‹ De l'espèce et de la classification en zoologieChapitre 59 sur 93 · INNÉ · texte numérisé non relu

INNÉ

ai xaXsüvrat ift'tovot il’ ô/Miorrjta, oùx waai ônrXùiç to ' aÙTo tuîsc ' xai yàp cytiovzca xat yiwv-jTai otXÀrj/c.)v • PüOS UD ftUtX6 p&SSdgQ

néanmoins, il applique cette même expression à un groupe exactement identique avec notre moderne genre Equus : inù

ta tiv ïv ti yivoç xai il ri Toi{ tyovtt jfoumv, Xoipoûporç xaXoufitvoit, olo» irririo xai ovo> xat èpti xat ytvvia xai îvvip xai T aï; îv Xvpia xaXsupcvai; r,piiovoiç.

On ne peut pas dire qu’ Aristote ait proposé une classification régulière. Il parle constamment de groupes plus ou moins étendus en les désignant par la même appellation. Évidemment, il les considère comme des divisions naturelles ; mais nulle part il n’exprime la conviction que ces groupes soient susceptibles d’un arrangement méthodique de nature à exprimer les affinités réelles des animaux. Et pourtant, il place ses remarques sur les différents animaux dans une connexion et dans un ordre tels qu’il en résulte clairement qu’il avait la connaissance de leurs rapports. En parlant des Poissons, par exemple, il n’y mêle jamais les Sélaciens.

Après Aristote, la classification zoologique ne fit aucun progrès durant deux mille ans. Enfin, Linné introduisit de nouvelles distinctions, il assigna une signification plus rigoureuse aux termes classe (genns summum ), ordre ( genus intermedium), genre {(jenus proximum) et espèce dont les deux premiers furent introduits par lui, pour la première fois, comme dénominations de groupes distincts, dans le système de la zoologie.

Période de Linné.

Quand on jette les yeux sur le Systeriia Naturœ de Linné, même en prenant la douzième édition de ce livre, la dernière qui ait été revue par lui, on a peine, de nos jours, à se rendre compte de la grande influence exercée par cet ouvrage sur les progrès de la Zoologie (1). Et cependant, il

(1) l'our bien apprécier les perfectionnements successifs de la classification

eut sur son époque une action magique, il suscita des efforts qui dépassèrent de bien loin tout ce qui avait été fait dans les siècles précédents. Un tel résultat doit être attribué, en partie, à la circonstance que Linné était le premier bomme qui eût jamais conçu distinctement l’idée d’exprimer sous une formule définie ce qu’il croyait être le système de la nature et, en partie aussi, à la clarté et à la simplicité de sa méthode si facile à comprendre. Écartant, dans son système, tout ce qui ne pourrait pas être déterminé facilement, il divisa le Règne animal en deux classes distinctes, caractérisées par des traits définis. Pour la première fois aussi, à côté des genres èt des espèces, vaguement distingués les uns des autres avant lui (1), il introduisit les ordres dans le système de la zoologie. El quoiqu’il n’ait pas même essayé de définir le caractère essentiel de ces différentes sortes de groupe, il appert bien évidemment de ses nombreux écrits qu’il les considérait tous comme des subdivisions de valeur décroissante, embrassant un nombre, plus grand ou plus petit, d’animaux qui tous présentent en commun des attributs plus , ou moins généraux.

11 exprimait de la manière suivante l’idée qu’il se faisait de ces rapports existant entre les classes, les ordres, les genres, les espèces et les variétés (2).

Page 1