XII. CHIRURGIE
j. 110. Ce que nous venons de dire sur la manière de procéder dans l'élude de la médecine interne, est parfaitement applicable à la chirurgie ou médecine externe, composée de la pathologie et la thérapeutique chirurgicales; mais il faut y ajouter ce qui suit.
Le traitement chirurgical ne se borne pas à Ja prescription des médicamens, et à l'indication de la manière de s'en servir ; il consiste en outre dans l'exécution des opérations commandées par les circonstances. On distingue en conséquence là chirurgie en médicale et en manuelle; et l'instruction de cette science est divisée en- cours de pathologie et thérapeutique , où l'on explique les maladies chirurgicales susceptibles d'une curation médicale , et en cours d'opérations , destiné à l'histoire des maladies qui exigent des opérations manuelles ou instrumentales, qu'on qualifie de médecine externe.
J. in. Ce cours comprend donc deux objets; on y explique d'abord les maladies, et ensuite on traite des opérations. A cet effet on fait connoître les instrumens nombreux de l'arsenal chirurgical , dont l'histoire est extrêmement curieuse , indépendamment de son utilité. Il faut voir les instrumens dont se servoient nos ancêtres pour croire que le
serrurier et le menuisier, de nos jours, travaillent le fer et le bois avec une délicatesse bien supérieure à celle des ope'rations que les anciens chirurgiens faisoient subir à l'homme vivant et sensible.
Le cours d'opérations donné par le professeur n'est pas une instruction suffisante pour le chirurgien- il faut qu'il les exécute lui-même sous les yeux et la direction du maître, s'il veut acquérir cette habileté qu'exige l'état auquel il se destine.
La connoissance et l'application des bandages forment le dernier objet de l'éducation du chirurgien.