GRANDES DIVISIONS NATUREL!. ES
les Céphalopodes ne sont qu’une classe des Mollusques.
Quant aux différences, dans le mode de développement, des Céphalopodes et peut-être des autres Mollusques, le type des Vertébrés nous est un exemple que la segmentation du jaune peut être partielle chez des animaux et totale chez d’autres, dans un même embranchement, sans en détruire l’unité. En effet, les œufs des Mammifères et des Cvclostomes subissent une segmentation totale, tandis que la marche de la segmentation est plus ou moins bornée dans les autres classes. Chez les Oiseaux, les Reptiles et les Sélaciens, la segmentation n’est que superficielle ; chez les Batraciens et la plupart des Poissons, elle est beaucoup plus profonde. Cependant, personne ne se hasarderait à diviser, d’après celle donnée, les Vertébrés en plusieurs embranchements distincts. Quant aux Bryozoaires, il n’est pas douteux que leur association avec les Polypes ou avec les Vers ne soit contraire à leurs affinités naturelles. Le plan de leur structure n’est pas rayonné ; il est au contraire distinctement et essentiellement bilatéral, et lorsque leur étroite affinité avec les brachiopodes, signalée plus haut (1), aura été bien comprise, il ne restera plus de doute sur leur vraie connexion avec les Mollusques. Comme il n’entre pas dans mon plan de. décrire ici les caractères de toutes les classes du règne animal, je me borne à déclarer.que l’embranchement des Mollusques ne contient, suivant moi, que les trois classes suivantes :
l r " Classe : Acéphales ; quatre ordres, les Bryozoaires (Vorticelles comprises), les Brachiopodes, les Tunicierset les Lamellibranches.
2 e Classe : Gastéropodes ; trois ordres : Pléropodes, Hétéropodes et Gastéropodes proprement dits.
. 3 e Classe : Céphalopodes ; deux ordres : Tétrabranches et Dibranches.
De toutes les modifications introduites dans la classifica-
the Morphology of the Cephalous Mollusca. Tr. Roy. Soc. London, 1853, p. 29. — Carus, System, etc., cité p. 24, n. 2.
(1) Chap. I, sect. xix.
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tion générale des Animaux, depuis l’apparition du Règne animal de Cuvier, ce qui me parait le moins justifié, c’est l’institution d’un embranchement distinct, de nos jours généralement admis sous la dénomination de Vers, pour y renfermer les Annelés, les Helminthes, les Rotifères et même, si l’on en croyait Leuckart, les Bryozoaires. La séparation des Helminthes d’avec le type des Rayonnés fut certainement un progrès sur le système de Cuvier, mais c'était faire en même temps un pas en arrière que d’enlever les Annélidesà l’embranchement des Articulés. La comparaison la plus minutieuse ne fait rien découvrir qui ressemble à un plan distinct de structure, commun à tous ces animaux et les rassemblant en un groupe primaire naturel. Ce qui les réunit, et les tient à distance (1) des autres groupes d’Articulés, ce n’est pas la communauté de plan, mais la simplicité plus grande de leur organisation (2). En les rapprochant les uns des autres, les naturalistes tombent dans la même erreur que Cuvier a commise, quand il a associé les Helminthes aux Rayonnés ; seulement ils se trompent d’une autre façon et sur une plus grande échelle (B). Les Bryozoaires sont, pour ainsi dire, des Mollusques appauvris, comme l’Aphanes etl’Alchemilla sont des Rosacées appauvries. Les Rotifères sont, dans le même sens, les plus humbles des Crustacés, et les Helminthes et les Annélides constituent ensemble la plus basse classe des Articulés. Celte classe se rattache par la plus étroite analogie à l’état larval des Insectes. Le plan est identique et il n’y a que ces différences de . structure qui constituent la classe (4). Du reste, les Helminthes se relient aux Annélides de la même manière que les larves apodes des Insectes se relient aux Chenilles les plus hautement organisées. Userait vrai de dire que la classe des Vers représente, à l’état parfait, l’état embryonnaire des Articulés supérieurs. Les deux autres classes de cet embranchement sont les Crus-
(1) Cliap. II, sect. vu.
(2) Cf. plus haut, cliap. I, sect. xix.
(3) Cf. chap. Il, scct. i.
(4) Cf. chap. II, sect n.