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ANALOGIES

Catégories d’analogie.

Nous ri’avons considéré jusqu’ici que les rapports ayant pour fondement des traits de la structure rigoureusement homologues. Nous allons maintenant procéder à l'examen de relations plus lointaines et moins délinies, auxquelles on donne le nom d’Analogies.

J’ai déjà expliqué en quoi les homologies diffèrent des analogies (1). L’homologie est cette sorte de rapports qui naissent de l’idetltilé de la structure, entre animaux différents appartenant à des divisions naturelles de même catégorie. L’analogie est la ressemblance produite par la combinaison des traits qui caractérisent un groupe naturel avec ceux qui en caractérisent un autre (2).

Ainsi, nous avons vu qu’il y a homologie : entre tous les animaux faisant partie d’un même embranchement, en tant que l’on considère le plan de leur structure ; entre tous les membres d’une classe, pour ce qui est du mode d’exécution de ce plan; entre tous ceux d’un ordre, eu égard à la complication de leur structure; entre tous les représentants de la même famille, dé parla forme; entre les genres d’une famille unique, si l’on s’en tient aux particularités de détail de leur structure. Même dans les limites étroites de l’espèce, on peut encore trouver des homologies chcfc les genres qui comptent de nombreux représentants; mais cela ne s’étend pas aux espèces de deux genres voisins. Il est donc évident que les catégories d’homologie sont aussi nombreuses et aussi diverses que les catégories de différences dont la distinction est possible dans la structure des animaux; en

(1) Voy p. 26, scct. v.

(2) Oïl a ertcore dit que l’homologie résultait de l'identité de la structure indépendamment de la fonction, et l’analogie, inversement, de la parité des fonctions quelle que fût la structure. La définition ci-dessus donnée est plus précise, parce qu’elle embrasse toutes les catégories d’analogie et d’homologie.

d’aulres termes, il y a des homologies d’embranchement, des homologies de classe, des homologies d’ordre, de famille, de genre, d’espèce. 11 n’est pas un zoologiste pratique à l’esprit duquel ne se présentent de suite les exemples de ces homologies des catégories les plus générales. Les homologies spécifiques se découvrent plus particulièremement dans ces traits de la structure qui déterminent les proportions des parties ; c’est le cas, par exemple, lorsque toutes les espèces d’un même genre ont le cou long, la queue courte, les jambes hautes, etc., tandis que celles d’un genre fort voisin peuvent présenter des proportions inverses, etc.

Voyons maintenant quelles sont les catégories d’analogie et jusqu’à quel point il est possible, dans n’importe quelle circonstance, de distinguer ce qui est homologie d’avec ce qui est analogie. Si l’Analogie est la ressemblance produite par la combinaison des caractères d’un groupe avec ceux d’un autre groupe (comme les caractères de classe d’une certaine classe avec les caractères équivalents d’un autre groupe delà même sorte, ou avec ceux des familles d’une autre classe), la recherche de ce genre de rapport se borne à reconnaître les différentes catégories de la structure qui ont fait précédemment l’objet de notre considération ( embranchements, classes, ordres, etc.), et à apprécier correctement la manière dont elles sont combinées l’une avec l’autre. Il suffira, par exemple, de voir comment les traits qui résultent d’un cerlain mode d’exécution des homologies d’un type sont combinés avec la structure d’un autre type; en d’autres termes, on tiendra compte de tous les traits qui se montreront, sans se maintenir dans les limites où les structures sont rigoureusement homologues. Etudier les analogies, c’est donc rechercher les traits, d’ailleurs plus ou moins distincts, qui sont le caractère naturel d’une sorte de groupe, au sein de leur combinaison avec ceux qui en caractérisent une autre. C’est ainsi que la parité établie entre l’aile d’un Insecte et l’aile d’un oiseau a pour base l’analogie. L’entière différence qu’il y a dans la structure des organes du vol, chez les êtres de ces deux classes, ne nous permet pas de considérer la

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