Ployez Routes
plus de latitude aux conseils généraux de dé-J partemens , aux conseils municipaux , d’attirer à leurs fonctions leurs grands propriétaires , d’intéresser leur amour-propre à entreprendre des chemins , de rendre même pour eux cette entreprise utile, en leur accordant proportionnellement des péages. De tout temps, le soin des routes fut une prérogative et un bienfait des gens riches et puissans. Le sénat d’Athènes s’en réservait la surveillance. Épaminondas , Jules César’ et Auguste, ne dédaignèrent pas d’en prendre l’administration : Ce dernier fît réparer la voie Flaminienne à ses frais *, et engagea les plus riches citoyens d’en faire de même 3 : plusieurs , tels que Lepidus Laurus et Balhus , imitèrent son exemple. Je ne doute pas qu’il ne fût également suivi en France , si on y attachait les mêmes honneurs et les mêmes avantages : il faudrait que tout capitaliste ou toute compagnie qui se présenterait pour exécuter Un nouveau chemin, fût accueilli , et que la création de cet ouvrage public si méritoire fût consignée aux deux bouts de la route sur une
i. Plutarque in Jul. Cæs., c. YiTI.
a. Suct. iu Aug. , c. XXX.