‹ De l'esprit d'association dans tous les interêts de la communautéChapitre 51 sur 77 · Malgré les opinions contre les compagnies cxclu · texte numérisé non relu

Malgré les opinions contre les compagnies cxclu

relations solides , il faut qu'il règne parmi nos conunerçans un ordre , une police qui attire le respect et la confiance; et voilà ce que les compagniesonlordinairement, plus queles particuliers isolés , sans compter qu’elles arrivent avec des plans faits, un crédit établiet tout ce qui inspirela confiance , sans avoir même besoin de privilèges exclusifs, nécessaires dans les premières expéditions, mais inutiles , dangereux aujourd’hui.

Après ce commerce extérieur , borné , ainsi que nous l’avons dit , par la faiblesse de nos capitaux, de notre crédit, de notre marine , et qui fait à peine la vingtième partie de nos opérations ‘, vient pour la France son véritable

«vos , il faut toujours avouer que , pour commencer un commerce qui nécessite de grands capitaux , et est soumis à beaucoup de risques, elles sont nécessaires et doivent toujours mieux réussir que de simples particuliers. La compagnie française aux Indes , fondée par Colbert, rapportait annuellement, jusqu’en 1760, près de 60 millions de numéraire et de marchandises.

i . Le commerce extérieur de la France était, avant la révolution , le douzième environ de ses opérations ; il n’est plus guère que le dix-huitième. En Angleterre, il est près du quart; l’importation de ses objets manufacturés est près de moitié de ce qu’elle fabrique; en France , elle n’est pas le dixième. Chaque famille , en Angleterre , a un aventurier qui va chercher fortune, comme elle avait

commerce, les échanges des produits de son sol avec les habitans de son territoire ou avec des colonies dépendantes, qui lui consacrentla presque totalité de leurs productions, et sont comme partie intégrante de son territoire ; ^double action qui suffit entièrement à ses besoins, et que je diviserai en échanges extérieurs ou des colonies , et transports intérieurs ou des routes et des canaux. Cette dernière dénomination est la seule qui convienne pour exprimer le mouvement du commerce après la con- ' ffection des produits agricoles et manufacturiers que nous avons examinés dans les chapitres précédens.

en France un abbé. Le monde entier est plein de ces individus qui reviennent dans leur pays après avoir fait fortune, et qui achètent des terres; ce qui fait qu'elles sont si chères , et que l’Angleterre pourrait devenir un jour ce qu’était Rome au temps de sa splendeur , une espèce de quartier-général du genre humain, habité entièrement par des gens aisés, qui achèteraient les produits de pays moins avancés en civilisation , et se borneraient à jouir des douceurs de la vie dans leurs domaines. Tout le Latium était ainsi , du temps de Cicéron , consacré à l’agrément , et les blés venaient de Sicile et d'Egypte.

Page 1