ÉPILEPSIE PLEURÉTIQUE ET ÉPILEPSIE CARDIAQUE
Parmi les épilepsies tardives, symptomatiques, il n’en est certes pas de mieux décrites et de plus importantes, après l’épilepsie cardiaque, que les granaes crises convulsives d’origine pleurale.
Les pathogénies les plus diverses ont été invoquées à ce sujet et, parmi elles, nous relèverons celles des modifications cireulatoires engendrant secondairement les troubles nerveux.
Le Professeur Jeanselme, en 1898, avait déjà signalé la fréquence des lésions cardiaques constatées à l’autopsie chez les individus ayant succombé à ces accidents, et M. Auboin s'appuyant sur l'existence de ces altérations, plus fréquentes encore lorsqu'on les recherche au microscope, a édifié une théorie cardiaque de ces manifestations nerveuses pleurogènes, accidents protéiformes sans doute, mais très nettement épileptiques dans la plupart des cas.
Sans prendre parti, nous ne voudrions pas rejeler cette hypothèse à priori, mais au contraire, la signaler comme l’une des plus intéressantes à retenir et à es-
sayer d'établir, car on ne peut manquer d’être frappé en dépouillant les observations d’épilepsie pleurale du grand nombre des pleurésies gauches (les 3/4) et de la coexistence, dans certains de ces cas, d’un épanchement : péricardique ; et nous savons, d’autre part, que les lésions du cœur sont assez fréquentes au cours de la pieurésie purulente, en particulier les lésions du péricarde.