‹ De l'esprit de l'instruction publiqueChapitre 14 sur 34 · IL PHYSIQUE MÉDICALE · texte numérisé non relu

IL PHYSIQUE MÉDICALE

J. 90. Aussi long- temps que les écoles de médecine e'toi en t les établissemens uniques d'instruction, la physique et la chimie dévoient y être traitées dans leur ensemble. Mais , à présent qu'il existe aux facultés des sciences une chaire de physique et une autre de chimie, il est convenable d'enseigner ces deux dernières sciences aux facultés de médecine d'après des vues particulières.

La physique médicale est un des premiers cours que doit suivre l'élève en médecine. Elle ne suppose que les connoissances qui lui sont nécessaires quand il entre dans cette carrière, et elle consiste dans l'application des parties de la physique générale au corps animal. Ainsi la mécanique des animaux, quant au mouvement des solides et des fluides, l'électricité et le galvanisme animal , la météorologie médicale, l'optique, dans laquelle il faut traiter spécialement de l'usage du microscope, et l'acoustique, dans ses rapports avec l'homme vivant, etc., sont autant de sciences particulières dont la physique est composée , et qui sont étudiées et expliquées par des suites nombreuses d'expériences variées , extrêmement curieuses et propres

à dévoiler une grande partie des propriétés de l'économie animale.

Ht CHIMIE MÉDICALE.

J. 91. Il en est de même de la chimie médicale, en ce quelle est un des premiers cours à suivre, et qu'on 's'y occupe d'un genre d'objets différens de ceux qui ont été traités dans la chimie générale. Dans celle dernière on a établi les bases de l'analyse des corps, exposé leurs elémens, étudié leurs affinités, et démontré leur composition par une nouvelle synthèse. Dans la chimie médicale on analyse plus particulièrement les parties du corps animal ; on fait connoître les substances dont il est composé, et les différences qui existent entre elles et les substances propres aux végétaux et aux minéraux. Les expériences de composition sont dirigées surtout vers les usages médicinaux, en ce qu'on y enseigne la préparation des eaux et des bains médicamenteux, des liqueurs spiritueuses et éihérées, des sels de toute espèce, des substances terreuses et métalliques , etc. , dont on se sert pour la conservation de la santé et son rétablissement en cas de maladie.

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