‹ De l'équateur à la Méditerranée;Chapitre 17 sur 197 · WI · texte numérisé non relu

WI

Ce point cl lextrémilé Ouest des

montùpics du Fazoglou ....

iftNi

a-is

^'Hl047 0,8.13^ *■"*'

Ce point el le rapide Mahaggar. .

liitt

lââ

Ls rapide Mahaggar et ftossérès .

filU

îtf

Le rapide Ros.sëràs el Sennaar . .

4Hi

Sennaar et Kharloum

am

DÉVELOPPEHENT TOTAL DU NiL

BLEU e

a kilor

ntti'es.

Au cours de la saison sèche, le Ni! bleu est si bas qu'il ne conlient plus assez d'eau pour faire flotter les barques qui font le trafic entre Sennaar et Kbartoum ; mais, lorsque les pluies du Kharif ont commencé de tomber et que l'ardent soleil d'avril fait fondre les ncifjes accumulées aux sommets des plateaux abyssins, les eaux [îPOBsit's du lac Tsana se précipitent dans l'Abaï. Animées d'une vitesse énorme, elle vont s'augmenter, plus loin, des torrents qu'elles reuconlrcnt sur leur passage et roulent dans leurs flots limoneux les rielies alluvions arrachées aux terrains fertiles des montagnes. Emiwrlées

vers le Nord, par les eaux réunies des deux Nils, avec celles déversées par TAtbara, ce sont ces alluvions qui ont formé l'Egypte.

Le Bahr-el-Azrac est alors navigable jusqu'au rapide de Rossérès, à 504 kilomètres de Khartoum. Là, les roches barrent le fleuve et forment un obstacle infranchissable.

Le débit du Nil bleu en pleine crue est de 4,398 môtres cubes par seconde, dépassant quelque peu celui du Nil blanc. A l'étiage, sa portée n'est plus que de 198 mètres cubes. Sa crue se fait sentir, à Khartoum, vingt jours avant celle du fleuve Blanc; elle se produit en juin et juillet et atteint son maximum en août, quelquefois en septembre. Pendant ces deux mois, elle se maintient plus ou moins longtemps et décroît progressivement à partir du 15 au 20 septembre pour arriver à l'étiage en mars. Lorsque la crue est à son maximum, les eaux franchissent les 1,800 kilomètres qui séparent Khartoum d'Assouan en treize jours, avec une vitesse d'environ 150 kilomètres par vingt-quatre heures.

Avant l'insurrection du Mahdy, les mouvements du Nil bleu étaient enregistrés au nilomètre établi k Khartoum, à proximité du palais du gouvernorat général, à 4 kilomètres en amont du confluent. Elles étaient quotidiennement transmises au Caire par le télégraphe. La montée des eaux ne se faisant sentir en Egypte que quarante, trente, vingt et quinze jours après, suivant l'époque, ce délai permettait de parer, dans une certaine mesure, aux conséquences d'une crue excessive ou trop faible.

A Khartoum, la montée moyenne est de 6'",50. La crue de 1877, qui a été si désastreuse pour l'Egypte, ne s'est élevée que de 5™,13 au-dessus de l'étiage; elle a été de 2"s50 inférieure à la crue exceptionnelle de 1878.

Le niveau du fleuve Blanc difl*ère fréquemment de celui du fleuve Bleu; il n'a donc qu'une influence relative sur les indications du nilomètre de Khartoum. Ces dernières, parfois inquiétantes, étaient elles-mômas souvent corrigées par celles émanant du nilomètre de BerbiTe, où le Nil proprement dit atteint et dépasse la cote des crues normales lorsque les apports de l'Atbara sont suffisamment abondants.

Les eaux commencent à rougir au début de la crue, elles prennent une teinte plus foncée au fur et à mesure que leur niveau s'élève. Mais, à l'étiage, elles sont d'une transparence presque complète que la réflexion d'un ciel sans nuage fait paraître azurée, d'où vient le nom de « Bleu » donné k ce grand tronçon du Nil.

CD

ce

u ■es

fis

^^.'îi

ht-..

OCi

"^■Ji

CsJ CVÎ k; i4 <S ^ ^ N '^ S 'N «N «N

^, Vi ^N ^ ^ ;4 ^ «d «C Kf K ^

Os •*

Page 1