‹ De L'Épilepsie CardiaqueChapitre 18 sur 25 · ART · texte numérisé non relu

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allongement de P. R. (qui correspond à l'intervalle a. c. des phlébogrammes) parfois même aucune modification appréciable des courbes.

Ces formes paroxystiques de la bradycardie septale sont particulièrement redoutables etil est vraisemblable qu’un certain nombre de cas de mort subite inexpliqués doivent leur être imputés (Vaquez et Donzelot).

M. Donzelot a rapporté le cas d’un malade amené à l'Hôpital en état de mal épileptique provoqué par des arrêts prolongés et répétés des ventricules et qui, au cours d’une période d'amélioration avec disparition des crises, présentait un simple allongement de P. R. de 20/100” à l’électro-cardiogramme.

Dans une étude électro-cardiographique de 32 cas de bloc, Paul Veil et Codina ont également décrit des blocs frustes uniquement décelables par un allongement de P. R. avec ou sans altération des complexes ventriculaires et un cas ne se caractérisant par aucun signe électrocardiographique, malgré une scène clinique type de Stokes Adams.

On conçoit l'importance pratique de la connaissance de ces faits.

Elle permet d'éviter l'erreur regrettable qui consiste à éliminer, a priori, l'hypothèse d’un syndrome d'Adams Stokes chez un malade qui n’en présente que jes: signes nerveux ei dont le pouls et l’électrocardiogramme sont normaux au moment de l’examen.

Puisqu’il est acquis, d’une part, que ces malades

font leurs accidents nerveux au moment précis de la pause .ventriculaire due à un bloe partiel ou total réalisé sous l'influence de causes impossibles à déterminer exactement.

Que, d'autre part, la crise étant passée on peut ne constater chez ces sujets aucun trouble du rythme souvent même un électrocardiogramme normal ou montrant un simple allongement de P. R., ; il est permis de se demander si l’on ne pourrait pas rapporter plus d’épilepsie ou accidents épileptiformes tardifs à un blocage partiel du faisceau de His ou de l’une de ses branches.

Et il serait désirable que les malades atteints ou non d'affections cardiovasculaires (qu’il s'agisse d’une lésion décompensée ou d’un très léger état d’insuflisance cardiaque) et qui présentent des troubles nerveux à classer dans l’épilepsie ou ses équivalents, soient suivis de près au point de vue de leurs courbes électro-cardiographiques.

M. Donzelot a recommandé de ne pas se laisser décourager par un ou deux examens négatifs ; il insiste sur la nécessité de répéter les électrocardiogrammes ; un examen ultérieur pouvant déceler soit un allongement pathologique de P. R.,soit un trouble du complexus ventriculaire.

Ce syndrome, s’il se rencontre plus spécialement: dans la 2° partie de l'existence et chez les vieillards, peut aussi s’observer chez l'enfant et l'adolescent. De nombreux auteurs Anglo-Américains ont apporté des

observations de bloc à leurs archives de pédiatrie. En particulier Mariano Castex,de Buenos-Ayres et ses élèves qui ont décrit les formes paroxystiques du syndrome chez des enfants ayant, habituellement, un pouls normal et présentant, à intervalles variables, des crises syncopales ou épileptiformes avec ralentissement du pouls.

L'épilepsie dans les autres troubles du rythme

A côlé du syndrome de Stokes Adams, Dumas a pro posé de classer dans les causes de certains accidents syncopaux ou épileptiformes d’autres troubles du rythme.

Quelques auteurs ont, en effet, décrit de grandes crises d’épilepsie tardive (Gelineau, Debove, Bonivento) ou des attaques épileptiformes (Clarke) au cours d'accès de tachy-arythmie.

Dans ce cas, le cœur, surmené, ne suffit plus à sa tàche et, comme dans le cas d'arrêt ventriculaire, la circulation cérébrale en souffre, Mais, le plus souvent, les extrasvstoles n'ont qu’un rôle de déclenchement vis-àvis d'un blocage en imminence (dù à des troubles de conductibilité restés latents jusqu'alors (Dumas).

L'épilepsie dans l'hypertension aiguë

C'est également la théorie de l’anémie cérébrale par spasme vasculaire que l’on peut invoquer dans les manifestations épileptiques de l'hypertension aiguë,

AuP* Vaquezrevientle mérite d’avoir dégagé ces crises convulsives dans l’éclampsie, l’encéphalopathie saturnine, la sclérose rénale ; de les avoir identifiées et réunies dans une pathogénie commune qui est l'élévation subite et excessive de la tension artérielle.

ILs’agit, la plupart du temps, de grandes attaques de haut-mal, très graves, elles peuvent être le présage d'accidents mortels. Cependant, leur pronostic diffère selon que l'accès reste solitaire, que le régime et le traitetement semblent prévenir l'apparition d’accès semblables. =

De même, si cette hypertension paroxystique ne se greffe pas sur un fond permanent d’hypertension, le pronostic semble meilleur.

Mais si l'amélioration est lente à survenir, le malade restant obnubilé, et surtout si les crises se répètent amenant un coma permanent,la T. A. restant élevée, la mort peut survenir à brève échéance par épuisement nerveux ou par rupture vasculaire importante.

C’est ce tableau du grand accès convulsif que l'on voit apparaître chez l’éclamptique, le saturnin, chez des sujets que l’on considérait autrefois comme des brightiques et chez lesquels on subordonne aujourd’hui la lésion rénale à l’altération ou au déséquilibre vasculaire(Vaquez, Laubry),

Ici, le diagnostic est basé sur la T. A. Très élevée dans les crises d’hypertension aiguë, peu ou pas modifiée chez les épileptiques essentiels en état de crise (tout en considérant bien que le signe de la T. A. n’a, lui aussi qu’une valeur relative, l’élément mécanique et vascu-

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