Prolongement longeant la petite courbure. — 2, Pylore
auteurs ne sont pas le fait d'examens incomplets. Je ne serais pas éloigné de le croire, car du jour où j'ai orienté mes recherches dans lesens que je viens d'indiquer, les cas où j'ai trouvé des ganglions indemnes sont devenus de moins en moins nombreux.
Certaines variétés histologiques prédisposent-elles plus que d’autres à l'infection ganglionnaire ? Mes examens ne sontpas encore assez nombreux pour que je puisse donner une réponse ferme à cette question. Tous les cancers de l'estomac tendent à envahir plus ou moins rapidement l’appareil lymphatique. Les épithéliomas, à évolution purement cavitaire, comme les épithéliomas pédiculés de la ves-
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sie ou les épithéliomas villeux du gros intestin, n existent pour ainsi dire pas au niveau de l'estomac ; or, seule cette variété pourrait respecter, pendant un temps plusou moins long, les ganglions lymphatiques. Entre les diverses variétés de cancer de l'estomac, il n’y a donc qu'une différence de degré dans l'intensité de l'infection lymphatique. Il résulte de mes examens que ce sont les formes squirrheuses qui présentent à ce point de vue la moins grande malignité. C’est là d’ail-
leurs une notion classique.
État des lymphatiques afférents. — [l y a un grand intérêt pratique à connaître l'état des troncs lymphatiques afférents des ganglions infectés (1). Les difficultés techniques rendent ce point difficile à préciser. Je n'ai pu utiliser dans cette recherche que ceux de mes ganglions qui avaient été inclus avec l’atmosphère cellulo-adipeuse périganglionnaire. Lorsque cette enveloppe graisseuse est bien conservée, la coupe intéresse toujours plusieurs des lymphatiques afférents qui sont sectionnés sous une incidence variable plus ou moins près du gan-* glion. On peut même voir souvent un ou plusieurs de ces troncs s’aboucher dans le sinus sous-capsulaire. Dans près de lamoilié des cas,j’ai trouvé des lésions de ces lymphatiques afférents. J'ai d’ailleurs rencontré tous les intermédiaires entre les cas où le lymphatique ne contient que quelques rares cellules épithéliales, formant embolies, jusqu'à ceux où il y a thrombose complète de tout le vaisseau. D'une façon générale, l’état des lymphatiques afférents était en rapport avec le degré plus ou moins avancé de l’envahissement des ganglions dont ils étaient tributaires. Mais cette règle comporte des exceptions et j'ai vu des cas où malgré des lésions extrêmement marquées des troncs lymphatiques de la petite courbure, les ganglions présentaient des altérations légères (2).
(1) L'état des lymphatiques afférents des ganglions envahis.a suscité un grand nombre de recherches. On les a trouvés tantôt sains, tantôt envahis. On trouvera dans les mémoires déjà cités de HEIDENHAIN, de PÉTRICK et de GOLDMANN l’indication des principaux travaux parus sur cette question.
(2) Virchow a, depuis longtemps, signalé la possibilité de ce contraste entre l’intensité des lésions des lymphatiques afférents et l'absence de foyers métastatiques. « Gerade in ausgezeichneten Fälle von Venen oder Lymphgefässekrebs finden sich gar keine oder sehr wenige und kleine metastatische Knoten.. » (Cité par GOLDMANNX. Loc. cit.)