POIDS — MESURES — MONNAIES
Les poids et mesures en usage au Soudan sont les mêmes qu'en Egypte, sauf en ce qui œncerne le poids conventionnel connu sous le nom de hemleh et les mesures de superficie. Le hemleh, ou charge de chameau, pèse, comme en Egypte, 200 okes (247 kilos 184), mais il équivaut, comme mesure de capacité, à 2 ardebs et demi et se subdivise alors en rah et en rigah.
i hemleh = 4 rah =: 20 rigah.
On ne se sert toutefois de cette équivalence qu'en ce qui concerne la transformation des charges des chameaux en ardebs à transporter par barques (1), c'est-à-dire que 20, 30, 40 ou 50 hemlehs exigent une barque de 50, 75, 100 ou 125 ardebs de tonnage.
L'unité agraire officielle est l'ancien feddan d'Egypte de 400 kassabas carrées, soit 5,041 mètres carrés, au lieu de 333 1/3 kassabas carrées, soit 4,200 mètres carrés; mais les mesures de longueur en usage dans le pays sont :
Le bah ou brasse = i^JTS, Le habel ou corde = 35'n,500.
La gaada est l'unité de superficie; elle est égale à 3 feddans de 400 kassabas carrées, soit 15123 mètres carrés.
1 gaada = 12 habels carrés = 48 bah carrés.
Les monnaies d'or sont la livre égyptienne et la livre sterling; cette dernière était la plus commune avant les événements. Le talari, ou thaler égyptien, était la seule monnaie d'argent ayant cours; il était fictivement divisé en piastres marchandes (guerche tugar).
1 liv. ég. = Fr. 25 920 = Talaris 6 154 = Piastres march. 123 13
1 liv. st. =1: 25 275 = » 6 » r= • 120 »
1 talari = 4 115 = = » 20 »
1 piastre marchande = Fr. 0 2057 — Liv. ég. 0 081
(1) Le tonnage des barques est calculé en ardebs, au Soudan comme en Ég>'ple; 1 ardeb = 197 litres 747.
Les insurgés mahdistes ont supprimé les monnaies en cours lorsqu'ils se sont emparés du pays et les ont remplacées par des coins d or et d'argent portant toujours le « toghrat » ou chiffre du sultan, mais accompagné de ces mots min amr el Mahdy, c'est-à-dire frappé par ordre du Mahdy. Un petit nombre de ces pièces est parvenu en Egypte; leur examen a démontré qu'elles étaient fondues et non frappées et qu'elles étaient ensuite assez grossièrement retouchées au burin. Les monnaies d'or mahdistes sont exemptes d'alliages.