Taon
Handouk . . . .
DISTANCES
de
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kilora.
348 Vi
kilom.
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RESSOURCES EN EAU
Large et profond, peut alimenter 100 personnes et 100 bétes de somme.
Étroits et profonds de 12 à 15 mùlres; peuvent fournir de l'eau à 400 personnes et à leurs montures.
Étroits et profonds de 12 à 15 mètres; peuvent fournir de Teau à 400 personnes et à leurs montures.
Ces cinq puits peuvent alimenter 400 hommes et leurs montures.
600 hommes avec chevaux ou dromadaires.
Un puits est comblé, Tautre se remplit lentement et ne fournit que peu d'eau; elle est de bonne qualité.
Ce sont trois excavations creusées dans le lit d'un torrent. Peu profondes, elles sont à sec avant d'avoir fourni de l'eau pour 200 hommes.
Peuvent alimenter 250 hommes et leurs montures.
Quatre de ces puits donnent de l'eau noirâtre et un seul de l'eau potable.
Lorsqu'on quitte Berbère pour gagner Souakin, on a bientôt dépassé la limite de l'étroite bande de terrains nilotiques en bordure du Nil. On s'engage ensuite presque immédiatement dans une plaine, qui, suivant le profil du bassin, se relève en pente douce dans la direction de l'Est, jusqu'à ce que, après 17 kilomètres, on ait atteint le puits Mahobé. Plus loin suivit, au milieu de la plaine, une espèce d'obélisque naturel, l'Abou-Odfa, énorme bloc isolé de grès quartzeux formé de strates horizontales de densités différentes. La base du bloc, délitée et rongée par l'humidité et par les sables, sous l'action tour-
billonnante des vents, est plus étroite que le sommet (jui semble couronné d'une table en surplond).
La plaine continue toujours dénudée; elle devient ensuite pierreuse dans les environs du Iferemit, haute colline de 300 mètres, solitaire comme l'Abou-Odfa et qui serl, cx)mme lui, de point de repère aux voyageurs. Au delà, les terrains s'abaissent légèrement et conduisent à TAbou-Kolod, dépression que l'on a supposé, à tort, être en contrebas du niveau du Nil à Berbère, et où les eaux s'amoncellent, après les pluies, dans le sous-sol. Elles doivent y séjourner longtemps si l'on en juge par le fond toujours verdoyant de l'Aliou-Kolod, même pendant les sécheresses complètes qui se renouvellent parfois plusieurs années de suite.
Ce fond herbeux contraste avec les dunes d'0-Hahek, dans lesquelles on entre à 99 kilomètres de Berbère. Les sables produits par la désagrégation des rochers se sont déplacés, suivant la direction du vent, et accumulés à 0-Bahek en dunes libres courant du Nord au Sud. Sur une largeur de 8 kilomètres, elles s'élèvent jusqu'à 35 mètres au-dessus du niveau général environnant; elles conslituent des talus mamelonnés qui se marient en courbes gracieuses aux sables plus grossiers de la base et cheminent çà et là. Toutes sont en forme de croissant, tournant leurs cornes vers le Sud, sous l'inlluence du vent du Nord qui domine. Les puits d'0-Bahek, au nonjbre de trente, ont été creusés à une profondeur de 12 à 15 mètres. La dislance (pii les sépare de Mahobé est une des plus longues que l'on doive parcourir, dans ce qu'il est convenu d'api)eler le désert de Souakin, sans qu'il soit possible de renouveler la provision d'eau faite au déj)art.
Par les wady Laemmeb, Eyah-Amid, Baroud et Aréab, on franchit, au sortir des dunes d'0-Bahek, les différents pics qui composent les chaînons les plus à l'Ouest de la chaîne arabique. Le parcours du wady Areab est des plus laborieux : son lit, de 120 niètn^s de largeur, est encaissé dans des beiges de 12 à 16 mètres de hauteur. Ses pentes abruptes sont difficilement franchissables pour les botes de somme; on le rencontre à 180 kilomètres environ de Beil>ère.
Le wady Yunga, le Kokreb, dont le lit a 600 mètres de largeur, ainsi qu'une dépression dans la falaise, permettent de passer du cinquième au quatrième rang de la chaîne qui court à travers cette partie de l'Afrique. Le faîte de partage se trouve entre les wady Ifaratry et Ahmed, c'est-à-dire entre le quatrième et le troisième chaînon. L'Ahmed débouche à 90 kilomètres de Souakin ; il est
limité, au Nord, par l'Okour, mont colossal qui forme un point de repère visible à 30 kilomètres. Dans la vallée se dresse une superbe masse de porphyre, de 300 mètres environ de hauteur, parfaitement homogène et veiné du plus beau rouge antique. Cependant, dans ces parages, une diorite de variétés diverses est la roche dominante ; elle est recouverte d'une strate, tantôt verte, tantôt d'un brun sombre. Cette acrétion superficielle n'a qu'un millimètre d'épaisseur; audessous la diorite est d'un ton clair et mat.
Le wady Ahmed donne accès dans une grande vallée qui semble avoir 15 kilomètres de largeur dans tous les sens et qui sépare le troisième chaînon de l'avant-dernier. Son sol est caillouteux, parsemé de débris divers, de roches cristallines et plus particulièrement porphyriques. A la sortie de la vallée, le chemin serpente au milieu de mamelons formés par des roches amphiboliques de formes écrasées se développant sur une longueur de 4 à 5 kilomètres. Par le wady 0-Mareg, que l'on suit pendant 10 kilomètres environ et dont le lit, bien que tortueux, atteint jusqu'à 3,000 mètres de largeur, on débouche dans la vallée de Sinkat, après avoir contourné les monts Herkaouit. L'énorme lit de l'O-Mareg et les ravins qui affouillent les flancs de la montagne sont les indices de la violence et du volume prodigieux des eaux qui s'accumulent dans ces gorges et se jettent ensuite dans la mer pendant la saison des pluies. La vallée de Sinkat est large d'environ 4 kilomètres ; elle est entourée, de tous côtés, de hautes montagnes qui semblent se relier par de nombreux éperons. Son seul débouché à l'Est est le wady 0-Taon qui conduit, par une plaine en pente douce, traversée par le lit de nombreux torrents, jusqu'aux puits de Haudouk. De ce point, on aperçoit à l'horizon le scintillement des eaux de la mer Rouge et l'on a vite descendu la dernière partie de la rampe qui mène à Souakin, distant de 15 kilomètres à peine. Les caravanes mettent de dix à douze jours pour efiTectuer le parcours entre Berbère et Souakin.