‹ De l'Épididymite syphilitique: tertiaireChapitre 25 sur 26 · LAS NES · texte numérisé non relu

LAS NES

Les injections mercurielles hypodermiques ne nous paraissent pas indiquées dans le traitement de la lésion tertiaire qui nous occupe. Leur cause d’ailleurs a été magistralement jugée par M. le professeur Augagneur dans un rapport présenté à la Société de dermatologie et desyphiligraphie (séance du 2 août 1894.) Nous inclinant devant la compétence du maitre lyonnais, nous reproduisons ici ses propres conclusions sur ce sujet :

« 1° L’emploi des injections mercurieles dans le traitement de la syphilis doit être réservé à des cas exceptionnels, en raison des inconvénients et des dangers auxquels il expose ;

« 2° Si, dans un cas de syphilis cérébrale, l'indication paraît extrèmement pressante, on peut d'emblée employer les injections ;

« 3° Dans les cas ou cette urgence d’un traitement immédiat n’est pas démontrée, les injections ne doivent être employées que si les frictions ont échoué. »

Le traitement local n’a pas grande importance. Tout au plus, dans les formes douloureuses, devra-t-on pres-, crire Le repos au lit. Néanmoins, le port d’un suspensoir nous paraît indispensable dans tous les cas.

Enfin, n'oublions pas que parfois les toniques et les reconstituants trouvent tout naturellement leur indication, lorsque, comme dans l’observation IT qui nous est personnelle, l'organisme du malade est plus ou moins débilité par les multiples assauts de la diathèse.

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