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d’une cardiopathie déjà individualisée, de façon à bien faire la part des choses au point de vue de l'origine congestive probable ou anémique des symptômes.
En effet, de l'importance que comporte le diagnostic, résultera la règle à suivre et la thérapeutique : la préférence à prescrire comme toni-cardiaque, l’ouabaïne et le strophantus à la digitale parfois susceptible chez de tels sujets d'augmenter la dissociation auriculoventriculaire et de provoquer ainsi des accidents nerveux graves.
C’est dire que l’on devra examiner tout particulièrement les malades atteints ou non de cardiopathie et présentant de l’épilepsie tardive. On devra suivre leurs tracés électrocardiographiques avec le plus grand soin et ne pas hésiter à les faire répéter au cours d'examens ultérieurs.
De même, pour l'origine congestive de l’épilepsie cardiaque, il Sera toujours très intéressant de faire la part de la stase et de l’auto-intoxication dans la genèse de l’épilepsie ; et lorsqu'on les aura démontrées, le traitement cardiaque devra s'imposer avant tout autre.
Ainsi, par le seul emploi de la digitale et de la caféine, Lemoine, Rosin et de nombreux auteurs ont vu la régression de l’épilepsie suivre l'amélioration du tonus cardiaque ! |
Où pourra aussi chercher à améliorer les sujets atteints d’arythmie en tentant la régularisation de celleci, comme chez une malade de notre Maître, le D' Lian.
La recherche systématique de la T. A. chez les malades en état de mal ou présentant de l’épilepsie tardive,
permettra de rapporter celle-ci à sa cause dans les crises paroxystiques des hypertendus et de la traiter énergiquement ; l'administration des barbyturales devant céder le pas à une abondante saignée et au traitement de l’hypertension aiguë qui suffira le plus souvent à faire sortir le malade de son état de mal.
Lorsqu'on devra invoquer l’artério-sclérose des vaisseaux cérébraux, la thérapeutique sera plus ingrate, mais on essaiera l’action des iodures, de l’iode et de ses dérivés, ainsi que les préperat'cn, citratées et les silicates qui sont le traitement de base de tout artério-scléreux.
Enfin, si la cause déchaïnante fait l’objet de nos soins, nous n’oublierons pas, nou plus, le traitement symptomatique des conv :Isions et nous associerons la médication spécifique de l’épilepsie.
Autrefois, un diagnostic d’épilepsie cardiaque importait aussi à ce sujet, car on tenait compte du facteur dépressif des bromures, en particulier du K Br. et l’on recommandait de n’employer que Na Br. à faible dose.
Aujourd'hui que l'emploi des dérivés de la malonylu- . rée à considérablement simplifié et amélioré le traitementsympiomatique de l’épilepsie, nous ne manquerons pas d'adjoindre le gardénal à dose faible mais prolongée au traitement hygiénique et thérapeutique dicté par les troubles cardio-vasculaires. ;