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DE L HYDROTHÉRAPIE

1" Les refroidissemeats, qui sont d'une grande fréquence chez les personnes ne faisant pas d'ablution après les exercices violents;

2^ L'eau froide tonifie le muscle, le durcit, ainsi qu'on peut le constater facilement après le bain. Elle fait disparaître toute trace de fatigue, dissipe les douleurs ligamenteuses produites par les mouvements mal coordonnés;

3° En favorisant le mouvement nutritif, elle débarrasse Forganisme de la graisse inutile; après le bain froid, les respirations deviennent plus profondes, il y a une exhalation plus considérable de CO'.

4' L'hydrothérapie froide est un excitant du système nerveux, car elle augmente laction dynamique des plus petits filets nerveux. On pourrait dire de Teau froide, envisagée dans ses effets vis-à-vis des nerfs, ce qu'on a dit de la digitale par rapport au cœur, à savoir qu'elle en est moins Topium que le quinquina.

On sait déjà qu'à la première impression désagréable de l'eau glacée, il en succède une autre de bien-être; je puis même certifier que lorsqu'au mois de décembre il m'est arrivé de briser la glace (comme je le dis plus haut), pour me plonger dans la rivière, je n'ai jamais ressenti une sensation de froid aussi intense que lorsque l'eau ayant déjà 5 ou 6 degrés, l'air était agité par le vent. Cela tient: 1** à ce que la température très abaissée du liquide fait s'opérer la réaction, pour ainsi dire, instantanément; 2"" à ce que l'eau, étant emprisonnée sous la glace, le courant se trouve diminué et aussi à ce que la grande froidure de l'air fait trouver par comparaison l'eau bien meilleure et moins froide que lui.

Celte question de l'immobilité ou du courant de Teau d'une rivière est très importante au point de vue de la réfrigération qu'elle produit sur le corps à la suite de l'immersion. « L'eau étant près de huit cents fois plus

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dense que Tair et présentant, en conséquence, sous le même volume, un nombre beaucoup plus considérable de molécules, cède ou soustrait au corps humain une plus grande quantité de calorique dans le même temps; c*est ce qui explique pourquoi dans Tété de nos climats et alors que la température de l'eau de nos fleuves ou de nos rivières ne s'éloigne pas sensiblement de celle de l'atmosphère, le bain naturel détermine toujours une sensation plus ou moins marquée de fraîcheur.

» Herpin, de Genève, a constaté, par une observation décisive, Tinfluence réfrigérante de la vitesse du courant.

» Le même jour et à la même heure, il a noté la température des eaux du lac de Genève et celle des eaux du Rhône, immédiatement au-dessous de la ville; il n'a trouvé entre elles qu'une différence d'un cinquième de degré Réaumur, et cependant, tandis que les bains du Rhône sont redoutés pour leur froidure, ceux du lac de Genève passent pour tempérés. Cette différence est duc évidemment d'une part au repos des eaux du lac, d'autre part au cours impétueux du Rhône w (Dict. encyclopédique).

L^immersion ne se pratique guère qu'à la campagne, là où les établissements hydrothérapiques sont rares; mais en ville on emploie presque toujours la douche, c'est-à-dire de l'eau à un certain degré projetée avec plus ou moins de force sur le corps en sueur. Voici comment on procède : Commencer toujours par se laver le visage, puis se placer brusquement sous la « pluie » pour débarrasser le corps des poussières et de la sueur qui le salissent. Ensuite on dirige le jet de lance sur les parties qui ont le plus travaillé, sur les muscles et sur les articulations, principalement celles du poignet et de l'épaule, surtout quand on a soulevé de gros poids. On évite ainsi les roideurs et douleurs articulaires qui surviennent après les mouvements for-

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ces que ces exercices violents péclunient. Enfin on se porte de nouveau sous la pluie et la douche est terminée. Il est bien entendu que les frictions, le massage, les lotions alcooliques s'exécutent comme après l'immersion. La douche, comme Timmersion, doit être très courte. Cependant la première peut durer relativement beaucoup plus de temps que la seconde; cela s'explique si Ton songe à la force de projection de Teau qui vient fouetter la surface du corps et favoriser ainsi les phénomènes réactionnels. L'eau froide exerce une action salutaire sur tous les grands appareils de Téconomie. Elle régularise la circulation, modifie le fonctionnement du système nerveux, favorise les phénomènes de sécrétion. Or, c'est surtout par l'intermédiaire de la peau qu'elle produit ses remarquables effets. La peau, « ce poumon cutané », n'est point un simple revêtement destiné à protéger les parties sur lesquelles elle est appliquée et à donner aux formes leur contour arrondi; c'est encore un véritable organe qui, par ses vaisseaux, ses nerfs et ses glandes, préside à des fonctions aussi nombreuses qu'importantes. La surface de la peau, chez l'homme de stature et de corpulence moyennes, s'élève à 15.000 cent, carrés (Sappey). Le nombre des glandes qui se trouvent à sa surface est approximativement estimé à 2 millions. Les glandes sudoripares mises bout à bout représenteraient une longueur de 3 à 4 kilomètres. On conçoit dès lors la quantité énorme de matières liquides qui peuvent être éliminées par la peau. On estime qu'elle équivaut à un quart de rein. Nous perdons à peu près par jour 2.700 grammes de liquide : 1.200 sont éliminés par le rein, 1.000 par la peau, 500 par le poumon. La peau, en outre, nous offre une véritable respiration consistant en une absorption d'oxygène et élimination d'acide carbonique et d'urée. On peut dès maintenant se faire une idée du rôle

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considérable que doit jouer l'hydrothérapie en hygiène, quand on pense que c'est par la peau que Teau froide agit en influençant les vaso moteurs et en la maintenant dans le plus parfait état de propreté. Nous portons dans nos habits et sur notre peau un nombre considérable de champignons microscopiques. Dans la crasse des ongles, le nombre des espèces de bactéries est fantastique. L'odeur acre qui s'exhale de certaines maisons et des salles où se trouvent réunis un grand nombre d'individus provient des émanations d'une peau mal soignée. Du reste quel que soit l'état de propreté dans lequel on tient sa peau, on est étonné, lorsque après l'immersion ou la douche on se frictionne avec de l'alcool, de voir la quantité de matière sébacée qu'on enlève encore. 11 faut donc de toute nécessité suivre les pratiques hydrothérapiqués. Grâce à l'usage journalier de reaufroide,lapeau,plusfraîcheet plus souple, prend une coloration spéciale due à l'égale répartition du sang dans les plus petits vaisseaux ; elle devient insensible aux influences atmosphériques, aussi les personnes qui prennent des bains froids ou des douches sont-elles moins sujettes que les autres à contracter des bronchites, des angines, des rhumatismes, des pneumonies, etc.

La nutrition et l'absorption interstitielles étant plus actives, il en résulte un équilibre parfait dans le mouvement nutritif ; c'est pourquoi les obèses perdent leur graisse, et les gens maigres engraissent. Les muscles augmentent de volume et de force; le jeu des articulations devient plus facile.

Enfln l'eau froide est le plus grand régulateur des fonctions du système nerveux; on pourrait presque dire, en modifiant l'aphorisme ancien, « aqua moderator nervorum »). Aussi l'hydrothérapie, faite méthodiquement, est-elle le souverain remède contre cette maladie si fréquente à notre époque : le uervosisme.

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Je vais dire maintenant quelques mots des bains pris en dehors des exercices gymnastiques, de ceux que tout le monde doit bien connaître puisque beaucoup de personnes, quoique ne faisant pas d'hydrothérapie, se baignent chaque année, pendant la saison de Tété. Voici quelques règles très importantes à retenir au sujet de ces bains.

1"* Pendant Tété, même et surtout, le bain ne doit jamais durer plus de quelques minutes, cinq au maximum, et non plus une heure ou deux heures comme on est dans Thabitude de le faire. Si vous vous baignez pour vous livrer à la natation, par conséquent pour faire de lexercice dans l'eau, vous pourrez y séjourner vingt minutes, une demi-heure même, sans inconvénient, h la condition toutefois de ne pas rester inactif, et, soit dit en passant, la natation est un excellent exercice, très utile pour développer le thorax et augmenter la capacité respiratoire.

2° Le moment de la journée le plus favorable pour se baigner Tété, c'est le matin vers les six heures ou encore le soir r<?r5 la même heure.

On peut aussi se baigner le matin et le soir, deux fois dans le même jour, mais à la condition de ne faire ([ue se plonger dans l'eau. Je me suis plongé jusqu'à 6 fois dans les vingt-quatre heures et cela sans inconvénient, pendant la saison estivale.

Cette priitique a l'avantage de tenir le corps plus frais pendant les grandes chaleur de l'élé et de le débarrasser de la sueur qui est sécrétée en quantité exagérée durant cette saison.

3** Avant de prendre le bain, il n'est pas nécessaire d'être absolument à jeun, les personnes faibles et délicates devront même le faire précéder d'un léger repas, par exemple d'une tasse de bouillon, de lait, de café, de chocolat, de thé, etc. Il faudra, par contre, éviter de

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se mettre dans Peau après un repos trop abondant. Les Romains, qui se baignaient immédiatement après avoir mangé, étaient sujets à de fréquentes indigestions. Cependant je dois dire qu'on a beaucoup exagéré Tinflucnce que peut avoir le bain pris après un repas copieux.

Ici, il faut faire des distinctions :

Sitôt que Ton a mangé, un bain tiède ou chaud prolongé, peut avoir de fâcheux résultats. Il n'en est pas de même d'une immersion rapide dans de l'eau froide et je peux assurer que je me jette l'été presque tous les jours dans la rivière, aussi bien en sortant de table qu'à un autre moment, sans qu'il me soit jamais arrivé aucun accident. Du reste, personne n'ignore que dans les établissements hydrothérapiques on va au bain de vapeur, et, après avoir sué, dans la piscine d'eau froide, immédiatement et, de préférence, après le repas.

Ceci ne veut pas dire que je recommande indîfiféremment à tout le monde de se baigner l'estomac rempli d'aliments ou avant la complète digestion. Mais je tenais à dire qu'un bain rapide après un léger repas ne pouvait avoir aucune influence fâcheuse.

Je recommande instamment, avant le bain dans la rivière, de ne pas attendre sur le bord de l'eau légèrement vêtu ou même dévêtu tout à fait, comme on le fait trop souvent, que la sueur du corps se soit évaporée, car c'est là un usage des plus funestes. On devra, au contraire, suivre la méthode déjà indiquée : se déshabiller vivement, se laver le visage à l'eau froide avec la main, puis se jeter dans la rivière tout d'un coup, les pieds ou la tête en avant.

Après le bain, mêmes soins qu'après la douche : frictionner le corps au préalable bien essuyé, avec le gant de crin, et se frotter avec l'eau alcoolisée ou l'huile d'amandes douces, selon les règles énoncées plus haut.

Bains chez les enfants. — Je ne veux pas terminer ce

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qui a trait à l'hydrothérapie sans dire quelques mots des bains chez les enfants, à cause de Tiniportance de ce sujet.

Le médecin ne saurait trop s'élever contre Tobstination des familles qui ne veulent pas baigner leurs enfants.

En Angleterre, en Allemagne, en Amérique, on les baigne quotidiennement. Cette pratique tend à se généraliser à Paris dans un certain monde. Espérons que peu à peu elle pénétrera partout.

Les plus grands médecins, les maîtres, s'accordent à reconnaître futilité des bains chez les enfants.

c< Je ne connais pas, dit le ^professeur Depaul, de soin plus hygiénique que celui qui consiste à donner un petit bain chaque jour et c est un usage que j*ai répandu dans ma clientèle autant que j'ai pu »>.

Le professeur Tarnier, également, conseille « de baigner souvent les jeunes enfants et de laver leur corps chaque matin ».

Voyons donc les règles qu'il faut suivre dans ladministration des bains et des lotions chez les enfants.

Pendant le premier mois, le corps de l'enfant sera lavé à Teau tiède. A partir du deuxième mois, on se servira d'eau froide à la température de la chambre. On n'oubliera pas de bien essuyer le corps de Tenfant car « il supporte admirablement l'eau froide à la condition que l'essuyage soit bien fait ».

Si c'est l'hiver, on procédera devant le feu à tous ces soins.

J'ai dit qu'en Angleterre, en Amérique, on baignait les enfants chaque jour; ceci me semble exagéré; deux ou trois fois par semaine peuvent sufRre s'ils sont lotionnés chaque matin. La température du bain doit être de 25 à 30 degrés; ne jamais la juger approximativement avec la main, mais toujours à l'aide d'un bon thermomètre; sa durée sera de deux minutes à trois au

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maximum. Les bains do cinq minutes macèrent la peau et affaiblissent beaucoup Tenfant (J. Simon). On doit les donner le soir avant le dîner ou avant la tétée. Les bains du soir calment les enfants et leur procurent un sommeil tranquille.

Tous les huit jours, on fera une lotion savonneuse de la tête; ce nettoyage sera rapide et l'essuyage complet. Il ne faut janiais laisser s'accumuler sur la tête des petits enfants cette vilaine couche de crasse brunâtre, que Ton y voit trop souvent; c'est une détestable habitude qui empêche les cheveux de croître.

Les nourrices et les mères ne doivent donc pas oublier que la tête de l'enfant doit être tenue en parfait état de propreté comme le reste du corps.

En donnant ainsi des bains aux enfants dès leur plus jeune âge, on habitue les familles au maniement d'un agent thérapeutique de premier ordre dont on pourra avoir besoin plus tard pour le traitement de plusieurs maladies qui sont justiciables de l'hydrothérapie. Ainsi pendant toute la durée de la première dentition (*), certains enfants présentent un nervosisme exagéré; eh bien, dans ces cas, un grand bain de tilleul légèrement borique, donné le soir, procure un sommeil tranquille. Dans les affections des organes respiratoires, les bains froids ou tièdes peuvent avoir une incontestable utilité. A ce propos, je me permettrai de raconter une petite anecdote qui prouve combien les préjugés sont enracinés dans l'esprit du public.

Au début de ma pratique médicale, je fus appelé un jour, chez un paysan, pourdonner mes soins à une petite fille de trois ans qui avait une broncho-pneumonie. Comme la petite malade était très agitée, j'ordonnai et

(^) Les accidents dils de denlition sont absolument réels et fréquents, malgré l'opinion contraire de certains médecins. On ne peut en^ire autant de ceux attribués à la présence des vers, qui ont été singulièrement exa^férés.

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préparai moi-même immédiatement un bain tiède où je Ja laissai environ dix minutes. Remise dans son lit après avoir été bien essuyée, elle s'endormit profondément, si bien que le père, la croyant morte, accourut chez moi, racontant partout que j'avais tué sa fille, « comme si je lui avais donné un coup de couteau » [sic). Je le reçus, comme j'ai toujours Thabitude de recevoir certaines brutes qui prétendent nous intimider. A peine entré, il sortit vivement par la porte et alla chercher un autre médecin. Mais, pendant son absence, la petite s'était éveillée et allait beaucoup mieux. Le confrère fit poser sur la poitrine un « large vésicatoire » et. n'ordonna pas un nouveau bain ! La malade guérit quand même. Aujourd'hui, je suis plus à Taise à ce point de vue, et je peux faire faire de l'hydrothérapie sans craindre d'être lapidé. On a dit que la médecine était un perpétuel recommencement. Ceci peut s'appliquer surtout aux bains, qui, très en honneur autrefois, ont été repris à notre époque, après avoir été abandonnés pendant plusieurs siècles, comme si on pouvait bien se porter sans nourriture, exercice et eau.

Bains tièdes, — Les bains tièdes sont très utiles au point de vue de la simple hygiène et de la propreté. Ils le sont aussi au point de vue de Tentralnement, car il peut arriver qu'après des exercices gymnastiques on se sente peu en train et mal disposé à prendre une douche ; on sent que la réaction ne sera pas bonne. On peut alors remplacer l'eau froide par le bain chaud qui est agréable, délasse le corps et nettoie la peau en ramollissant Tépiderme dont les parties superficielles s'enlèvent ensuite par un frottement un peu rude ou la friction savonneuse.

La durée de ce bain doit toujours être courte, environ 10 à 15 minutes; il ne faut pas imiter lexemple de certaines personnes qui, allant rarement au bain, se

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croient forcées de rester une heure et quelquefois plus dans Teau chaude. Elles sortent de là macérées, fatiguées pour le reste de la journée et ne cessent de répéter que « leau leur est contraire ».

Le bain simple, dit de propreté, peut varier, quant à sa température, de 22'' à Sô''.

On ne devra pas en abuser, car on doit toij^ours se rappeler que l'hydrothérapie chaude est déprimante, tandis qu'au contraire Thydrothérapie froide est tonifiante. Mais il est indispensable, pour se bien porter, de faire des ablutions fréquentes. « Ce n'est pas notre linge, mais notre peau qu'il faut envoyer au bain ».

A ce point de vue, les anciens nous ont donné l'exemple.

Chez eux, « tes thermes » étaient fréquentés par tous les citoyens, et chez les Romains, pour une somme insignifiante « dix centimes », on pouvait prendre un bain.

Les personnes riches avaient dans leur maison des salles de bains très bien aménagées, et l'histoire nous rapporte que Cicéron se baignait tous les jours dans l'intérieur de son palais où il avait fait construire des salles de bains dont le luxe et la magnificence dépassaient tout ce qu'on pouvait imaginer.

De nos jours, encore, les bains sont peu fréquentés par le peuple; dans nos petites cités, dans nos campagnes, cet usage de l'eau, même tiède, en ablutions, est presque inconnu. Personne ne songe à réserver un coin de sa maison à la salle de bains.

D'ailleurs, cette crainte de Teau froide s'étant transmise depuis bien des générations, arrive par le fait de l'etavisnie à être profondément enracinée. J'ai souvent pu m'en convaincre, lorsque j'ai essayé de faire adopter mes bains froids l'hiver. Pour tous, mon exemple n'était qu'une exception, et c'est grâce, dit-on, à une constitution spéciale que je peux résister à leur emploi

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quotidien! Cependant, il m'est arrivé de décider, pendant la moiss<m, api^ès des journées écrasantes de fatigue, de décider, dis-je, quelques-uns de nos métayers ou domestiques, à imiter mon exemple et à se plonger tout suants dans la rivière. Ils ont tous reconnu que leur fatigue disparaissait aussitôt et ceux qui ont l^ersévéré avaient une mine fière qui faisait contraste avec l'air exténué et languissant des autres.

Il est À remarquer encore que lalcoolique, le fumeur, se baignent peu souvent.

Rarement aussi voit-on un «ujet qui se livre à de« excès vénériens, fréquenter les gymnases ou le^ sall«« de douche.

Ettive sèche, — C'est un espace fermé et sillonné par de nombreux tuyaux où circule sans s*en échapper de la vapeur d eau qui dessèche Tair ambiant et augmente sa température qui varie de 35 à 75 degrés.

Comme dans Tentralnement on ne cherche que TeiTet sudorifique, il est inutile de dépasser 45 degrés. Sitôt que le corps est couvert de sueur, on va sous la douche ou davt» la piscine.

Da«s Tétuve sèche, le pouls devient plus fréquent, la température augmente de 1 à 2 degrés.

Bains de vapeur. — Dans le bain de vapeur, c'est la vapeur elle-même, chargée de principes aromatiques, qu'on fait pénétrer dans un espace clos.

On supporte moins bien une température élevée dans le bain de vapeur que dans Tétuve sèche. Les peuples du Nord arrivent à pouvoir demeurer dans des étuves humides à 75 degrés. Lorsqu'on ne cherche qu*à provoquer la sueur, le bain de vapeur de 36 k 40degrés est suffisant.

!1 n'est pas utile d*y séjourner plus d'une heure.

On termine, comme après Tétuve sèche, par la douche ou la piscine.

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Les bains tares, les bains russes ne sont que des combinaisons de Tétave humide ou sèche, avec les aifusions d'eau froide, le massage, la flagellation, les frictions, lepilation, etc.

Pour prendre avec efficacité un bain de vapeur, on doit se rendre d*abord à Tétuve sèche et y demeurer jusqu*à ce que la sudation soit complète. Aussitôt que la sueur inonde tout le corps, on se place sous la douche froide en pluie ; puis on dirige un fort jet de lance pendant quelques instants sur les muscles et les articulations; ensuite on se remet sous la douche en pluie ou on se jette dans la piscine. On revient alors à Tétuve sèche pour en ressortir bientôt et se lotionner encore. Enfin on entre à Tétuve à vapeur où le plus souvent une friction savonneuse est faite avec le gant en crin. Après la friction, on revient sous la douche pour se débarrasser du savon, on s'essuie, on se frotte à Talcool parfumé et le bain est fini. On a comme le sentiment d'être régénéré.

11 existe à Paris de nombreux établissements de bains de vapeur montés avec plus ou moins de richesse et où Ton trouve des étuves, des piscines, des douches, etc. Le plus renommé est le grand Hammam de la rue des Mathurins dont le luxe rappelle jusqu'à un certain point la magnificence des anciens thermes romains.

Bains de mer. — Le bain de mer agit comme le bain froid ordinaire, mais la réaction s*y fait mieux sentir à cause de la densité de Teau et du mouvement de la lame.

Les bains de mer se prennent de préférence le matin entre neuf heures et midi et le soir entre trois et cinq heures.

Gomme toujours, il ne faut pas avoir froid avant d'y entrer; ne rester que dix ou quinze minutes dedans et, en sortant, prendre un bain de pieds chaud.

Dans Fentraînement gymnastique et sportif que je

DE l'hydrothérapie

préconise, rimmersion et la douche ne sont pas les seules pratiques balnéatoires auxquelles on doive se soumettre pour tonifier les muscles et débarrasser l'organisme de la graisse inutile. Il faut encore, comme nous l'avons vu, user d'autres moyens tels que bains tièdes, bains d'étuve, bains de vapeur, que nous venons de décrire sommairement.

Pour procéder avec méthode, on peut prendre deux fois par semaine un bain simple ou additionné de sel de Pennés, d'une température de 30 degrés et d'une durée de dix minutes. Puis, tous les quinze jours, un bain de vapeur. Les douches peuvent être prises tous les deux jours.

Voici un tableau comparatif de la température de Tair et de Teau de la rivière dans laquelle je me baignais pendant le mois de janvier 1899 :

Température de l'air

Tempentiire de l'eau

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