‹ De l'Espagne et de ses chemins de ferChapitre 30 sur 167 · Partie commune aux deux lignes^. . 110 k · texte numérisé non relu

Partie commune aux deux lignes^. . 110 k

Ligne de la frontière d'Espagne près

Badajoz 153

Ligne d'Oporto 217

Total. . .480k.

L^acte de concession réserve aux concessionnaires le droit de modifier ces tracés avec l'approbation du gouvernement.

Les achats de terrains et les travaux d'art doivent être faits pour deux voies, les terrassements pour une seule voie. La pose de la deuxième voie deviendra obligatoire lorsque le produit brut kilométrique annuel atteindra 32,400 fr. sur la ligne d'Oporto, et 27,000 fr. sur la ligne de la frontière d'Espagne.

Les terrassements destinés à recevoir la seconde voie devront être commencés lorsque le produit kilométrique s'élèvera à 30,000 fr. sur la ligne de la frontière d'Espagne.

Les tarifs sont les mêmes que ceux des chemins de fer français.

La subvention accordée par le gouvernement portugais est de /i, 500 livres sterling, soit environ 112^500 fr. par kilomètre sur la ligne de la frontière d'Espagne ; et de 5,400 livres sterling, soit environ 132,500 fr. par kilomètre, sur la ligne d'Oporto; ce qui porte la subvention moyenne à 135,000 fr, par kilomètre.

La section du chemin de fer aujourd'hui en exploitation, entre Lisbonne et Ponte-d'Asseca, sur une longueur de 68 kilomètres, est livrée par le gouvernement au prix de 9,000 livres sterling par kilomètre, soit net à 4,500 livres sterling, ou environ 112,500 fr., subvention déduite; mais le concessionnaire est tenu d'élargir le chemin et la voie, de modifier et compléter le matériel , et de construire la gare de Lisbonne, qui n'est encore qu'à l'état de station provisoire.

C'est M. de Salamanca qui a fait apport de sa concession à la Compagnie, sans aucune réserve, aux clauses et conditions suivantes :

1' Aux termes de l'art. 6 des statuts, le prix

du chenoio, en sus de la subventioii accordée par le gouvernement portugais, est fixé à forfait à 132,550 fr, pal* kitomètre, y compris le matériel fixe et roolant^ le& stations, les àtérbers et leur outillage, les terrains, télégraphes électriques et autres accessoires ; le touï prêt & être livré à Texploitation. Les intérêts à servir pendant les travaux et les frais de constitutiofl de la Société restent à la chargé de la Compagnie

2« M. de Salamanca s'engage à exploiter, à ses risques et périls, les tronçons livrés à Texploitation pendant la période des travaux; à là charge par lui de payer à forfait 2 0/0 par an sur les versements effectués sur les actions. '

â** Il s'oblige à livrer le chemin jusqu'à la frontière d'Espagne, dans le délai de deux ans et demi ; et jusqu'à Opprto, dans^ le délai de trois ans. Ainsi la construction des ch^mns de fer portugais ne doit revenir qu'à 135,000 fr. par kilomètre. A cause de la subvention accordée par le gouvernement, ce prix est inférieur au coût de toutes les grandes lignes de chemin de fer, sans en excepter celles d'Espagne.

ET DE SES CHEmNS DE FER. 233

La ligne d'Oporto ou du Nord parcourt les provinces les plus peuplées, les plus fiches et les plus productives du Portugal. Elle relie, par un trajet de huH heures, la capitale avec la seconde ville du royaume : la première, peuplée de 300,000 habitants en y comprenant les annexes; Tautfe, de 150,000. Cette ligne est assurée d'un immense transport de marchandises, notamment de vins, dont Texploitation a été jusqu'à présent difificîle par Tobstacle de la barre du Dure.

La ligne de Badajoz, ou de l'Est, qui doit relier le Portugal avec l'Espagne, peut être considérée comme faisant partie de la grande ligne qui traverse déjà une portion considérable, et traversera bientôt la totalité de la Péninsule, en reliant celle-ci avec la Méditerranée et la France, et par conséquent avec l'Europe entière. A son trafic propre, au transport des blés et des laines de l'Estramadure, à son commerce local, elle joindra le transport des voyageurs et des marchandises qui viendront à Lisbonne, comme au point d'embarquement le plus favorable ^ aux expéditions transatlantiques ; elle profitera aussi de la po-

sition unique el privilégiée de la capitale du

Portugal.

§ 2. — D'an aatre chemin de fer da Portugal.

Ce chemin, qui est en exploitation, part de Barreiro, petit port en communication par mer avec Lisbonne, et atteint Verdas-Novas. Sa longueur est de 56 kilomètres. Il est possédé par des capitalistes portugais.

Le gouvernement a concédé à une Compagnie anglaise le prolongement de ce petit chemin jusqu'à Évora ; c'est ce que l'on nomme la ligne du Sudf à cause de sa principale direction.

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