RAPPORTS ENTRE LES INDIVIDUS
lucllc a été le point de départ de l'existence, non-seulement des êtres organises mais de toutes les choses de la nature, <|uoi de plus naturel que de trouver, en incmc temps, la variété introduite dans le plan, dans la complication, dans les détails de la structure des animaux et la variété établie également dans leurs rapports avec le monde ambiant en sorte qu’une même fonction puisse être accomplie par des appareils très-différents !
Rapports entre les individus.
Les rapports entre individus de la même espèce ne sont pas moins fixes et déterminés, chez les animaux, que ceux des espèces avec les milieux ambiants, dont nous nous sommes occupé jusqu’ici. Les rapports d’individu à individu sont d’un caractère tel, qu’on aurait dû y voir une preuve suffisante de l’intervention directe d’un esprit réfléchi ayant, à l’exclusion de toute autre cause, appelé les êtres organisés à l’existence. On peut jusqu’à un certain point concevoir que les agents physiques aient pu produire quelque chose d’analogue au corps des animaux inférieurs ou des plantes les plus simples. Us auraient pu aussi, toutes circonstances demeurant égales, reproduire la même chose qu’ils avaient déjà produite et cela indéfiniment, par la répétition des mêmes procédés. Mais ce que je suis incapable de comprendre, c’est que, après une analyse plus profonde des possibilités que comporte un pareil cas, on n’aperçoive pas du premier coup combien il est choquant de pousser la supposition plus loin, et d’admettre que ces agents
trines ferait l’effet d’une bataille contre des moulins à vent, je ne regretterai jamais d’avoir pris tant de peine pour maintenir mes compagnons de travail dans la bonne direction. D’un autre côté, je proteste et je protesterai toujours contre la bigoterie de certaines sectes qui voudraient imposer à la science des doctrines ne découlant point immédiatement de prémisses scientifiques, cl en entraver la marche et la liberté.
DE L’ESPÈCE
ont pu déléguer le pouvoir de reproduire ce qu’ils venaient de mettre au monde aux objets mêmes de leur création ; cela avec des limitations telles que ces objets ne [tussent jamais reproduire que des êtres en tout semblables à eux-mêmes! On ne saurait non plus supposer que, partant de la structure la plus simple, ce même mode d’activité ait pu s’élever peu à peu à la production d’une structure plus parfaite ; car chaque degré intermédiaire implique l’introduction de nouvelles possibilités qui ne sont même pas contenues dans l’hypothèse originelle. Déléguer un pouvoir de cette nature ne peut être qu’un acte d’intelligence. En effet, entre la production d’un nombre indéfini d’êtres organisés comme résultat final de l’action des lois physiques et la reproduction de ces mêmes êtres par eux-mêmes, il n’y a aucun lien nécessaire. Les générations successives d'une plante ou d’un animal ne peuvent avoir, en ce qui concerne leur origine, aucun rapport de causalité avec les agents physiques, à moins que ceux-ci n’aient la faculté de déléguer leur propre activité, avec la pleine et entière vertu qu’elle possédait lorsque cette plante ou cet animal ônt été produits pour la première fois. C’est en effet une loi physique que la résultante est égale à la somme des forces appliquées dans le même sens. Si quelque être nouveau avait jamais été le résultat de l’action des forces brutes, comment les générations successives provenant de cet être pourraient-elles, à l’instant de leur naissance, se mettre, à l’égard de ces forces, dans les mêmes rapports où étaient leurs ancêtres, à moins d’avoir en elles-mêmes la faculté de maintenir leurs caractères en dépit des forces productrices? Pourquoi, de plus, les animaux et les plantes commenceraient-ils à se décomposer, dès que la vie cesse, sous l’action des forces mêmes qui furent nécessaires au maintien de la vie, si celle-ci avait été limitée ou déterminée par ces agents physiques?
Il existe entre individus de la même espèce des rapports beaucoup plus complexes que ceux auxquels il vient d’être fait allusion. Ils établissent encore mieux l’impossibilité d’une subordination causale des êtres organisés aux forces