vitesse du courant sanguin à travers le poumon est environ cinq fois plus considérable que celle du sang à travers les capillaires aortiques, différence qui est en rapport avec la capacité environ cinq fois moindre de l'appareil vasculaire du poumon.

Or, pour conserver ce rapport physiologique, quand l'activité de la circulation périphérique s'exagère au degré, par exemple, que nous lui voyons acquérir sous rinfluence de l'exercice musculaire, il faut de toute

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nécessité que des influences accélératrices interviennent dans la circulation pulmonaire.

La nature atteint ce résultat d'une manière plus ou moins parfaite chez les différents individus, et, comme nous Talions voir, les procédés qu'elle emploie sont un peu difi'érents, suivant que l'exercice musculaire constitue pour le sujet en expérience un phénomène accidentel, ou au contraire un fait devenu normal par sa fréquente répétition.

Chez les sujets non entraînés aux exercices de ce genre, la modification respiratoire produite par la course est essentiellement caractérisée par l'accélération ; c'est en effet un procédé qui rend la circulation pulmonaire plus rapide elle-même, et qui tend au résultat nécessaire d'équilibrer les deux circulations.

Mais, sans aucun doute, ce procédé est insuffisant, et la meilleure preuve qu'on en puisse donner, c'est que peu à peu, à meàure que le sujet en expérience s'habitue davantage à l'exercice musculaire, le caractère des modifications respiratoires produites par la course change lui-même. On voit que l'accélération respiratoire, si frappante au début, disparaît progressivement; mais par une sorte de compensation, la respiration devient beaucoup plus profonde.

C'est une modification tout avantageuse, comme nous Talions voir.

Sans entrer ici dans le détail des influences que la plus ou moins grande amplitude des mouvements respiratoires exerce sur la circulation pulmonaire et sur le mécanisme de cette action, nous indiquerons succinctement ce qui se produit dans ces conditions.

Chaque inspiration produite par la dilatation du thorax introduit dans les cavités du poumon une quantité d'air proportionnelle au degré d'ampliation du poumon; elle attire aussi vers les cavités droites le

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sang veineux qui se presse aux abords de la poitrine; enfin .elle agit énergiqueinent sur les petits vaisseaux du poumon pour en déterminer la dilatation : ce dernier point, surabondamment établi aujourd'hui, doit nous arrêter un instant.

L'action de l'inspiration sur la circulation pulmonaire, qu'elle facilite en ouvrant largement, par aspiration, les vaisseaux du poumon, doit nécessairement être d'autant plus avantageuse que Tinspiration est elle-même plus profonde. Aussi devons-nous considérer déjà comme éminemment favorables à l'augmentation de rapidité du courant sanguin à travers le poumon, les grandes, profondes et lentes inspirations qu'on voit se produire à la suite d'un exercice musculaire chez les sujets entraînés.

D'autre part, la même influence qui favorise la circulation pulmonaire proprement dite, détermine vers le cœur difoit un appel énergique de sang veineux, comme l'ont si bien établi lesexpériencesde Barry dès 1825 : les grandes inspirations dégagent donc la circulation veineuse, qui tendrait à se surcharger à cause du passage plus rapide du sang à travers les capillaires de la grande circulation.

Mais cet afflux plus considérable de sang au cœur droit permet une alimentation suffisante de la circulation pulmonaire que nous voyions tout à l'heure si notablement accélérée par le fait même des grandes inspirations. De telle sorte qu'en définitive, l'exagération de rapidité du cours du sang à la périphérie du corps est suffisamment compensée par l'augmentation de vitesse du courant sanguin à travers le poumon, dans le cas où se produisent des inspirations amples et prolongées.

Ce résultat favorable ne s'obtient certainement pas chez l'individu non entraîné, dont la respiration après la course reste superficielle quoique très accélérée. A coup sûr, l'exagération de la fréquence du rythme res-

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piratoire est incapable de produire sur la circulation pulmonaire les heureux effets des respirations larges que présentent les sujets entraînés.

Aussi pouvons-nous parfaitement nousexpliquer pourquoi, toute question de résistance musculaire mise à part, un sujet entraîné à la course peut soutenir longtemps, sans éprouver ces troubles généraux qui forcent à s'arrêter, Texercicedontils'agit. Ce sujet a fait inconsciemment Téducation de sa respiration, et il est arrivé, en même temps qu'il développait sa puissance musculaire, à régler ses mouvements respiratoires de la manière la plus avantageuse pour maintenir Téquilibre. physiologique entre la petite et la grande circulation.

L'absolue nécessité d'une respiration active en rapportavecla suractivité circulatoire provoquée par Texercice gymnastique n*est pas seulement démontrée parle besoin urgent de respirer qu'éprouve l'individu ; elle résulte encore de l'impossibilité où il se trouve, malgré les plus grands efforts de volonté, soit de suspendre simplement sa respiration, soit et surtout, de faire un effort d'expiration, immédiatement après l'exercice.

Ces faits se montrent chez tous les sujets, entraînés ou non, mais à des degrés très différents. On peut voir dans notre thèse, par les résultats des expériences que nous avons faites sur ce sujet avec M. François-Franck, et dont nous avons donné quelques spécimens, combien il est difficile, même à un sujet très entraîné, de suspendre complètement sa respiration quand il a fait un exercice violent.

RAPPORT EiNTRE LE DÉVELOPPEMENT DU MUSCLE ET LE

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