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la première a déjà disparu quand l’autre poursuit encore son évolution.
L’éruption peut être plus où moins généralisée. Alors que, dans certains cas, elle n’'occupe que les membres supérieurs et inférieurs et présente à peine quelques papules sur le tronc, on la voit, dans d'autres circonstances, recouvrir le corps tout entier. Gintral (1) cite le fait d’un jeune homme de vingtun an, qui entre à l'hôpital avec de la fièvre, de la céphalalgie, de la prostration et présente sur tout le corps et notamment sur la face, les bras et le tronc des taches, des saillies d’érythèmes papuleux.
Moins généralisé, l’exanthème peut être très confluent en certains points. Le même auteur (2) rapporte l'observation d’une femme de trente-six ans dont la région dorsale des mains et des pieds était tellement couverte de papules que celles-ci se confondaient et ne formaient qu'une tumeur volumineuse, avec chaleur, sensibilité douloureuse et fièvre.
Les premiers symptômes de la période d’éruption sont constitués par l’exagération des phénomènes prodromiques. La céphalalgie devient plus violente. On a des tintements d'oreille, de la photophobie et un peu d’oktusion intellectuelle. À partir de ce moment, la fièvre est établie, le pouls est élevé. Enfin, apparaît une asthénie généraie, une torpeur analogue
à celle de la fièvre typhoïde. Ce symptôme typhique
(1) Pathologie interne, voL 5. « De l’hérythème papuleux. »
'l (2) Loc. cit.
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s’observe presque constamment dans la forme grave de l’érythème. Nous le voyons, en effet, dans toutes les observations que nous avons citées, se montrer, avec plus ou moins d'intensité, quelques jours après le début de la maladie.
Assez semblable à la dépression générale que Fournier (1) a indiquée dans la fièvre syphilitique et a désignée sous le nom de typhose syphilitique, cet état marque l’action nocive d'un sang infecté altérant l’excitabilité des éléments nerveaux. L'anémie produite par la consomption fébrile peut aussi entrer en ligne de cause.
La plupart des auteurs ont signalé l’asthémie, la Stupeur dans cette fièvre exanthématique. Bateman a vu un érythème papuleux, s’accompagnant de symptômes graves et d’une profonde dépression des forces. Dans son traité de clinique médicale, Trousseau, qui a tant insisté sur la spécificité de l’érythème généralisé, cite une observation que nous allons donner tout entière, parce que le caractère typhique de la maladie, y est nettement indiqué.