Provincia. VERTEBRATA
Animalia systematum anatomicorum animalium gradum evolulionis exhibcntia.
A. Gradus evolutionis systemalum physiologicorum vegetativorum.
o. Evolutio systematis nutrilionis, si-
mulque ossium Cl. 13. Pisces.
b. Evolutio systematis generationis, si-
mulque musculorum Cl. IZi. Reptiua.
B. Gradus evolutionis systematum physiologicorum animalium.
c. Evolutio systematis sensibilitatis, si-
mulque nervorum..., Cl. 15. Avks.
d. Evolutio systematis motûs, simulque
sensuum Cl. 16. Mammai.ia.
L’idée fondamentale de la classification de Fitzinger est la même que celle sur laquelle Oken a basé son système. Les divisions supérieures qu’il appelle provinces, degrés et cercles sont, aussi bien que les classes cl les ordres, considérées comme la représentation soit d’une combinaison quelconque de systèmes d’organes, soit d’un système particulier,
PHYSIOPHILOSOPHES. — ' “ FITZINGER. 351
soit même simplement d’un organe spécial. Les deux groupes primaires, les provinces, sont les Evertébrés et les Vertébrés. Les Evertébrés représentent les systèmes de la vie végétative, et les Vertébrés ceux de la vie animale, de la même façon que les animaux-intes/m et les animaux-cAotV d’Oken. Toutefois, au lieu d’adopter comme Oken les dénominations de l’anatomie pour ses divisions, Fitzinger emploie celles qui sont le plus généralement usitées. Ses subdivisions, ou les degrés de ses deux groupes primaires, sont fondées sur la répétition de cette même différence, dans les limites qui leur sont propres. Les Evertébrés dans lesquels prédominent les systèmes végétatifs sont mis en opposition avec ceux chez lesquels les systèmes animaux l’emportent, et la même distinction est encore opérée parmi les Vertébrés. Chacun de ces degrés embrasse deux cercles tracés d’après le développement d’un système organique particulier, etc. On ne doit pas s’attendre à ce que les systèmes fondés sur de tels principes puissent présenter entre eux plus de concordance que les classifications basées sur les différences anatomiques ; je demanderai cependant ce que devient le principe lui-même, si ses prôneurs ne sont pas d’accord sur les systèmes anatomiques qu’ils doivent donner pour base à leurs classes? D'après Oken, les Mollusques (Acéphales, Gastéropodes et Céphalopodes) représentent le système de la circulation ; c’est ainsi du moins qu’il les envisage dans la dernière édition de son système. Fitzinger, au contraire, voit en eux les représentants du système de la sensibilité. Oken identifie les Articulés (Vers, Crustacés et Insectes) avec le système de la respiration ; Fitzinger fait d’eux l’équivalent du système locomoteur, en exceptant toutefois les Vers qui, réunis aux Rayonnés, sont mis par lui en parallèle avec le système de la reproduction, etc. Le résultat de divergences aussi grandes est nécessairement de faire perdre à ces systèmes toute autorité ; sans nous empêcher d’ailleurs de faire cas des comparaisons heureuses et des vues ingénieuses auxquelles les tentatives diverses faites pour établir une classification sur pareille base ont
conduit leurs auteurs. Il est presque superflu d’ajouter que, outre le désaccord existant entre les systèmes des différents physiophilosophes, on observe même des divergences notables entre les idées du même auteur dans deux éditions différentes de son système.
Prenons pour exemple de la subdivision des classes, parmi les Invertébrés du système de Fitzinger, les Radiata ( Echi nodermes) ; chaque série contient trois ordres.
l re série.
Evolutio prævalens systematis digestionis.
Asteroidea.