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CHAPITRE VII

Pronostic.

Deux problèmes se présentent à nous dans cette question du pronostic :

1° L’épididymite tertiaire est-elle un symptôme de syphilis grave ?

2° Comme affection locale est-elle d'un pronostic fâcheux et peut-elle compromettre la fonction génitale ?

1° Les observations I et II où nous voyons coïncider l'épididymite avec des manifestations tertiaires graves, ostéomyélite gommeuse, syphilose pulmonaire, et l’observation IV où l’épididymite apparaît dix-huit mois après l'accident primitif avec une gomme à la joue gauche, sembleraient devoir nous autoriser à résoudre par l'affirmative le premier de ces deux problèmes.

Evidemment une syphilis tertiaire maligne peut très bien parmi ses multiples manifestations provoquer une épididymite, Un malade atteint de cette localisation est toujours menacé d’une manifestation viscérale plus grave

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intéressant soit le cerveau, soit le poumon ou le foie. Mais si le terrain est préparé, si l’épididyme rendu plus vulnérable par une altération morbide antérieure (blennorragie ou traumatisme) se défend mal, la localisation se déclare sans que pour cela le virus syphilitique soit très actif. Aussi, n’avons-nous pas le droit de conclure, en cas d’épididymite tertiaire, à la malignité de la syphilis.

‘ 2° Comme affection locale, l’épididymite tertiaire est incontestablement d’un pronostic bénin.

Le produit de l’éjaculation n’ayant été analysé dans aucun des cas que nous avons rapportés, nous ne pouvons pas affirmer que le canal épididymaire retrouve sa perméabilité après disparition de linfiltration qui obstruait sa lumière ou comprimait ses parois.

Cependant, si la facilité de résolution par le traitement west pas une garantie suffisante, qu’il nous suffise de rappeler que dans les observations citées plus haut, laffection était toujours unilatérale. Dès lors, la perméabilité de l’organe resté sain assurera la conservation des fonctions génitales.

La restitutio ad integrum pourra-t-elle être obtenue dans tous les cas ? À cela nous répondrons : oui, clinique-

ment, et à la condition d’intervenir à temps. Cest ce que nous observons dans la majorité des cas, lorsque le traitement a été institué au début de l’épididymite.

D'un autre côté nous avons noté également dans certains cas la persistance d’un petit nodule scléreux malgré un traitement énergique et longtemps suivi.

Sans nul doute, lorsque la cicatrice qui succède à la gomme a cessé d’être une lésion syphilitique pour davanir un tissu scléreux et cicatriciel banal, on n’a plus à

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