CLASSIS. OR DO
G EN US. SPECIK5. VAR1KTAS.
G inus summum, Genus inlctwtdium. Genus proximum. Species. Pmvinciæ. Territoria. Paræciœ. Pnyi.
Legiones. Cohortes. Manijnili. Contubernia.
liuliriduum.
Domicilinm « Miles.
Le diagramme ci-dessous, extrait de la 12 e édition, pu
de Linné, il suffit de comparer la l re édition du Systcma tialurœ, publiée en 1735, avec la 2', publiée en 1740, la 6' qui date de 1748, la 10 e qui est de 1758, et la 12 e , publiée en 1766, car ce sont les seules éditions qu’il ait revues lui-même. La 3' est une réimpression de la 1" ; la â' et la 5*’ sont des réimpressions de la 2' ; les 7 e , 8* et 9 e , des réimpressions de la 6'; la II* reproduit la l re , et la 13", publiée par Gmelin après la mort de Linné, est une compilation qui mérite peu de confiance.
(1) Voy. ci-dessus section u . Les fsvin utfiora d’Aristote correspondent cependant aux classes de Linné, et les ytvr, utyaXa à ses ordres,
(2) Voy. Systma nalurœ, 12' édit., p. 13.
LFNNÊ.
bliée en 1766, figure l’arrangement qu’il donnait au Règne animal.
Classification de Linné.
Cl. 1. MAMMALIA. Ord. Primates, Bru ta, Feræ, Glires, Pecora, Belluæ, Cete.
Cl. 2. AVES. Ord. Accipitres, Picæ, Anseres, Grallæ, Gallinæ, Passeres.
Cl. 3. AMPHIBIA. Ord. Reptiles, Serpentes, Nantes.
Cl. Ix. P1SCES. Ord. Apodes, Jugulares, Thoracici, Abdominales.
Cl. 5. INSECTA. Ord. Coleoptera, Hemiptera, Lepidoptera, Neuroptera, Hymenoptera, Diptera, Aptera.
Cl. 6. VERMES. Ord. Intestina, Mollusca, Testacea, Lithophyta, Zoophyta.
Dans les premières éditions et jusqu’à la dixième, la classe des Mammifères était appelée classe des Quadrupèdes, et elle ne renfermait pas les Cétacés qui étaient encore rangés parmi les Poissons. Il ne paraît pas qu’il y ait jamais eu désaccord entre les naturalistes sur les limites naturelles de la classe des Oiseaux depuis que Linné l’a définie, pour la première fois, en en retirant les Chauves-Souris rapportées à la classe des Mammifères. Dans les premières éditions du Systema Naturrp , la classe des Reptiles embrasse les mômes animaux que dans les systèmes des plus récents observateurs; mais depuis la dixième édition, elle a été malencontreusement augmentée des poissons cartilagineux et semi-cartilagineux. Cette modification rétrograde fut inspirée par quelques observations inexactes du docteur Garden. La classe des Poissons est vraiment bien limitée dans les premières éditions du Système, à l’exception des Cétacés (Plagiures) qui furent remis à leur place, dans la classe des Mammifères, à la dixième édition. Mais dans les éditions postérieures, les Cyclostomes, les Plagiostomes, les Chimères, les Esturgeons, les Lophioïdes, les Discoboles, les Gymrv>dontes, les Sclérodermes et les Lophobranches sont exclus de cette classe et reportés dans celle des Reptiles. La
classe des Insectes (1), telle qu’elle est circonscrite par Linné, embrasse non-seulement ce que nous considérons aujourd’hui comme les Insectes proprement dits, mais encore les Myriapodes, les Arachnides et les Crustacés. Elle correspond plus exactement à la division des Arthropodes des classificateurs modernes. La classe desVers, la plus disparate de toutes, renferme pêle-mêle tous les Rayonnés ou Zoophytes et les Mollusques des auteurs modernes, plus les Vers intestinaux et les Vers libres, les Cirripèdes et un poisson (le Myxine). Il était réservé à Cuvier d’introduire l’ordre dans ce chaos (2).
Telle est, avec ses qualités et ses défauts, cette classification qui imprima à l’étude de la Zoologie l’impulsion la plus inattendue et la moins préparée. Il faut se rappeler combien il y a peu de temps que cette œuvre, même avec tant d’imperfections, est venue exercer son énergique influence sur les progrès de la science, pour comprendre comment il se peut qu’il reste tant à faire dans le domaine de la zoologie systématique. Il n’y a certainement rien d’ instructif, pour celui qui étudie l’histoire naturelle, comme une rigoureuse et minutieuse comparaison des diverses édifions du Nystema Naturœ de Linné avec les travaux de Cuvier et des autres zoologistes éminents. L’étude des méthodes à l’aide desquelles se sont accomplis les progrès réels de notre science n’est pas moins féconde en enseignements.
Depuis la publication du Systema Naturœ jusqu’à l’époque où Cuvier publia les résultats de ses recherches anatomiques, tous les essais de classification nouvelle furent, en définitive, de simples modifications des principes introduits
(1) Aristote divise ce groupe plus correctement que Linné, car il admet déjà deux classes (fsvn (As-fiera) parmi les Insectes : les Malacostraca (Crustacés) et les Entoma (Insectes) (Hist. anim., cbap. VI). Il semble aussi s’être lait une idée vraie des limites naturelles des Mammifères et des Reptiles, car il distingue les Quadrupèdes vivipares des ovipares, et ne confond nulle part les Poissons avec les Reptiles (Ibid.}.
(2) Il y aurait injustice pour Aristote à ne pas remarquer qu’il avait déjà compris, mieux que le grand naturaliste suédois, les rapports existant entre les animaux réunis par Linné en une seule classe, sous le nom de Vers. En parlant, par exemple, des grands genres ou classes, il sépare correctement les Céphalopodes des autres Mollusques, sous le nom de Malakia. ( llist . anim., lib. I, chap. VI.)