DURÉE DE LA VIE
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Durée de la vie.
La durée moyenne de la vie présente chez les différentes espèces d’animaux et de plantes l’inégalité la plus étonnante. Il en est qui croissent, se reproduisent et meurent dans le court espace d’une saison, d’un jour même ; il en est qui semblent braver l’action du temps (1).
Qui donc a mesuré à chacun des êtres organisés sa part de vie? Pour répondre à cette question, il faut d’abord examiner les faits. En premier lieu, il n’y a point de rapport entre la durée de la vie et la stature, la structure, ou l’habitat des animaux. Bien plus, le système suivant lequel sont réglés les changements qui se produisent durant chaque période, diffère presque pour chaque espèce. C’est à peine s’il y a un faible degré d’uniformité chez les représentants des différentes classes, et cela dans certaines limites.
Pour beaucoup de Poissons et de Reptiles propres, par exemple, l’accroissement est tout à fait graduel et uniforme, et le développement se poursuit pendant toute la vie, si bien que la taille croit d’une manière continue avec l’âge.
Chez d’autres animaux, les Oiseaux entre autres, l’accroissement est rapide pendant une première époque ; après quoi l’animal a atteint sa stature définitive et entre dans une période d’équilibre qui dure plus ou moins, suivant les espèces. D’autres encore acquièrent ainsi, dans une limite définie, une grosseur définitive; tels sont les Mammifères. L’accroissement est, chez eux, plus lent dans les premiers temps et la maturité n’est atteinte, comme chez l’Homme, qu’à un âge qui forme une fraction considérable de la durée totale de la vie.
Pour les Insectes, au contraire, la période de maturité est
(1) G. Schübler, Beobachtungen über jahrliche periodische wiederkehrende Erscheinungen im Thier-und-Pflanzenreich. Tübingen, 1831, in-8. — A. Quételet, Phénomènes périodiques (Acad, de Brux.).
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généralement la plus courte. La croissance de la larve est parfois très-lente, ou, au moins, la phase avant-dernière de l’évolution dure beaucoup plus longtemps que la vie de l’être parfait. 11 n'y en a pas d’exemple plus frappant que le mode particulier de croissance de la cigale de dix-sept ans ( Cicada septima décima ), si bien décrit par Miss M. H. Morris fl).
Tandis que tous les animaux doués de longévité prolongent, pour ainsi dire, leur existence à travers une sérié d’années, sous l’action variable des saisons qui se succèdent, il en est d’autres qui n’apparaissent que périodiquement. D’est le cas de la plupart des Insectes (2), et les Méduses en fournissent un exemple encore plus remarquable (3).
Mais rien n’est plus intéressant à cet égard que les changements de caractères qui ont lieu aux différentes phases de l’accroissement d’un seul et même animal. Ni les Vertébrés, ni les Mollusques, ni même les Rayonnés ne montrent, dans les modifications diverses qu’un individu peut subir, quelque chose d’aussi étonnant que ce qui s’observe chez les Insectes; en particulier chez ceux qu’on appelle h métamorphose complète. Lejeune (la larve) est souvent un être actif, vermiforme, vorace, carnivore même; à l’âge moyen (la chrysalide), il devient semblable à une momie; c’est une sorte de ver presque destitué de mouvement, incapable de prendre aucune nourriture; à la fin de la vie, c’est un insecte actif et pourvu d’ailes. Quelquefois la larve est aquatique et trèsvorace et l’insecte parfait est aérien et ne mange pas (à).
Y a-t-il, dans les lois qui règlent la durée de la vie des animaux, rien qui puisse rappeler l’action des forces physiques? Est-ce que, au contraire, ce fait que certains animaux sont périodiques et liés au retour des saisons, tandis que
(1) V. Harris, Insects injurious, etc., 2 e édit., p, 180.
(2) E. Heroid, Teulscher Eaupen-Kalender. Norilhausen, 1845.
(3) !.. Agassiz, Acalepks of Norlh- America, p. 228.
(4) Burmeister, Uandbuch der Entomologie, etc. — Lacordaire, Introduction à l’entomologie, etc. — Kirby et Spence, Introd. to Bntomolngy, déjà cité, où sont décrite» les mœurs des insectes pendant leurs métamorphoses.
GÉNÉRATION ALTERNANTE
d’autres traversent toutes les phases de l’année sans en dépendre, n’indique pas bien que les uns et les autres sont indépendants de toutes ces influences désignées par l’expression commune de causes physiques? Cela n’est-il pas rendu évident encore, et de la façon la plus remarquable, par les changements extraordinaires qu’on vient d’indiquer et que subit un même animal aux périodes diverses de sa vie? N’est ce pas la preuve directe de l’intervention immédiate d’une puissance assez forte pour contrarier toutes les influences extérieures, régler le cours de la vie de chaque être, i’établir sur une base immuable et tracer le cercle des métamorphoses de l’espèce, sans que l'action ininterrompue des agents physiques puisse en rien déranger l’ordre régulier de ces phases naturelles?
11 y a, toutefois, une autre conclusion encore à tirer de ces faits. Ils révèlent une notion distincte du temps et de l’espace, une appréciation de la valeur relative de laps de temps inégaux, une répartition inégale de périodes inégales, les unes courtes, les autres longues, qui ne peuvent être que l’attribut d’un Être Pensant.
Génération alternante.
Nombre d’animaux vont se développant graduellement, depuis la formation première du germe jusqu’au terme naturel de leur vie, et mettent au monde, chaque génération après l’autre, une progéniture qui, à son tour, reproduit avec une invariable régularité les mêmes phénomènes. Mais il en est d’autres qui se multiplient par des procédés divers, tantôt par division ou bourgeonnement (1), tantôt par une série
(1) Les zoologistes pourraient très-utilement consulter le mémoire de Braun, précédemment cite, sur le bourgeonnement des plantes. Ils ont trop souvent confondu le procédé de la multiplication par bourgeonnement ou par scission avec celui de la reproduction sexuelle, et cette confusion a déjà été cause de l'interprétation très-erronée de faits d’ailleurs bien connus.
DE L’ESPÈCE
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étrange de générations dont chacune diffère de la précédente, et qui ne reviennent qu’indireclement au type initial.
Chamisso et Sars furent les premiers à observer les faits qui ont conduit à la connaissance de ces phénomènes, aujourd’hui désignés sous le nom de « génération alternante » . Après eux, Steenstrup en fit connaître, dans son célèbre mémoire sur ce sujet (1), l’enchaînement méthodique. Il n’y a pas de traité de Physiologie qui n’en contienne au moins un court résumé; je n’ai donc pas besoin de les reproduire ici et je puis renvoyer tout simplement aux observations originales, dans lesquelles on trouvera tous les détails connus sur ce point (2). Voici ce qu’il y a à conclure de ces faits : En premier lieu, tel individu né d’un œuf peut différer de celui qui a pondu l’œuf et atteindre le terme de son existence, sans s’être modifié de manière à devenir un être semblable à celui qui l’a engendré (3). En second lieu, le produit issu d’un œuf peut croître et, en se multipliant, donner naissance à une troisième génération, dont les individus sont tous semblables entre eux (Syncoryne), ou sont de deux sortes (Campanulaires), ou même de plusieurs sortes et diffèrent tous considérablement l’un de l’autre (Hydractinie), sans que, dans aucun de ces cas, la
(1) J. Steenstrup, ouvrage cité p. 111, note 3.
(2) Voyez les ouvrages cités plus haut, p. 111, note 3, etp. 113, note 1 ; voyez aussi, V. Carus, Zur niihern h'ennlniss des Generalionswechsels. Leipzig, 1849, in-8. — Einige Worle über Métamorphosé und Gener ationswechscl ( Zeitschr . f. wiss. Zoo/., 1851, vol. III, p. 359). — R. Owen, On Parlhenogenesis, or the Successive Production of Procreating Individuals from a single Ovum. London, 1849, in-8. — On Metamorphosis and Melagenesis {Ann. and. Mog. Nat. Hist., 2* sér., vol. VIII, 1857, p. 59). — V. Prosch, On Parthenogenesis og Génération svexel et Bidrag lit Generalionslipren. Copenhague, 1851. — R. Leuckart, Ueber Métamorphosé, ungeschlechtliche Vermehrung, Generationswechsel {Zeitschr. f. wiss. Zool., vol. III, 1851). — J. D. Dana, On the Analogy belween the Mode of lieproduclion in Plants and lhe“ Alternation of Générations ” observed in so me Badiata {Amer. Journ. Sc. and Arts, 2-' sér., vol. X, p. 341). — C. G. Ehrenberg, Ueber die Formenbestttndigkeil und de n Enlwickelungskreis der organischen Formen {Monatsber. der Akad., Berlin, 1852, in-8).
(3) Le polymorphisme chez des individus d'une même espèce ne s’observe pas seulement parmi les Acalèphes. Il se voit encore chez les Polypes vrais, les madrépores par exemple ; chez les Bryozoaires, les Ascidiens, les Vers, les Crustacés {Lupea) et même chez les Insectes (abeilles).
GÉNÉRATION ALTERNANTE
lignée nouvelle ressemble à l’auteur commun. Aucun de ces individus nouveaux n’a d’organes reproducteurs distincts, pas plus du reste que le produit, né d’un œuf, dont ils dérivent. Leur multiplication a lieu principalement par un procédé de bourgeonnement. Les bourgeons conservent, en général, un lien avec le premier individu né d’un œuf, et forment, en conséquence, des sociétés qui ressemblent à celles de certains polypiers. A leur tour, et dans certaines saisons, quelques-uns de ces bourgeons en produisent d’autres, d’une espèce entièrement différente, qui généralement se séparent de la souche mère, dès les premières phases de leur développement (les Syncorynes, les Campanulaires, etc., p. ex.). Ces derniers venus subissent une série de modifications, au bout de laquelle ils revêtent les caractères de l’animal qui a originellement pondu l’œuf. Les organes de la reproduction se développent, ou mâles, ou femelles. Dès lors, parvenus à la maturité, ces êtres émettent de nouveaux œufs. D’autres fois, les bourgeons de cette espèce (Hydractinies) ne se séparent pas de leur souche, mais se flétrissent sur elle après avoir accompli toutes leurs transformations et produit, en temps opportun, un certain nombre d’œufs (1) .
Dans le cas des Méduses propres (2), le parent pond des œufs, d’où sortent des individus qui ressemblent à des Polypes. Ceux-ci ne tardent pas à se diviser, par une série d’étranglements en travers, en un certain nombre de disques, qui, après plusieurs changements successifs, finissent par former autant d’individus nouveaux, identiques avec le parent, sexués, mâles ou femelles, et capables à leur tour de donner des œufs. Toutefois, les individus polypiformes nés d’un œuf peuvent encore se multiplier par des bourgeons, chez lesquels s’opèrent les transformations
(1) J’ai observé plusieurs combinaisons d'un caractère analogue chez les hydroïdes medusaires et je les ai décrites ailleurs. 11 m’est impossible d'en parler ici, car je ne pourrais le faire sans recourir au dessin. Le cas de l’hydraclinie n’est pas représenté avec une exactitude absolue dans les ouvrages où cet animal a été décrit.Quant aux physalies et aux autres siphonophores, voyez les ouvrages cités précédemment p. 111, note 3.
(2) Voyez Siebold et Sars, ouvrages cités, p. 111, note 3.
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qu’on vient de décrire. La souche elle-même ne meurt point et peut, elle aussi, se développer et passer par la répétition des mêmes phases.
D’autres phénomènes du même genre et susceptibles de la même explication ont été observés dans d’autres classes. J. Müller (l)a très-bien décrit la génération alternante des Echinodermes; Chamisso, Steenstrup, Eschricht, Krohn et Sars, celle des Salpes (2); Von Siebold, Steenstrup et d’autres, celles de certains Vers intestinaux (3). Le travail le plus important qui ait paru sur les métamorphoses des Acalèphes est celui de Ilaekel, sur la famille des Géryonides. Les monographies embryologiques publiées par mon fils sur tous les ordres des Echinodermes ont jeté un jour tout nouveau sur l’organisation et les affinités de ces animaux. J’en dirai autant de ses travaux et de ceux de Claparède sur les Ànnélides.
La génération alternante diffère essentiellement de la métamorphose, et c’est en vain que plusieurs auteurs ont essayé d’identifier les deux choses. Dans la métamorphose comme on l’observe chez les Insectes, l’être né d’un œuf subit une transformation après l'autre, en succession directe et immédiate, jusqu’à ce qu’il acquière la forme définitive; mais, si différent qu’il se montre aux diverses époques de sa vie, c’est toujours et constamment le même individu. Dans la génération alternante, l’animal né de l’œuf, au lieu de parvenir par des changements successifs à revêtir le caractère de son auteur, produit, au contraire, par bourgeonnement externe ou interne, ou bien par scission, un certain nombre, parfois même un grand nombre d’individus nouveaux, et c’est cette seconde lignée, entre l’œuf et laquelle il y a une génération, qui, en se développant, récupère les caractères du producteur de l’œuf.
11 y a réellement une différence essentielle entre la reproduction sexuelle propre au plus grand nombre des animaux
(1) J. Millier, Uber den allgemeinen Plax, etc., cité p. 113, note 1.
(2) Voyez les ouvrages cités p. 116, note 2.
(3) Voyez les ouvrages cités aux pages 122, note 2, cl 123, note 1.
GÉNÉRATION ALTERNANTE
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et la multiplication des individus par d'autres procédés. Dans la reproduction sexuelle ordinaire, chaque être nouveau sort d’un œuf et acquiert par une suite régulière do modifications les caractères de ses parents. Mais, quoique toutes les espèces animales sc reproduisent par des œufs, et quoique dans chacune d’elles il y ait au moins un certain nombre d’individus, sinon tous, qui soient issus d’un œuf, ce mode de reproduction n’est pas le seul. Nous venons de voir comment des individus nouveaux pouvaient provenir de bourgeons et produire à leur tour des êtres sexués; nous avons vu encore comment, par scission, des animaux peuvent en produire d’autres qui diffèrent d’eux aussi complètement que les êtres sexués dont il vient d’ètre question diffèrent des bourgeons qui en furent la souche. Ce ne sont pas là les seules combinaisons qui existent. Dans les Polypes, par exemple, chaque bourgeon, qu’il se soit ou non détaché de la souche maternelle, se développe de suite pour devenir un nouvel individu sexué, et, chez quelques espèces qui se multiplient par scission, chaque être ainsi produit acquiert directement les caractères de ceux qui proviennent immédiatement d’un œuf (1). 11 y a, enfin, un mode de reproduction particulier à certains Insectes et suivant lequel plusieurs générations de femelles fécondes se succèdent l’une à l’autre avant que des mâles soient procréés (2),
A quelle étonnante ampleur de vues peuvent donc atteindre les forces physiques? Quelle puissance de combinaison doivent-elles avoir pour être ainsi capables d’enter une aussi grande complexité de modes de reproduction sur des structures déjà si compliquées elles-mêmes !... Mais laissons là ces vaines imaginations et envisageons sous tous leurs aspects les phénomènes merveilleux dont il vient d’être
(1) Milne Edwards, Rech. anat. et sool. faites pendant un voyage sur les eûtes de Sicile, 3 vol. in-A, fig.
(2) Ch. Bonnet, Traité d’Insectologic. Paris, 1745. — Owcn Parthenogenesis, déjà cité, et Siehold, Wahre Parlhenogcnesis, cité dans la section précédente. — Les phénomènes parthénogénésiques ont été étudiés avec beaucoup de soin dans ces derniers temps. Les travaux les plus importants sont dus à MM. Sicbold, Leuckart et Huxley.
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question. De quelle lumière n’éclairent-ils pas le problème de l'influence des forces brutes sur les êtres organisés! Voilà des animaux doués de la faculté de se multiplier par les moyens les plus extraordinaires; chaque espèce produisant de nouveaux individus de sa propre espèce qui différent au plus haut degré de leurs parents. Ne semblerait-il pas, à première vue, que nous ayons sous les yeux une représentation parfaite des procédés au moyen desquels les diverses espèces d’animaux ont pu sortir les unes des autres et accroître le nombre des types existant à l’origine?... Non, sous l’arbitraire apparent de ces transformations, que révèlent les faits en définitive? Ceci : tous ces changements sont les termes intermédiaires d’un cycle qui se clôt, finalement, à un instant précis, aussi rigoureusement que dans le cas où le produit ressemble, de suite et pour toujours, à ses parents, dans toutes les générations qui se succèdent. Ici donc, comme partout dans le règne organique, ces variations ne sont que les phases successives d’un cycle rigoureusement déterminé et qui revient toujours au type d’où il est parti.
Succession des animaux et des plantes dans les temps géologiques.
11 ne semble pas que les géologues apprécient bien et dans toute leur étendue les rapports compliqués, existant entre les animaux ou les plantes dont on retrouve les restes aux divers étages des formations géologiques. Loin de moi la pensée de dire que les travaux consacrés à l’examen des caractères botaniques ou zoologiques de ces restes ne sont pas remarquables, par l’exactitude autant que par l’ingéniosité. Tant s’en faut; j’ai moi-même dévoué la meilleure partie de ma vie à l’étude des fossiles et j’ai appris de bonne heure, par la difficulté même inhérente à celte étude, à apprécier hautement l’habileté merveilleuse, les puissantes
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facultés intellectuelles et l'érudition vaste déployées par Cuvier et ses continuateurs, dans leurs recherches sur les faunes et les flores des temps passés (1). Je ne peux cependant pas cacher l’élonnement où me jette la puérilité des discussions auxquelles certains géologues se laissent encore entraîner, en présence de celte immense collection de faits bien établis que possède la science moderne. C’est à peine s’ils ont appris à reconnaître qu’il existe, dans la succession des espèces innombrables aujourd’hui éteintes, un ordre défini. Quant au reste, il semblerait en vérité qu’ils n’aient jamais ouï dire un mot des rapports qu’il y a entre cette gradation et les autres traits généraux du règne animal, ni de ce grand fait que le développement de la vie est le trait proéminent de l’histoire de notre globe (2). Peut-être pensent-ils que ce n’est là qu’une spéculation vague, plausible peut-être, à coup sùr peu digne de l’attention du savant qui s’en tient à sa fonction.
Comme science, il est vrai, la Paléontologie date d’hier. Elle a eu à tracer savoie en luttant contre l’opposition infa-
(1) G. Cuvier, Recherches sur les ossements fossiles des quadrupèdes, etc. Paris, 1812, A vol. in-4; nouv. édit., 1821-23, 5 vol. in— 4 ; 4 e édit., 10 vol, in-8, etc., 2 vol., pl. in-4. — James Sowerby, The Minerai Conchology of Great Brilain, Londres, 1812-19, 6 vol. in-8, fig. — E. F. v. Schlottheim. Die Pelrefaclenkunde, etc. Gotha, 1820, in-8, fig. — J. B. de Lamarck, Mémoires sur les fossiles des environs de Paris. Paris, 1823, in-4, fig. — G. A. Goldfuss, Petrefacla Germaniœ. Düsseldorf, 1826-33, in-fol., fig. — Kaspar, M. Gr. v. Slernberf, Versuch einer geognoslisch-botanischen Darstellung der Flora der Voncelt. Leipzig und Prag, 1820-38, in-fol., fig. — Ad. Brongniart, Prodrome d'une histoire des végétaux fossiles. Paris, 1818,
2 vol. in-8. — Histoire des végétaux fossiles. Paris, 1828-43, 2 vol. in-4, fig. — J. Lindley and W. Ilutton, The Fossil Flora of Great Brilain. Londres, 1831-37, 3 vol. in-8. — 11. R. GÔppcrt, Systema Filicum fossilium. Vratisl. et Bonmc, 1836, in-4, fig. — Die Gattungen der fossilen P/lansen, verglichen suit denen der Jetzlwelt, etc. Bonn, 1841-48, in-4, fig. — Monographie der fossilen Coniferen. Düsseldorf, 1850, in-4, fig. — Pour la description des espèces, voyez H. G. Bronn, Index palceontologicus. Stuttgart, 1848-49,
3 vol. in-8. — Chr. Kefcrstein, Geschichte und Lileratur der Geognosie. Halle, 1840, 1 vol. in-8. — Vie. d’Archiac, Histoire des progrès de la géologie. Paris, 1847 et suiv., 4 vol. in-8; et les Bulletins, Revues, Mémoires des Sociétés géologiques de Londres, Paris, Berlin, Vienne, les journaux de Leonhard, de Bronn, etc.
(2) L. Agassiz, Geological Times, déjà cité. — Dana, Adress to the Amer. Assoc. for Ado. Sc. t 8* réunion tenue à Providence, 1855.
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tigable et incessante de l’ignorance et des préjugés. Ge qu’il a fallu de travail et de patience pour faire admettre ce seul fait que les fossiles sont bien positivement les restes d’animaux ou de plantes ayant réellement vécu autrefois (1) sur la terre; ceux-là seuls le savent à qui l’histoire de la science est familière. 11 fallut prouver ensuite que ce n’é‘ taient pas les ruines ou les débris laissés par le déluge de Moïse, car pendant quelque temps cette opinion prévalut parmi les savants eux-mêmes (2). Enfin Cuvier démontra, de manière à ne laisser aucun doute, que ces débris provenaient d’animaux depuis longtemps disparus. De ce jour-là, la Paléontologie acquit une base solide. Mais quel effrayant labeur fut ensuite nécessaire pour déterminer, sur des preuves directes, soit le mode de distribution de ces restes dans l’épaisseur de l’écorce solide du globe, soit les différences qu’ils présentent dans des formations successives (3), ou leur dis-
(1) Ag. Scilla, La vana speculasione desingannata dal senso. Naples, 1670, in-4, ftg.
(2) J. J. Scheuchzer, Homo diluvii teslis et Seoaxcm;. Zurich, 1726, in-â. — W. Ruckland, Reliquiœ Diluvianœ, ou Observations on the organic llcmains atlesting the Action of an Universal Déluge ■ Londres, 1826, in-â, fig.
(3) Pour les fossiles des formations les plus anciennes, voyez les ouvrages cités section vu, et F. Mc. Coy, Synopsis of the silurian Fossils of Ireland. Dublin, 18â6, in-â, fig. — H. D. Geinitz, Die Versleinerungen der àrauwacktn formation. Leipzig, 1850-53, in-â. — Pour les renseignements sur la géologie locale, voyez la liste complète des Mémoires sur la géologie de l’Cnion, donnée par J. Marcou dans son Résumé explicatif d’une carie géologique des États-Unis (Bull. Soc. géol. de France, Paris, 1855, 2* sér., vol. XII). — Pour le système dévonien, voy. J. Phillips, Figures and Descriptions of the Palirozoic Fossils of Cornwall, Devon , and West Somerset, etc. Londres, 1841, in-8. — Vie. d’Archiac et Ed. de Verneuil, Mémoires on the Fossils of the Older Deposils in the Bhenish Provinces. Paris, 1842, in-â, fig. — G. et Fr. Sandberger, Syslemalische Beschreibuug und Abbildung der Versleinerungen des Bhcinischen Schichtensyslems in Nassau. Wiesbaden, 1850-5â, in-â, fig. — Pour la période carbonifère : J. Phillips, Illustrations of the Geology of Yorksliire. Londres, 1830, 2 vol. in-â, fig. — L. de Koninck, Description des animaux fossiles qui se trouvent dans le terrain houiller de la Belgique. Liège, 1842, 2 vol. in-â, fig., suppl., etc. — Fr. McKoy, Synodsis of the Carboniferous Fossils of Ireland. Dublin, 18ââ, in-â, fig. — E. Fr. Germar, Die Versleinerungen des Steinkohlengebirges. llalle, 1844-53, in-fol., fig. — H. B. Geinitz, Die Versleinerungen der Steinkohlenformation . Leipzig, 1855, in-fol., fig. — Pour le système permien : A. Quenstedt, Ueber die Idenliliil der Petrificate des Thüringischen und Englischen Zechsteins [Wiegmann’s Arch., 1835, t. I, p. 75). — H. B. Geinitz et A. Gutbier, Die Versleinerungen
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tribution géographique; ceux-là seuls peuvent s’en faire une idée exacte qui ont rais la main à l’œuvre (1) ! lit pourtant, aujourd’hui encore, 'combien de questions restent sans réponse!
des lechstcingebirges , etc. Dresden, 1849, in-4, 11g. — W. King, Monograph of the Permian Fossils of England { Paieront . Soc.). Londres, 1830, in-4, fig.
— J. C. Swalow et F. Hawn, The Rocks of Kansas, with Descriptions of New l’ermian Fossi's, par J. C. Swallow ( Trans . Ac. Sc., Saint-Louis, 1838;. — Pour le trias : Fr. v. Alberti, Beilrag sur einer Monographie des ionien Sandsteins, Mushclkalks, und K eu per s. Stutlgart et Tiibingen, 1834, in-8. — Pour le système jurassigue : J. Phillips, Illustrations of the Geology of Yorkshire. York, 1829, vol. I, in-4, fig. — C. G. Pusch, Polens Paléontologie, etc. Stuttgart, 1836, in-4, fig. — Fr. A. Ruiner, Die Versleinerungen des Aorddeutschen Oolillien Gebirges. Hanovre, 1836, in-4, fig. — C. H. v, Zieten, Die Versleinerungen VFur/embergrs. Stuttgart, 1830-34, in-fol., fig. — Ale. d’ürbi* gny, Paléontologie française. Paris, 1840-33, in-8, fig. — J. Morris, et J. Lvcett, Mollusca from the Great Oolile (Paieront. Soc.). Londres, 1830-55, in-4, lig. — Pour la période crétacée : S. fl. Morton, Synopsis of the Remnins of the Cretaceous Group of the United States. Philadelphia, 1834, in-8, fig.
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Un point, cependant, est irrévocablement acquis. A chaque grande ère géologique (1), il a existé un certain ensemble d animaux et de plantes, et cet ensemble a présenté des différences essentielles a chaque période. Par période, j’entends les plus petites subdivisions reconnaissables dans les couches successives d’assises et de roches qui constituent lécoice stratifiée de notre globe; le nombre s’en accroît chaque jour, à mesure que les investigations gagnent en précision et en étendue (2). Ce qu’il reste à déterminer avec une rigueur de plus en plus grande, ce sont les affinités vraies de ces êtres passés avec les plantes ou les animaux actuels elles rapports que ceux d’une période donnée avaient, soit entre eux, soit avec ceux des époques contiguës; ce sont les limites exactes de ces grandes ères du développement de la vie, le caractère des changements successifs subis par le Règne animal, l’ordre spécial de succession des îeprésentants de chaque classe (3); c’est, enfin, leur com-
atl. in-4 . Vie. d Arcliiac, et J. Haime, Description des animaux fossiles du
groupe nummulitique de l'Inde. Paris, 1853, in-4, iig. — F. S. Leuckart, ueber die I erbreitung der übriggebliebenen lies le einer vonoelllichen Schüpfung. Fribourg, 1835, in-4.
18 -iV T‘ ai ! és . de géologie : Sir H. T. De la Bêche, Geological Manual. Londres, ’ 1 , ln 8 > trali - fl ’ a nÇ- par Brochant de Villers. — The Geological
serin, .ondon, 18,il, in-8. — Sir C. Lyell, Manual of Elemcnlary Geoo° m rCS ’ i 8 oV 1 . vol ‘ in ~ 8 ' — Principes of Geology , etc. Londres,
- , vo . in-8 , 8 l édit., 1850, 1 vol. in-8. — C. Fr. Naumann, Lehrbuch der Geognostc. Leipzig, 1850-54, 2 vol. in-8, atl. in-4. C. Vogt, Lehrbuch der Géologie und Petrefaktenkunde. Braunselnveig, 1851, in-8, 2 vol.,
i Vo.. ll ^ s sur * es fossiles : H. G. Bronn, Lethira Geoanostica. Slultgart, 1835-37, 2 vol. in-8, atl. in-fol., 3 e édit, avec Fr. Rocmcr, 1810. —
■ o î. lctet > Tra,le élémentaire de paléontologie , etc. Paris, 1844-15, 4 vol. ! n . ’ édit., 1853, in-8, allas in-4. — Aie. d’Orbigny, Cours élémen-
taire de paléontologie. Paris, 1852, 3 vol. in-12. — E. G. Giebcl, Faut, a der i l 8 ^-> 2 vol. in-8. — Allgemeine Pahronlologie. Leipzig,
1(1 -8. F. A. Quensledt, handbuch der Petrefaktenkunde. Tubingen, 1852, in-8, «g.
(2) On na d abord distingué que trois grandes périodes: primaire, seconaire, tertiaire ; ensuite on en a reconnu si* on sept (De la Rêchc); plus
• 'a n 0 " Cn , a adm,s d,x ou douze - Aujourd'hui le nombre en est à peu près nu - vit i reste indéterminé dans l'état actuel de nos connaissances, et quelques géologues voudraient ne considérer que comme des subdivisions d'une nngue pu io e ce que les paléontologistes tendent à regarder comme des périodes distinctes. 1
(3) Les principales monographies relatives à des classes spéciales ou 5 des
SÉRIE DANS LE TEMPS
Lunaison en faunes distinctes durant chaque période, sans parler des causes ou tout au moins des circonstances sous lesquelles ces changements ont pu se produire.
familles sont les suivantes : Polypes et Infusoires. — H. Michelin, Iconographie soophylologique, Paris, 1841-45, in-A, lig.— H. Milne Edwards et J. H ai me. Recherches, etc. — Polypiers fossiles des terrains paléosoiques (Arclt. Mus., vol. V). — Monograph of tho British Fossil Corals ( Paieront . Soc., London, 1850-55, in-A, lig.). — W. Lonsdale, On tke Corals [rom tlie Tertiary Formations of North America (luurn. Geol. Soc., t. I, p. 495; Silt. Juurn., 2° sér., t. IV., p. 357). — Fr. Mc Coy, Contributions lo llritish Palœontology. Cambridge, 1854, 1 vol. in-8, fig. — C. G. Ehrenberg, Mikrogeologie. Leipzig, 1854, in-fol. fig. — Êchinoderntcs. — J. C. Miller, A Natural llistcry of the Crinoidea. Bristol, 1821, in-A, fig. — Ale. d'Orbigny, Histoire naturelle generale et particulière des Crinoidcs vivants et fossiles. Paris, 1840, in-4, fig.
— Th. and Th. Austin Jr., Monograph of Recent and Fossil Crinoidea. Bristol, in-4, fig. (sans date). — J. Hall, Palæont. of New- York. — G. A. Goldfuss, Petref. Oerm., déjà cité. — L. De Koninck et H. Lebon, Recherches sur les Crinoides, etc. Bruxelles, 1854, in-4, fig. — D. D. Owen, and B. F. Shumard, Description of nciv Species of Crinoidea ( Journ . Ac. Nat. Sc., Philad., 1850, in-4, fig.). — E. Sismomla, Monographia degli Echinidi fossili de I Piemontc. Torino, 1840, in-4, fig. — C. Des Moulins, Éludes sur les Ëchinides. Bordeaux, 1835-37, in-8, fig. — L. Agassiz, Monogr. Echin., déjà cité. — Catalogue raisonné, etc., déjà cité. — Je cite ce mémoire sous mon nom seul; le nom de M. Desor, qui a été ajouté au mien, l'a été sans aucun droit. M. Desor lit cette addition après que j’eus quitté l’Europe, non-seulement sans mon autorisation, mais même sans m’en prévenir, et je ne l'appris qu’une année après. Les genres Goniocidaris, Mespilia , Bclelia, Lenila, Gualtena, Lovenia, Brcynia, qui portent son nom, devraient porter le mien, car c’est moi qui les ai établis et nommés pendant que M. Desor voyageait en Suède. 11 se les est appropriés, sans le moindre droit, par un simple trait de plume, en portant mon manuscrit à l'impression. Combien d’cspcces il s’est attribuées de la même façon, c’est ce que je ne puis dire. Comme l’ouvrage imprimé et un mémoire présenté par moi à l’Académie des Sciences de Paris, en 1846, fournissent à quiconque est familier avec la nomenclature zoologiquola preuve intrinsèque de ce que j’avance, — par exemple, mon nom conservé comme autorité pour les espèces des genres Mespilia, Lenita, Gualleria et llreynia, tandis que ces genres portent le nom de M. Desor,
— je n’ai pas besoin d’insister sur ce sujet. C’est un des cas de plagiat le plus extraordinaires que je connaisse. — • E. Desor, Synopsis des Échinides fossiles. (Paris, 1854-56, in-8, fig., en partie tiré de mon catalogue, avec additions et ligures). — L. v. Buch. Ueber die Cystideen. Berlin, 1844, in-4, fig. (Ak. d: liiss.). — J. Millier, Ueber den llau der Echinodcrnwn. Berlin, 1854, in-4, fig. — F. Koemer, Ue’.er Stephanocrinus, etc. ( Wiegm . Arc.. 1850, p. 365).
— Monographie der fossilen Crinoidenfamilie der lilasloidcen. etc. (Wiegm. Arch., 1851, p. 323. — Ed. Forbcs, Echinodermala of llte British Terliaries (Palæont. Soc. 1852, in-4, fig.)., — Mcm. of the Geol. Surv. of the Unit. À'ingdom (London, 1849, in-8, fig. Dec. 1, 3, fi). — Mollusques. — G. P. Des Bayes, Traité élémentaire de Conchyliologie, etc. Paiis, 1835-39. 2 vol., iu-8, lig. — Description des coquilles caractéristiques des terrains, Paris, 1831, in-8, fig. — 8. P. Woodward, A Manual of the Mnllusca, etc. London, 1851-54, in-12, lig. — F. v. llagenow, Die Bryosoen der Maastrichler Kreideforma-
154 DE l’espèce.
Avant de pouvoir établir une comparaison entre l’ordre de succession des animaux des âges anciens et certains traits
lion . Cassel, 1851, in-4, fig. — C. Des Moulins, Essai sur les Sphérulites (Bull. Soc. Lin., Bordeaux, 1827). — O. R. du Roquan, Description des Coquilles fossiles de la famille des Rudistes, etc. Carcassonne, 1841, in-4, fig. — Fr. W. lloeuingaus, Monographie der gatlung Crania. Düsseldorf, 1828, in-4, fig. — L. v. Buch, Veber Terebrateln , elc. Berlin, 1834, in-4, fig. ( Akad . d. Wtar), — Veber l'roductus und LepUvna. Berlin, 1842, in-4. fig. (.1/fad. ri. Wiss).— Tli. Davidson, Brilisli Brachiopoda (Palœont. Soc., London, 1851-55, in-4, fig.). — L. deKoninck, Recherches sur les animaux fossiles. Liège, 1847, in-4, fig. — L. Agassiz, Etudes cril., déjà citées. — A. Favre, Observations sur les Diceratos. Genève, 1843, in-4, fig. — L. Bellardi et G.MichelloUi, Saggio orillografico sulla classe dei Gasleropodi fossdi. Torino, 1840, in-4, fig. — W. de Haan, Monographiœ Ammnnileorum et Gonialileorum Sperimen (Lugduni llatav. . 1825, in-8. — M. v. Buch, Veber Ammoniten, über ihre Sonderung in L'ami heu, etc. Berlin, 1832, in-4, fig. (AU. d. Miss). — Veber Goniolilen und Clymenien m Schlesicn. Berlin, 1839, in-4, fig. (.1 k. d. H’ist).
— Gr. v. Münster, Veber Gnnialilen und Planulilen im Uebergangkalk, etc. Baireuth, 1832, in-4, fig. — Ph. L. Volts, Observations sur les Bdlemnites , Paris, 1830, in-4, fig. — F. A. Quenstedt, De Aolis Aautilorum primariis, etc. Berlin, 1834, in-8. — Crustacés : Al. Brongniart et A. G. Desmarest, Histoire naturelle des Trilobiles, etc. Paris, 1822, in-4, fig. — J. W. Dalman, Veber die Palæaden oder die sogenannten Trilubiten (a d- Schwed., Nürnberg, 1828, in-4, fig.
— J. Green, A Monograph of lhe Trilobttcs of Aorlh America, etc. Philadelphia, 1833, in-8, fig. — H. F. Emmerich, De Trilobilis. Berlin, 1839, in-8, fig. — 'Lur Aaturgeschichte der Trilobilen. Meiningen, 1844, in-4. — H. Burmeisler, Die Organisation der Trilobilen. Berlin, 1843, in-4, fig. (Ray. Society). • — E. Beyrich, Veber eiuige bohmische Trilobilen. Berlin, 1845, in-4, 2“ pari., 1846, in-4. — A. J. C. Corda et Ig. llawle, Prodrom eincr Monographie der btihmischen Trilobilen. Prag., 1848, iu-8. fig. — J. Barrande, Syst. Sil., déjà cité. — J. W. Salter, in Mon. Geol. Sur v., etc., Dec. 2. — Gr. G. v. Münster, Bedriige sur Pelrefaktenkunde . Beyrouth, 1839, in-4, 2 è fasc., fig. — H. v. Meyer, A eue Galtungen fossiler Krebse, etc. Stuttgard, 1840, in-4, fig. — L. de Koninck, Mémoire sur les Crustacés fossiles de Belgique. Liège, 1841, in-4, fig. ■ — J. Cornuel, Description des Entomostracés fossiles, etc. (Hem. Soc. géol. de France, 2 e sér. , vol. 1, part. 2°, Paris, 1846, in-4, fig.). — Bosquet, Description des Entomo'tracés fossiles de la craie de Maeslricht (Mém. Soc. Roy. de Liège, 1847, in-8). — T. B. Joues, The Enlomoslraca oflhe Cretaceous Formation of Engtand (Paloeonl. Soc., London, 1848, in-4, fig.). — Ch. Darwin, Fossil Cirripedia (Paloeonl. Soc.), Londres, 1851-54, in-4, fig. — Insectes : P. B. llrodic, History of lhe Fossil Insects of lhe Secondary Rocks of England. London, 1845, in-8. — 0. lleer. Die Inscktenfauna der Terlittrgebüde ion Oentngenund von Radeboy. Leipzig, 1853, in-4, fig. — O. Heer et A. Eschcr v. der Liulli, Zwei geologische Vorlrttge, ele. (IV. Denk., Ilelv. Geselsch, 'Zurich, 1852, in-4). — Poissons : L. Agassiz, Rech. s. les poiss. foss déjà cité. — Sir Phil. F.gerlon, A systemalic and Stratigraphical Catalogue oflhe Fossil Fishes, etc. London, 1837, in-4, 2“ édit.
— On somc new Ganoid Fishes (Proc. Geol. Soc., London, IV, p. 183). — On somc New Specics of Chimœroid Fishes (Ibid., p. 153 et 211), voyez aussi : Trans. Geol. Soc. Lond. , Journ. Geol. Soc.; Ann. and Mag. Aat. Ilist., et Memoirs of the Geo'. Sur. of the United Kingdom). — F. J. Pictct, Poissons
SÉRIE DAHS LE TEMPS
saillants du règne animal, j'ai, sur ce point, encore quelques remarques à faire. Heureusement, je puis être court. Nous
fossiles du mont Liban. Genève, 1850, in-4, fig. — J. J. Heckel, Beilrtlge zur Kcnnlnis der fossilcn Fische Oesterreiclts. Vien, 1849, iu-4, fig. — R. W. Gibbes, Monograph of the Fossil Squalidæ of the United States ( Journ . Acad. Nat. Sc,, Philadelphia, 1848-49, in-4, fig.). — New Species of Myliobates (Ibid., 1849, p. 299. — F. McCoy, in Scdgnick and McCoy's British Palans. Rocks, déjà cité. — J. S. Newberry, Fishes of the Carbonif. Deposits of Ohio (Proc. Ac. Nat. Sc., Philadelphia, 1856). — Reptiles : G. Cuvier, Kech. Oss. foss. — G. Fr. Jaeger, U cher die fossilen Reptilien wolche in Wurtemberg aufgefunden worrten s ind. Stuttgart, 1828, in-4, fig. — Et. Geoffroy Saint-Hilaire, Recherches sur les grands Sauriens, e te. Paris, 1831, in-4, fig. — Eud. Deslongchamps, Mém. sur le Poceilopleuron Bucklcendi. Caen, 1837, in-4, iig. — H, G. Broun und .1. J. Kanp, Abhandlungcn iiber die GavialartigBn Reptilien. Stuttgart, 1842, in-fol., 11g. — A. Goldfuss, Der Schttdetbau des Mosasaurus (N. Act. Ac. Nat. Car., 1844, in-4. fig.). — E. d’Alton und H. Burmeister, Der fossile Gavial von Roll. Halle, 1854, in-fol., fig. — H. Burmeisler, Die Labyrinthodonten, Berlin, 1850, in-4, fig. — A. Quenstedt, Die Mastodnn saurier sind Balrachier. Tiibingcn, 1850, in-4, fig. — R. W. Gihbes, A Memoir on Mosasaurus andthreenew Généra, etc. Smitluon, Contrib., 1851, in-4, fig. — H. v. Meyer, Zur Fauna der Voru elt. DicSauner des Muscbelkalkes, etc. Frankfurt a M., 1845-52, in-fol. — H. v. Meyer und Th. Plieninger, Beitrtlge zur Paheontologie Wurtembergs. £luttgart, 1844, iu-4. fig. — R. Owen, Report on British Fossil Reptiles (Brit. A ss. , 1839, p. 43; 1841, p. 60). — Fossil Replilia of the London Clay (Paieront. Soc., London, 1849, in-4, fig.). — Fossil Replilia of the Crctaceous Formation (Paltponlol. Soc., London, 1851, in-4, fig.). — Fossil Replilia of the Wealden Formation ( Palœont . Soc., London, 1852-55, in-4, fig.). — I. Lea, On a Fossil Saurian of the New Red Sandstone, etc. Philadelphia, 1852, in-4, fig. — Jos. Leidy, Description of Fxhnct Mammalia and Chelonia from Nebraska Territory, in 1). I). Owen, Gcol. Surv. of IFisconsin, lowa , Minesota, etc. Philadelphia, 1852, in-4, fig. — On Balhygnathusborealis, an extinct Saurian (Journ. Ac. Nat.Sc. Philad., 1854, in-4, fig.). — Description of a New Species of Crocodile, etc. (Ibid., 1851). — Jcffr. Wyman, On some remains of Balrachian Reptiles discovered in the Coal Formation of Ohio (Amer. Journ., 1858, vol. XXV, p. 158). — Oiseaux : R. Owen, Hislory of British fossil Mammalia and Birds. London, 1844-4G. 1 vol. in- 8, fig. — Fossil Birds from the Wealden (Journ. Gcot. Soc., 11, p. 96). — Memoir on the Dinornis (Trans. Zool. Soc., vol. 111, p. 3, London, 1844, in-4, fig.)- — Mammifères : G. Cuvier, O.-s. foss. — W. Buckland, fiel. Üduv. — Ducr. de Blainville, Ostéogr. ou Descr. iconographique comparée du iqueletle, etc. Paris, 1841 et suiv., in-4, atlas in-fol. — J. 1. Kaup, Descriptions d’ossements fossiles de Mammifères inconnus . Darmstadt, 1832-39, in-4, fig. — R. Owen, Odontography, or a Treatise on the Comparative Analomy of the Teelh. London, 1840-41, 3 vol. in-8, fig. — Brit. foss. (Main, and Birds, déjà cité). — The Fossil Mammalia of the Voyage ofll. M. S. Beagle. London, 1838, in-4, fig. — Description of the Skeleton of an extinct gigantic Stulh, Mylodon robustus. London, 1842, in-4, fig., et divers mémoires dans les revues spéciales. — P. G. Schmerling, Recherches sur les ossements fossiles des cavernes de Liège. Liège, 1833-36, 2 vol. in-4, fig. — Croizet et Jobert, Recherches sur les ossements fossiles du département du Puy-de-Dôme. Paris, 1828, in-fol., fig. — H. v, Meyer, Zur Fauna, etc. — Die fossilen Zühneund
DE L’ESPÈCE
possédons en effet un Traité de Paléontologie (1), disposé suivant Tordre zoologique, et dans lequel on peut voir, d’un coup d’œil, comment les représentants de chaque classe du règne animal sont distribués dans les formations géologiques qui se succèdent. Ce coup d’œil rapide suffit pour qu’on s’aperçoive que certains types dominent pendant quelques périodes et disparaissent entièrement dans d’autres. La délimitation est remarquable et s’étend à des classes entières parmi les Vertébrés. Dans les autres embranchements, elle n’atteint guère que les ordres ou les familles, si même elle ne s’arrête pas aux genres et aux espèces. Mais quelle que soit l’étendue qu’ils embrassent dans le temps, on doit reconnaître maintenant que, pour tous ces types, il y a un parallélisme très-rigoureux entre leur ordre de succession et le rang relatif à assigner aux animaux du même type, actuellement vivants; — entre cet ordre et les phases du développement embryonnaire de ces mêmes types à l’heure présente; — et même entre cet ordre et le mode actuel de distribution à la surface du globe. Quelques exemples rendront les choses plus claires. Parmi les Echinodcrmcs, les Crinoïdes sont, pendant une longue suite de périodes, les seuls représentants de leur classe ; après eux viennent les Astéries, puis les Oursins dont les plus anciens appartiennent aux types Cidaris et Echinus; plus tard, les Clypeastroïdes et les Spatangoïdes. On n’a pas encore trouvé la preuve de l’existence des Holothuries. Pour la classe des Crustacés, on peut comparer l’admirable travail de Bar-
Knochen, in der Gegend ton Georgensgmünd. Francfiirt a. M., 1834, in-4, fig. — G. F. Jaeger, Die fossilen Stiugelhiere Wurtemberg s. Stutlgard, 1835- 39, in-fol. fig. — H Falconcr and P. T. Cautley, Fauna antigua Simien sis, etc. London, 18-46, In-ful . , fig. — P. Gervais, Zoologie et Paléontologie françaises. Paris, 1848-52, in-4, fig. — J. Müller, Ueberdie fossilen /teste der Zeuglodonten, etc. Berlin, 1849, in-fol., fig. — J. Leconle, On Platigonus rompressus ( Mem . Amer. Acad. Arts and Sc., 1848, in-4, fig.). — J. Wyman, Notice of the Geological Position of Castoroide Ohioensis, by J. Hall, and an Anntomical Description of the same (Boston, Jour n. Nat. Hist., 1847, vol. V. p.385, in-8, fig.). — J. C. Warren, Description of a Skeleton of the Mastorfon gigariteus. Boston, 1852, in-4, fol. — J. Leidy, The Ancien t Fauna of Nebraska ( Smitlison . Cont., Washington, 1852, in-4, fig.). — Voy. sec. 22.
(1) Le Traité élémentaire de Pictet, déjà cité.
SÉRIE DANS LE TEMPS
rande (1) sur le système Silurien de la Bohême avec le mémoire du comte Münster sur les Crustacés de Solenhofen (2) et l’ouvrage de Desmarest sur les Crabes fossiles (3) ; on voit immédiatement que les Trilobites sont les seuls crustacés des roches paléozoïques les plus anciennes, tandis qu’il y a, à la période jurassique, une faune carcinologique entièrement composée de Macroures, à laquelle furent adjoints les Brachyures, durant la période tertiaire. Les formations intermédiaires entre les roches paléozoïques les plus anciennes et le Jura contiennent des restes d’autres Entoraostracés, et les plus récentes celles de quelques Macroures aussi. Dans ces deux classes, la succession des représentants dans les périodes diverses est en conformité avec leur rang respectif tel qu’il est déterminé par les gradations de la structure.
Parmi les Végétaux, les Fougères et les Lycopodiacées prédominent à la période carbonifère (4); à la période triasique, les Equisétacées (5) et les Conifères prévalent. Ce sont les Cycadées (6) et les Monocotylédonées qui l’emportent, dans les dépôts jurassiques; plus tard seulement les Dicotylédonées prennent le dessus. La représentation iconographique de la végétation des anciens âges a, dans ces derniers temps, dépassé de beaucoup en exactitude toutes les tentatives faites pour représenter les traits caractéristiques du monde animal, aux différentes périodes géologiques (7). .
Sans qu’il soit nécessaire de donner ici les caractères de
(1) Barrande, Système silurien, déjà cilé.
(2) G. v. Mimster, Beitrllge s. Pelrefact., cité plus haut.
(3) Desmarest et Brongniart, Hist. natur. des Trilobites et des Crustacés, citée plus haut.
(à) Voyez ci-dessus page 149, note 1.
(5) P. W. Schimper et A. Mougeot, Monographie des plantes fossiles du grès Jbigarrc delà chaîne des Vosges. Strasbourg et Paris, 1840-43, in-4, üg.
(G) W. Butland, On lhe Cucadeoidæ, a Family of Plants found in Oolite, etc. {Trans. Geol. Soc. Fond . , 2® sér., p. 395). — F. Unger, Chloris protngœa, lleiir'tge zur Flora der Vorwelt. Leipzig. 1841, in-4, fig. — 0. Heer, Flora tertiaria Hclveliœ. Winlerthur, 1855, in-fol. fig.
(7) Fr. Unger, dans Die Vorwelt in ihren verschiedencn Bildungsperioden . — Vienne, in-folio, sans date, — donne des paysages des différentes périodes géologiques. Ce sont des représentations idéales de la végétation des âges passés.
de l’Espèce.
l’ordre de succession géologique des êtres, on peut, dès maintenant, tirer des faits mentionnés la conclusion suivante : Tandis que le monde matériel est toujours le même, à toutes les époques, dans toutes ses combinaisons et aussi loin que nous puissions retrouver en arrière, par l’investigation directe, les traces de son existence, au contraire, les êtres organisés transforment sans cesse ces éléments toujours les mêmes en des formes nouvelles et en de nouvelles combinaisons. Le carbonate de chaux de n'importe quelle époque n’est jamais que du carbonate de chaux ; forme et composition, rien ne change, tant qu’il demeure soumis à la seule action des forces physiques. Mais que la vie soit introduite sur la terre, et de ce carbonate de chaux un Polype bâtira son corail ; chaque famille, chaque genre, chaque espèce en aura un différent, qui variera encore à chaque époque géologique nouvelle. Le Phosphate de chaux des roches paléozoïques est le même que celui que l’homme prépare artificiellement; mais un Poisson en fait ses épines et chaque poisson fait les siennes à sa manière; la Tortue en construit sa carapace, l’Oiseau ses ailes, le Quadrupède ses membres, et l’Homme, semblable en cela à tous les Vertébrés, l’entière charpente de son squelette. Et, à chaque période qui se suit dans l'histoire du globe, toutes ces constructions sont différentes pour des espèces différentes. Où est l’analogie entre tous ces faits? Ne décclent-ils pas l’action de forces distinctes et qui s’excluent l’une l’autre? Non, en vérité, la noble forme humaine ne doit pas son origine aux mêmes forces qui se combinent pour donner à un cristal sa figure définitive! Or, ce qui est vrai du carbonate de chaux est également vrai de toutes les substances inorganiques; toutes présentent, à tous les âges passés, les mêmes caractères qu'elles possèdent de nos jours.
Envisageons ce même sujet à un autre point de vue et nous verrons qu’il en est de même quant à l’influence de toutes les causes physiques. Parmi ces agents, le plus puissant est sans contredit l’électricité. C’est le seul d’entre tous auquel, bien qu’à tort, on n’ait pas craint d’attribuer la for-
TYPES SPÉCIAUX A DES LOCAt.ITÉS PARTICULIÈRES. 159
mation directe d’étres vivants. Les elTets que l’électricité produit de nos jotïrs, elle les a produits de tout temps et elle les produisait de la même manière. Elle a réduit les composés métalliques et quelques minerais et les a précipités sous forme cristalline, ou en filons, à toutes les périodes géologiques; elle a transporté telle ou telle substance d’un point à un autre point, aux âges passés, comme elle le l'ait aujourd’hui dans nos laboratoires, quand nous recourons à elle. De même, l’évaporation qui a lieu à la surface de la terre. Aux époques antérieures comme de nos jours, elle a toujours produit dans l’atmosphère des nuages qui, après s’être accumulés, se condensaient pour retomber en pluie. Les empreintes de gouttes de pluie, dans les roches triasiques ou carbonifères, ont apporté jusqu’à nous le témoignage que les opérations des agents physiques étaient autrefois identiques avec ce qu’elles sont encore. Elles attestent que ces agents font aujourd’hui ce qu’ils faisaient déjà aux époques géologiques les plus reculées, et ce qu’ils ont fait dans tous les temps. Cela bien constaté, comment imaginer un rapport de causalité entre deux catégories de phénomènes si dissemblables : les uns obéissant toujours aux mêmes lois, tandis que les autres, à chaque période nouvelle, mettent en évidence des relations et des combinaisons nouvelles, dont la gradation toujours changeante aboutit, comme dernier terme de la série, à l’apparition de l’Homme? Qui ne voit au contraire que l’identité constante, à n’importe quelle époque, des produits de l’action des causes physiques témoigne énergiquement contre toute influence de leur part sur la formation d’êtres perpétuellement changés, et sur l’origine de ce monde organique dont l’ensemble déroule à nos yeux, de la façon la plus sensible, un enchaînement de pensées!
Localisation des types aux âges passés.
L’élude delà distribution géographique des animaux actuels nous a appris que chaque espèce, animale ou végétale,
a un habitat déterminé, et même que certains types particuliers sont circonscrits dans des limites définies de la surface du globe. Récemment, et depuis que les investigations des géologues ont pu atteindre les parties de la terre les plus éloignées, on a pu se convaincre que celte localisation spéciale avait eu également lieu aux âges passés.
Le premier, Lund, signala ce fait; il montra que, au Brésil, la faune (1), aujourd’hui éteinte, de la dernière période des anciens âges se composait de représentants différents des mêmes types qui prédominent, «à cette heure, dans cette . immense région. Owen a observé un rapport analogue entre la faune éteinte de l’Australie (2) et les types qui vivent actuellement sur ce continent.
S’il reste encore un naturaliste pour croire que la faune d’un continent puisse être venue d’une autre partie du globe, l’étude de ces faits, sous toutes leurs faces, doit le convaincre de son erreur.
On sait à quel point les Édentés caractérisent la faune moderne du Brésil. Ce pays est la patrie des Paresseux (Bradypus), des Tatous (Dasypus), des Fourmiliers (Myrmecophaga). Or, c’est aussi dans ce pays qu’on a trouvé les genres éteints, si extraordinaires, qui tous appartiennent à ce même ordre des Édentés : le Mégathérium, le Mylodon, le Megalonyx, le Glyptodon et quelques autres décrits parle docteur Lund et le professeur Owen. Quelques-uns de ces genres éteints d’Édentés ont eu aussi, à la même période géologique (3), des représentants dans l’Amérique du Nord; ce qui montre que, tout en étant confinée dans le même territoire, la distribution de ce type a été différemment limitée à des époques différentes.
(t) D r Lund, Itlik paa Brasitiens Dyrevcrden for sidite Jordomvcellning. {K. Danske vidensk selsk. Afhandl VIII, Copenhague, 1841,in-4,p. 61,elc..).
(2) R. Owen, On the geographical Distribution of exlinct Mammalia {Ann. Mag. Nat. Hisl ., 1846, XVII, p, 107.
(3) Jos. Leidy, A Menioiron the exlinct slolh tribe of North America {Smithson, Contrib., 1855. — J. Wyman, Notice on fossile Uones {Amer. Jour. Sc. et Art., 2' sér., 1850, X) — U. Owen, On the Mégathérium {Trans. II. Soc. 1855, II, p. 359 ; 1856, II, p. 571).