‹ De L'Envahissement Du Système Lymphatique Dans Le Cancer De L'Estomac Et De Ses Conséquences ChirurgicalesChapitre 7 sur 43 · ER C · texte numérisé non relu

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sante précision. Pour des raisons que j'ai déjà indiquées la méthode de Gerota se prête beaucoup mieux'que le mercure à cette délimitation. ô

Ces territoires sont au nombre de trois et répondent aux trois groupes des collecteurs que nous avons décrits. (Voy. fig. 4 et 5.)

Le territoire des collecteurs de la petite courbure est séparé des deux autres par une ligne qui commence un peu à gauche du cardia et court sur les faces de l’estomac en suivant un trajet sensiblement parallèle à la grande courbure.

Mais cette ligne de partage de la lymphe, si l’on peut ainsi parler, est beaucoup plus rapprochée de la grande courbure que dela petite. On peut admettre approximativement qu'elle laisse au-dessous d’elle un tiers seulement de ‘la surface de l'organe. Il importe cependant de remarquer qu’au niveau de la région pylorique, cette ligne tend à

Fi. 5. — Territoires lymphatiques de l’estomac.

1, Courant coronaire ou courant principal. — 2. Courant gastro-épiploïque droit. — 3. Courant splénique.

se relever et à se placer à égale distance de la grande et de la petite courbure.

La limite desterritoires des collecteurs du deuxième et du troisième groupe est plus difficile à préciser ; elleest, d’ailleurs, sans grand intérêt pratique. Elle répond ordinairement à la jonction de la partie horizontale et de la partie verticale de la grande courbure.

Cette systématisation est identique sur les deux faces de l'organe

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et s'applique aussi bien aux lymphatiques de la muqueuse qu'aux lymphatiques musculo-séreux .”

Il ,résulte de cette description que le plus étendu et le plus important des trois territoires lymphatiques de l'estomac est celui des collecteurs de la petite courbure ; l’ensemble de ces collecteurs représente la voie lymphatique principale. — Les collecteurs des deux autresgroupes ne représentent que des voies accessoires.

Ces particularités de la disposition des lymphatiques gastriques n’ont guère attiré jusqu'ici l'attention des auteurs. Cette tendance du courant lymphatique à se porter vers la petite courbure n’est expressément signalée, à ma connaissance, que dans le très intéressant mémoire que Most vient de publier sur les lymphatiques de l’estomac. Dans ce mémoire, Most s'exprime en ces termes : (1) « Die Hauptrichtung der Injectionsmasseund so wohlauch des Lymphstromes zieht beim menschlichen Magen nach der kleinen Curvatur hin und zwar in schräger Richtung nach links und oben zu Drüsen welche den Vasa coronaria sinistra.. anliegen... » Il est intéressant de remarquer cependant que Mascagni (2) ne figure que les lymphatiques de la petite courbure. Lorsqu'on songe combien les planches de cet auteur sont ordinairement exactes et complètes, on ne peut s'empêcher de trouver que cette lacune constitue comme une sorte de démonstration involontaire de ce fait que le grand courant lymphatique de l'estomac se dirige vers le pédicule cordnaire.

Cette notion des territoires lymphatiques a une grande importance pratique. Ilest, en effet, bien démontré que les processus néoplasiques exagèrent en quelque sorte l'autonomie de ces territoires et accusent la prédominence normale de certains d’entre eux. Encore que toutes les voies Iÿmphatiques d’un organe donnéleursoientthéoriquement ouvertes, les embolies néoplasiques choisissent la voie la plus large avec un exclusivisme vraiment remarquable. 1] serait facile de multiplier les exemples. L'existence de lymphatiques, allant de la glande mammaire aux ganglions rétro-sternaux, est parfaitement démontrée

(1) Most. Loc. cit, p.176.

(2) MASCAGNI. Vusorum lymphaticorum corporis kumani historia et ichonographia . Senis. MDCCLXXX VII, p. 49 et Tabl, 18.

au point de vue anatomique. Et pourtant, cette voie accessoire est aussi rarement envahie que l’est fréquemment la voie axillaire. Des lymphatiques, suivant le ligament rond, vont de l'utérus aux ganglions inguinaux. Les observations d'adénite inguinale au cours des néoplasmes du corps utérin sont cependant exceptionnelles.

Il est vrai qu'au niveau de l'estomac l'inégalité des territoires est loin d'être aussi marquée que dans les exemples que nous venons de citer. Aussi bien, l’envahissement des voies accessoires et plus particulièrement de la voie sous-pylorique est-il relativement fréquent. Mais nous n’en verrons pas moins la plupart des néoplasmes du corps de l'estomac et de la zone pylorique déterminer ordinairement des lésions plus précoces et plus intenses du côté de l'appareil lymphatique de la petite courbure.

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