‹ De l'équateur à la Méditerranée;Chapitre 75 sur 197 · BUE · texte numérisé non relu

BUE

P.E.371/ii.'AnDH

P.E. 67 I.-ABDEB

:alcllê A P E. JW

TOTAL

-cr.vNT

fa

Ane. . .

mi

6/îi

fW

Baui:. .

ie/21

Buffle. .

Cliameuu

li-H

Cheval .

7,3:jt

lUU

Mulel. .

fi, 125

ISO

ia/24

La nourriture des bestiaux varie suivant les saisons; ils reçoivent: du 23 avril (15 bamiouda) au H août (5 touta) (1), une demi-ralion composée de paille, de blé et de grains; du 6 août (l" misra) au 23 novembre (lo hatour) (2), une ration entière de paille et de

(i) et (2) Mois cophtes.

grains, et du 23 novembre au 23 avril, une ration complète de bersim vert.

Pendant cette dernière période, qu'ils passent tout entière en pleins champs, les animaux ne reçoivent aucun aliment sec. Passant sans transition de leur nourriture sèche à l'alimentation aqueuse du trèfle, que rien ne vient interrompre pendant plus de quatre mois, exposés pendant ce temps aux brusques variations de l'atmosphère diurne et nocturne, les animaux succombent en grand nombre, sans que, pour cela, on ait jamais songé en Egypte à modifier le régime qu'il est de tradition d'imposer annuellement aux bestiaux.

Dans les exploitations de quelque importance, un certain nombre de feddans sont occupés à la culture du bersim pour la consommation des bestiaux.

Depuis vingt ans, des épizooties, plus fréquentes qu'autrefois, viennent périodiquement décimer les bestiaux et les botes de somme du cultivateur égyptien; elles lui en détruisent chaque fois de vingt à vingt-cinq pour cent. Sans s'arrêter à cette idée que c'est parce que les bêtes sont mal nourries, que les mesures les plus élémentaires de rhygiène sont négligées, qu'il règne partout une malpropreté et un abandon que l'on peut constater aussi bien dans les grandes administrations que dans les exploitations privées, que la mortalité a pris des proportions toujours croissantes, il est permis de se demander s'il ne serait pas possible d'atténuer ces désastres trop fréquents en remplaçant dans les exploitations de quelque importance la presque totalité des bestiaux et une partie des bêtes de somme par des moyens mécaniques .

La vallée du Nil et le Delta sont, par excellence, les contrées où ces moyens pourraient être le plus facilement appliqués. L'horizontalité du sol se prête admirablement à Tinstallation de chemins de fer économiques qu'on pourrait relier au réseau officiel dont ils augmenteraient certainement le trafic. La locomobile à traction, que l'on conduit en Europe par des chemins même fortement accidentés, pourrait être ici largement utilisée pour toutes les opérations relatives à la préparation de la terre.

Chaque fois qu'il est question d'une épizootie, le pauvre fellah, dans la crainte de tout perdre, s'empresse de se débarrasser de son liétail, en le vendant à vil prix; il doit ensuite le remplacer, lorsque le danger est passé, à des prix exorbitants.

NIL, SOLllAN. (ÎGVPT?;

Page 1