‹ De l'Espagne et de ses chemins de ferChapitre 26 sur 167 · CHEMIN DE FER DE SÉVILLE A CADIX · texte numérisé non relu

CHEMIN DE FER DE SÉVILLE A CADIX

§ 1. — Noms des membres du Conseil d'administration da chemin de fer de Séville à Cadix.— Sa description et sa longueur. — Que le capital et le dividende de ses actions sont garantis par une société financière et par une maison de banque en nom collectif.

La Société du chemin de fer de Séville à Xérès et de Puerto-Real à Cadix a été fondée en 1856. Ses statuts ont été approuvés par décret de la reine d'Espagne, en date du k mars 1857, Sa durée est de quatre-vingt-dix-neuf ans.

Le Conseil d^administration est composé de :

Membres espagnols :

MM. le marquis de Alcanicbs, président; J.-P. Mochada; L. GmLnoVj directeur; F. Santa-Cruz.

Membres français :

MM. Numa Guilhou , représentant légal à Paris; H. DksTREM; Van de Vtnekèlb ; . Erskinb Feaser.

La concession, d'abord de 138 kilomètres, formait une ligne séparée, entre Xérès et Puerlo- Real, par un petit chemin de 27 kilomètres, dit du Trocadéro^ exploité depuis longtemps par une autre Compagnie. Mais celle-ci le vendit en octobre 1860 à la Compagnie de Séville-Cadix ; de sorte que le transport des voyageurs et des marchandises se fait par les mêmes wagons depuis Cadix, le port d'Espagne le plus important sur l'Océan, jusqu'à Séville, l'ancienne capitale de l'Andalousie. Et afin de n'avoir pas d'interruption de la gare de Séville à celle du chemin de cette dernière ville à Cordoue, on va faire un^ raccordement qui portera la longueur totale à 167 kilomètres.

Le capital est de :

1*^ 47,500 actions de 500 fr. ou 1,900 réaux veiHon; soit 28,750,000

2* 50,000 obligations émises en 1859, successivement remboursables à 500 fr. en 47 ans . 11,875,000

3° 50,000 obligations remboursables en 97 ans à 500 fr., émises en 1860 à 250 fr. et rapportant, comme les précédentes, 15 fr. . 12,500,000

Total du capital. . 48,125,000

Le capital-obligations ne dépasse pas en réalité le capital-actions, parce que le gouvernement espagnol a accordé à la ligne de î?uerto-Real à Cadix une subvention de 1,320,000 fr.

Ce chemin s'est trouvé dans une situation

tout exceptionnelle. Au lieu d'être construit avec

les deniers des actionnaires , il la été par la

Compagnie de Crédit en Espagne ; et ce n'est

qu'après sa mise en exploitation que celle-ci a

cédé aux actionnaires, en avril 1860, une partie des actions, soit 20,000 sur 47,500 ; mais sa conviction sur Tavenif de cette affaire est telle qu'elle en a voulu conserver plus de la moitié. Le public français a partagé cette conviction, car la souscription a monté jusqu'à 30,241 actions ; de sorte qu'il y a eu réduction d'environ 35 0/0 sur les demandes.

Les 50,000 obligations mises en souscription en novembre de la même année ont été demandées au nombre de 72,675; mais comme celles de 1 à 10 n'étaient pas réductibles, les souscriptions d'un chiffre plus élevé n'ont obtenu que 10 0/0 de leur demande.

La Compagnie de crédit en Espagne d'une part, et MM. les fils de Guilhou jeune d'autre part, c'est-à-dire solidairement, ont garanti durant cinq ans aux souscripteurs des actions leur capital avec un minimum de 7 fr. 45 c. 0/0 d'intérêt et dividende annuels. Le remboursement au pair des actions, en janvier 1866, aura lieu dans le cas où la totalité des bénéfices réalisés par la Compagnie du chemin de fer n'aurait pas couvert les dividendes ci-dessus énoncés. Ainsi, outre les 205 fr. que

le porteur aura touchés, au minimum, il aura la faculté ou de rentrer dans son capital, ou de conserver son titre définitivement. En cas de fusion avec d'autres Compagnies de chemins de fer, les porteurs auront également la faculté d'exiger le remboursement de leur capital, ou d'accepter ladite fusion. Ils auront trois mois pour l'option.

§ 2. — De la richesse territoriale de rAndalousie» — Réfataiion d'ane objection en. ce qui concerne le voisinage des fleuves. — Des vins et de Thuile de TÂndalousie. — De ses mines de métaux et de ses manafactares. — Détails sur le transit de Cadix à Séville. — De la population ai)dalouse au temps des Maures.

De Séville à Xérès, qui en est distant de 100 kilomètres, on compte à Séville 120,000 habitants, à Alcala 11,000, à Utrera 14,000, à San-Lucar 19,000, à Xérès 80,000.

De Cadix à Porto -Real on compte dans la première ville 75,000 habitants, à San- Fernando 20,000, à Puerto-Real et Santa- Maria 18,000. Les villages, en outre, sont très-nombreux et Irès-peupIés. Voici comment

s'exprime sur ce point Tingénieur de la

Compagnie :

« Le sol de ces provinces réunit les plantes des climats les plus divers, qui y prospèrent presque sans culture. On y récolte de la soie, de rindigo, de la cochenille, du sucre, dii tabac, du miel, des oranges, des dattes, et, en général, des fruits de toute espèce ; mais les trois ' produits les plus importants sont les céréales de toute espèce, l'huile d'olive et les vins les plus variés et les plus renommés. Lés pâturages nourrissent cette magnifique race de chevaux andalous, introduite par lés Arabes, et ces innombrables troupeaux de moutons mérinos qui fournissent la plus belle laine du monde.

» Sous le rapport industriel , l'Andalousie n'est pas moins bien dotée que sous celui de l'agriculture. Les flancs de ses montagnes renferment d'immenses bassins, souvent superposés, de houille, de fer, de cuivre; de plomb, d'argent, de mercure et de marbre, dont quelques-uns, à peine exploités, donnent déjà des produits merveilleux.

» l^ population réunie des deux provinces

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s*élève au tiers de la population de toute l'Espagne. Pour se faire une idée de sa densité, il suffit de jeter un coup d*œil sur les chiffres des habitants des principales villes desservies; ils sont plus élocîuents que tout ce qu'on pourrait dire à ce sujet. »

On objecte que le Guadalqujvir, qui se dirige parallèlement à cette ligne vers la mer, établit une concurrence redoutable. La même concurrence ayant existé contre la ligne d'Orléans à Tours et à Nantes, celle de Lyon à Marseille, et celle de Paris à Rouen, la batellerie a fini par succomber dans la lutte. £n effet, son service est souvent interrompu, soit par la glace, soit par la sécheresse; et d'ailleurs il est excessivement lent Quant au Guadalquivir, sa navigation devient très-difficile, parce que son lit s'exhausse de telle sorte qu'on est forcé de diminuer peu à peu le tonnage des bâtiments à voiles. Quant au service des marchandises, au lieu d'un mois qu'exige la navigation, il pourra s'effectuer en quatre heures par le chemin de fer.

L'Andalousie comprend huit provinces ; Seville, son ancienne capitale et aujourd'hui

encore sa cité la plus importante, est .devenue depuis la renaissance des affaires Tentrepôt de ces huit provinces et d* une grande partie de celles de TEstramadure et de la Nouvelle-CastiUe. La surface du bassin du Guadalquivir, dont Se* ville et Cadix sont les marchés nécessaires, tant pour l'exportation que pour riipportation, est de 4,700,000 hectares carrés. En 1843, ils comprenaient 2,015,000 habitants; neuf ans après, si la population a augmenté dans la même proportion que dans les provinces de Séville et de Cadix , elle doit être aujourd'hui de 2,250,000 habitants. Ainsi la population tend à s'accroître : ce qui est un indice de l'augmentation du bien-être général.

Avec le chemin de fer de Cadix à Séville , qui sera bientôt continué jusqu'à Madrid et au nord de la France, par ceux du Manzanarcs et de Saragosse , on pourra Urer du sol fertile de TAndalousie tous les fruits qui y viennent en abondance. Jusqu'aujourd'hui, ce commerce a été le monopole de quelques maisons assez hardies et assez riches pour vaincre les difficultés, mais il sera bientôt à la portée des plus petits boutiquiers; de sorte que la concurrence

réduira au minimum . les bénéfices commerciaux, et profitera par conséquent au peuple. Mais le produit le plus important de l'Andalousie est l'huile d'olive , car les oliviers sont très-abondants tout le long du Guadalquivir; ils rendent anniiellement plus de kO millions de kilogrammes d'huile. Les vins de Xérès seuls produisaient en 1857 20 millions de francs par la vente à l'eitérieur. On évalue la récolte de ces vins, de ceux de San-Lucar et de Rota à 600,000 hectolitres par un, et celle de Malaga à près de 200,000 hectolitres. Evidemment, avec les facilités d'exportation, on plantera encore des vignes et Ton soignera davantage la fabrication, car ces vins sont les plus généreux de l'univers. Les véritables connaisseurs demandent qu'on les débarrasse un peu des vins de Bordeaux, qui sont siplats^ et qu'on les remplace par ceux de Xérès et de Malaga.

La soie, le lin, le chanvre, les raisins, figues, grenades, amandes, oranges, cédrats, bananes, dattes, ananas sont très -abondants. Longtemps en automne, on étalait des charretées d' orangessur les champs comme engrais. Les pâturages suffisent à l'élève du gros bétail, des moutons

et des chevaux. Tous les ans , à la foire de Mairena, près de Séville, on amène de 5 à 6,000 chBvaux ou poulains qui ont encore du sang arabe, et plus de 100,000 bêtes ovines.

Les laines en sont très-recherchées en France. A 60 kilomètres au noj-d de Séville, près de la Sierra-Morena, existent, au village d'El-Pedroso, du minerai de fer et des usines considérables qui alimentent les ateliers de cette ville. Le minerai de plomb abonde de Malaga à Almeria et dans la Sîerra-Morena , près de Linarès ; une mine de ce district a été concédée en 1850 à une société anglaise. On estime que, sur les 160,000 tonnes de plomb produites annuellement par le monde entier, un quart sort de TEspagne. Le cuivre se rencontre au nord de Cordoue ; mais c'est par masses qu'il se trouve, de la Sierra-Morena à TOcéan, dans l'arrondissement du port de Huelva. L'exploitation date des Romains et fut continuée par les Maures ; Philippe II la prohiba; mais elle fut reprise en 1762, et elle continue pour le compte de l'État sur le Rio-Tinto. Sur l'Odiel, àSan-Telmo, à Poyatos, à Assoyo-Molinos, à Galanas et à Tharsis, le droit d'exploitation est concédé

à uiie compagnie française, dont la Société de Crédit mobilier espagnol est actionnaire. Enfin, la zone de la Sierra Morena produit du charbon de terre.

On voit des manufactures importantes de toiles de ménage, de toiles damassées et de coutils à Cadix ; de tissus de lin et de chan vre, de serges et de mouchoirs à Malaga; de rubans de soie à Grenade. Séville a soixantequatorze fabriques de tissus de soie, de laine, de lin et de chanvre ; -une de tissus de coton; trente-deux fabriques de faïence, dont une de qualité fine ; une raffinerie, et des fabriques d'extrait de réglisse.

Depuis quelques années, la quantité de marchandises expédiées en transit par Cadix vers Séville, a été annuellement de :

âl,&15 ballots marchandises étrangères ; 9,325 caisses sucre de la Havane ; 21,911 ballots sucre de Manille ; 8,315 barils café; 103,105 quintaux morue; 6,408 barriques tabac.

M. l'ingénieur Le Hardy de Baulieu, connu

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aussi coniine économiste distingué, conclut, de ses longues études faites sur les lieux, que Ton peut évaluer à 75,000 tonnes au moins par an, la quantité de marchandises qui seront transportées par .le chemin de fer de Cadix à Séville. Les 1,200,000 habitants des provinces de Séville, Cordoue, Jaen, Grenade, possédant en moyenne 2 hectares 1/2 par tôte, expédieront également 75,000 tonnes de Séville vers Cadix. Avec les voyageurs, le même ingénieur estime les produits bruts de cette ligne à 5,500,000 fr. par an.

« Rien n'a été refusé à TAndalousie, dit M. E. Barrault (1). 11 n'est pas de développements dont elle ne soit susceptible ; c'est la seule province qui ait des ports sur les deux mers. Ella fut célébrée par les anciens, sous le nom d'heureuse Bétique ; les Maures ne lui ont dit adieu qu'en pleurant ; et son histoire, de leur temps, ressemble presque toujours à une féerie des Mille et une Nuits^ tant elle est féconde, industrieuse, commerçante et fortunée ! 11 y est parlé de 12,000 villages sur les rives du Guadal-

(1) Les chemins de fer du nord de VEspagpe.

ET DE SES GUEMINS DE FER. Id9

quivir, d*uile population de 3 à /iOO,000 Mes dans chaque ville principale ; il parait même avéré qu*avant la révolte des Alpuxarres, en 1570, le seul royaume de Grenade nourrissait 3 millions d'habitants ; aujourd'hui, pour toute la province, le chiffre est de 2,931, 536, Le secret de cette .prospérité, dont les exagérations de la légende ^infirment pas la réalité, était le travail ; le travail la fera renaître. La culture est en progrès. Avec les défrichements disparaissent le palmier nain, cette décoration tenace d\i littoral algérien, les buissons de myrte, les touffes de laurier-rose, la réglisse, qui pousse comme une mauvaise herbe, et dont il faut déjà s'approvisionner sur les côtes de la Méditerranée. Toutefois, dans une foule de localités, le pays reste désert, nu, brûlé ; il appelle l'irrigation, dont les procédés n'ont guère persisté que dans la plaine fameuse de Grenade, dont le bienfait devra être généralisé. Là où les terrains seront par leur élévation difficilement accessibles aux canaux répartiteurs, la machine à vapeur pourra faire parvenir l'arrosage à leur niveau. Le climat exige qu'on utilise jusqu'à la dernière goutte d'eau disponible ; le rendement

du sol paiera la dépense avec usure. Quant à l'industrie des métaux et des tissus, elle est trop bien servie par la présence des matières premières pour que les essais s*en ralentissent ; les traditions manufacturières et commerciales ressusciteront avec éclat. »

Il y a sans doute de l'exagération dans le chiffre de la population andalouse au temps des Maures, quoique ceux-ci eussent en cette province lAirs principaux établissements ; mais il est, constant que F Espagne avait alors au moins 30 millions d'habitants, au lieu de 16 millions qu'on y compte aujourd'hui, et de 10 millions en 1810(1).

Lorsque, au commencement de ce siècle, Madrid, Tolède et Burgos étaient envahis par l'étranger, ce fut Séville qui eut la gloire de convoquer la junte fameuse qui arbora le drapeau de l'indépendance nationale. Aujourd'hui elle n'est plus qu'à quinze heures de Madrid; et elle est destinée à devenir la capitale du sud de la Péninsule.

(1) Ce pays peut aisément nourrir autant d'habitants que la France.

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§ 3. — Analyse du deroier rapport présenté à ras%embl^e générale des actionnaires.

Voici, aux termes du dernier rapport présenté à l'assemblée générale et approuvé par elle, la situation de cette aSaire :

1* Capital des actions réalisé intégralement, Rv 90,250,000 »

2^ Émission d'obligations réalisée intégralement, Rv.. 45,125,000 »

3o Subvention de TEtat pour la section de Cadix à Puerto-Real, Rv.,.i 5,037,200 »

li^ Produits de l'exploitation des trois premiers mois, Rv. . I,i09,220 38

5o Divefs créditeurs 5,637,117 63

Total général Rv. 147,458,538 01

Cette somme est représentée par :

1** Dépenses de l'établissement, construction et matériel des chemins, jusqu'en décembre 1859. Rv. . 85,611,193 74

A reporter.. . 85,611,193 74

Report... 85,611,193 74

2" Travaux spéciaux à la ligne de Puerto-Real à Cadix, •en 1860 , Rv. 6,767,749 .S2

3° Travaux spéciaux à la ligne de Séville à Cadix, en 1860,, Rv. • 5,224,777 30

4* Surveillance et personnel des deux lignes, en 1860. 1,163,456 ii

5^ Administration centrale, frais généraux, Rv .. 267.709 07

6"* Honoraires du Conseil d'administration, Rv 100,000 »

T Intérêts , changes , escomptes, Rv 1,435,464 32

8** Outils et matériel de service, Rv 1,402,863 53

9** Matériel mobile , accessoires, Rv 7,848,419 10

lOo Frais afférents à Texploitation des trois premiers mois, Rv 643,616 55

11'» Fonds disponibles, Rv. . 36,993,289 02

11 résulte de cette situation que la somme de fonds disponible, déduction faite de 5,637,117 63 Rv. formant le solde créditeur de divers comptes, présente un excédant de 'près de 32 millions de réaux^ soit plus de 8 millions de francs, qui couvrent toutes les éventualités de Tachèvement des travaux de Cadix, du raccordement d'environ 6 kilomètres à effectuer avec le chemin de fer de Cordoue, de laugmentation du matériel roulant et des travaux complémentaires d'agrandissement qui peuvent être prévus, tels que la pose de la seconde voie.

La section de Séville à Xérès est en exploitation. Les travaux qui restent à terminer de Puerto-Real à Cadix sont aujourd'hui très-avancés. Les maçonneries du pont destiné à franchir le bras de mer du Santi-Petri touchent à leur fin, et tout fait espérer que bientôt les trains arriveront en droite ligne au port de ' Cadix.

a Alors seulement, ajoute le Conseil d'administration , nous entrerons en pleine possession do tout notre trafic, les marchandises qui viennent de ^a haute Andalousie ne pou-

vant, sans la jonction de^ deux lignes, arriver jusqu'à notre gare de Séville. Ce grave inconvénient doit disparaître le jour où les locomotifes circuleront sans interruption et sans obstacle depuis Cordoue jusqu'à Cadix. Le commerce appréciera en peu de temps les avantages d'une voie de communication rapide; et il n'est nullement douteux que la promptitude et la régularité du service n'apportent des transformations profondes dans les usages commerciaux. Il n'est pas douteux, non plus, j que la voie lente et périlleuse du Guadalquîvir ne soit avant peu abandonnée pour lo cheifain de fer, qui abrégera de beaucoup la "durée de la station des navires dans la rade de Cadix. »

L'assemblée a adopté toutes les propositions du Conseil d'administration, approuvé l'achat de la lignii de Xérès au Trocadéro, voté les modilications aux statuts et les émissions d'o~ bligations , et donné au Conseil tous les pouvoirs nécessaires pour l'exécution de ses réso lutions.

On peut conclure, de la situation de ce chemin qui forme la tête d'une grande ligne, qull

se trouve dans une situation analogue à celle du chemin français d'Avignon à la Méditerranée, et que, comme ce dernier, il est appelé à un grand avenir.

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