‹ De l'esclavage [Texte imprimé]Chapitre 2 sur 30 · IX · texte numérisé non relu

IX

de préférence ces écrits sur l’esclavage. Il n’y en a pas qui prêtent à de plus utiles réflexions en un temps, où par toute l’Europe le courant des idées emporte les esprits vers une centralisation exagérée.

La traduction de ce volume a été préparée comme celle du volume précédent, par M. Frank Berlin, professeur au collège Sainte-Barbe. Nous l’avons revue avec un soin extrême, et à trois reprises différentes, non pas que l’exactitude du sens laissât rien à désirer, mais parce que nous aurions voulu que rien ne sentît la traduction, afin de donner à Channing plein droit de cité parmi nous. Ce n’est pas chose facileavec un auteur dont la prose est un peu traînante, aussi on ne se flatte pas d’avoir toujours réussi.

Le prochain volume, qui est sous presse et qui paraîtra au commencement de 1856, contiendra une partie des traités religieux, notamment les discours Sur la liberté religieuse , et Sur t Église ; ce sera une nouvelle occasion de juger ce noble esprit. Le symbole de Channing est celui d’une communion peu nombreuse, mais, par la façon dont il comprend et pratique la parole divine, par son respect de l’âme immortelle, par son amour de Dieu et des hommes, Channing est certainement un des

noms qui font le plus d’honneur au christianisme, et qui montrent le mieux comment l’Évangile, loin d’être épuisé, a des réponses toujours prêtes pour ces grandes questions qui troublent toutes les sociétés, et qui portent dans leur sein l’avenir du monde et de la civilisation.

Page 1