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Et, pour ces auteurs, les lésions occasionnées dériveraient des lésions athéromateuses, les troubles circulatoires ayant le premier rôle dans le déterminisme des phénomènes convulsifs.
Les infections, les intoxicalions étant les facteurs habituels de l’athérome, iL est certain que si la syphilis, l'alcool par exemple agissent directement sur les cellules nerveuses par l’intoxication de l'organisme, ils agiront aussi indirectement et peut-être plus longtemps par intermédiaire de l’athérome qu’ils auront créé.
L’artério-sclérose peut-elle être la source de lésions propres à l’épilepsie? ou bien les conditions circulatoires qu’elle entraîne peuvent-elles être suffisantes pour amener l’apparition de la névrose comiliale ?
Au point de vue pathogénique, s'agit-il de phénomènes toxiques relevant également de l’athérome et pouvantagir en modifiant la circulation cérébrale (forme rénale de Schupfer) ?
S'agit-il, au contraire, de simples phénomènes mécaniques, comme certains auteurs l’ont pensé à la suite de convulsions apparues après compression des carotides chez des artério-scléreux, alors que la même expérience était négative chez des sujets jeunes (Küsmaül Naunyn) ?
Mais il semble difficile de tirer parti de cette argumentation, puisque Alexander avait proposé une thérapeutique de l’épilepsie en 1892 par la ligature des artères vertébrales (laquelle, si elle n’a pas confirmé les résultats qu’on en attendait n’a donné aucun mécompte à son expérimentaleur (aucune aggravation).
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Au sujet des lésions provoquées par l’athérome, Schupfer avait invoqué l’ischémie partielle : embolie, thrombose ou artério-sclérose des artères intracérébrales, par les constatations suivantes :
a) les artères scléreuses des branches secondaires de l'artère de Sylvius sont presque toujours symétriques ; . belles intéressent seulement la région motrice et les régions avoisinantes ;
c) les convulsions qui s’ensuivent seront donc généralisées et d'ordre cortical.
Or, une insuffisance fonctionnelle du cœur pourra produire ces convulsions, car il sera difficile à un cœur affaibli de vaincre la rigidité des petites artères.
En résumé, une lésion du cœur et la sclérose des vaisseaux secondaires de l'artère de Sylvius amèneraient une anémie grave épileptogène du cerveau, mais Schupier pensait qu'il faut toujours y adjoindre des lésions du sympathique sans qu’on puisse dire comment ni dans quelle mesure cette action se produit.
L’artério-sclérose pouvant également ne pas être suffisante à elle seule, mais la cause occasionnelle qui réveille la lésion dégénéralive compensée ou latente.
Actuellement, ces considérations s’enrichissent de la . description du cerveau sénile (Pierre Marie et Léri), de même qu’elles ont bénéficié de l’étude de Grasset, Anglade et Jacquin, sur les cérébro-scléroses Jlacunaires?
Certains cas ont probablement pour cause ces lésions très fines des centres encéphaliques consistant principalement en des altérations histologiques des éléments
nerveux et de la névrologie (Pierre Marie, Léri) ;,ces auteurs incriminaient ;
&) pour une part, une sorte de désintégration de ces éléments déterminés par les progrès de l’âge et les troubles de nutrition qui en sont la conséquence ;
b) quelquefois, des lésions dues à l'alcoolisme, ou
c) dans certains cas, la lésion chronique d’un organe des sens;
d) enfin, les cas consécutifs aux lésions en foyer de l’encéphale, particulièrement fréquentes dans l’âge avancé.
Reprenant la genèse de l’épilepsie et les conceptions de Grasset sur les cérébro-scléroses lacunaires ; Anglade et Jacquin ont appporté le résultat de leurs recherches anatomo-pathologiques dans plusieurs cas d’épilepsie tardive avec lésion cardio-vasculaire. ;
Ils ont trouvé, à plusieurs reprises, des lacunes cérébrales et cérébelleuses, prenant parfois aspect de grand foyer de ramollissement.
Au microscope, c’est l’association au processus d’encéphalite scléreuse à tendance atrophique (rencontré souvent dans l’épilepsie dite essentielle) d’un processus de cérébro sclérose lacunaire, les lacunes corticales pouvant déterminer, selon leur localisation, des convulsions ou de la démence; processus dont la nature artério-scléreuse ne saurait être contestée.
Envisageant également l'association si remarquable aux lésions cérébrales des lésions cardio-vasculaires, ils pensent à l’évolution parallèle du processus artérioscléreux dans le cœur, les vaisseaux et le cerveau ; les
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mêmes causes avant produit : les insuffisances valvulaires; les plaques d’athérome sur l'aorte, les vaisseaux basilaires et la sclérose névroglique périvasculaire dans le cerveau.
Mais, dans aucun cas, concluent-ils, l’épilepsie ne se comprendrait sans l'intervention d'une aptitude convulsive héréditaire ou acquise.
Nous voudrions, enfin, signaler la coexistence fréquente de l’artério-sclérose chez des malades atteints de pouls lent permanent. Elle permet de concevoir que chez ces sujets les phénomènes convulsifs seront d’autant plus accusés qu’il pourra s’agir d’une double cause épileptogène ; celle qui est düe à l’arttrio sclérose et, d'autre part, celle qui est liée aux troubles du système génétique.