‹ De l'espèce et de la classification en zoologieChapitre 54 sur 93 · EXAMEN C.ÊNÊIUL DES PRINCIPAUX SYSTÈMES · texte numérisé non relu

EXAMEN C.ÊNÊIUL DES PRINCIPAUX SYSTÈMES

chrysalide ; d’un aulre côlc, des opalines sont sorties d’œufs de Distonies. Je publierai opportunément les détails de ces observations. Mais s’il est prouvé que deux types comme celui du Paramecium et celui de l’Opalina. sont la progéniture de certains vers, il s’ensuit, ce me semble, que tous les Entérodèles, à l’exception des Vorticellidés, doivent être regardés comme la forme embryonnaire de cette légion de vers, tantôt indépendants et tantôt parasites, dont les métamorphoses restent à étudier. A cet égard, je pourrais faire remarquer encore que le temps n’est pas loin où lcsCercaires étaient, eux aussi, regardés comme appartenant à la classe des Infusoires, tandis qu’à présent, il n’y a pas de doute qu’ils représentent une des phases du cycle de la vie des Distonies. Le seul anneau de la chaîne des métamorphoses de ce genre qui demeurât inconnu est maintenant découvert, puisque, comme je viens de le déclarer, l’embryon qui sort de l’œuf pondu par un Distôme parfait se trouve être une opaline.

La conclusion de tout cela c’est que la division du Règne animal à laquelle on a donné le nom de Protozoaires, et qui différerait de toutes les autres en ce que les êtres qui la composent ne pondent pas d’œufs, n’existe pas dans la nature» Des êtres qu’on y a rangés il faut maintenant faire deux parts : l’une qu’on placera parmi les plantes, dans la classe des Algues; l’autre qu’on distribuera parmi les animaux, dans la classe des Acéphales (les Vorticelles), dans celle des Vers (les Paramecium et les Opalina), et dans celle des Crustacés (les Rolifères). Les Vorticelles sont de vrais Bryozoaires et par 'conséquent des Mollusques Acéphales, et les belles recherches de Dana et Leydig ont prouvé que les Rolifères sont de véritables Crustacés et non des Vers.

Le grand type des Rayonnés, à ne considérer que ses traits essentiels, a été pour la première fois reconnu par Cuvier, quoiqu’il lui ait attribué plusieurs animaux qui ne lui appartiennent pas. L’erreur vint en partie de la connaissance imparfaite qu’on avait de ces animaux, au temps du grand

zoologiste, en partie aussi de ce que lui-même se laissa aller, dans cette occasion, à s’écarter du principe qu’il avait posé pour sa propre classification et d’après lequel les embranchements ont pour raison d’être un plan spécial de structure. En ce qui concerne les Rayonnés, Cuvier se départit de ce principe au point d’admettre, à côté de la considération du plan particulier de leur structure, celle d’un autre élément, la simplicité de cette structure, comme trait essentiel du caractère typique. En conséquence, il introduisit cinq classes parmi les Rayonnés : les échinodermes, les vers intestinaux, les aealèphes, les polypes et les infusoires. Je n’ai pas besoin d’opposer à cette classification contre nature ce que j’ai déjà dit des infusoires, à propos des Protozoaires; il n’est pas non plus nécessaire d’insister sur les raisons qu’il y a d’éloigner les vers des Rayonnés et de les rattacher aux Articulés. 11 ne reste donc plus dans les Rayonnés que trois classes : les polypes, les aealèphes et les échinodermes ; et, dans ma manière de voir, ce sont bien réellement les trois classes naturelles de cette grande division, parce qu’ils manifestent trois procédés différents au moyen desquels le plan caractéristique du type, le rayonnement, est mis à exécution dans des structures distinctes.

Une fois établi que les échinodermes sont, d’une manière générale, homologues.quant à la structure avec les aealèphes et les polypes, on doit admettre que ces classes appartiennent à un seul et même grand type et qu’elles seules représentent l’embranchement des Rayonnés. Je suppose, bien entendu, que les bryozoaires, les corallines, les éponges et tous les autres mélanges étrangers ont été séparés d’avec les polypes. Or, c’est ce type des Rayonnés de Cuvier, ainsi débarrassé de tous les éléments hétérogènes, que Leuckart entreprend de diviser en deux embranchements, équivalant l’un et l’autre, dans sa pensée, à ceux des Vers, des Articulés, des Mollusques et des Vertébrés. Indubitablement, il a été conduit à exagérer à ce point la différence qui existe entre les échinodermes, d’un côté, et les aealèphes et les polypes, de l’autre, par la ressemblance, fort grande à première vue, des

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