‹ De l'Esprit des loisChapitre 107 sur 935 · On 7 trouve le supplice du feu, des · texte numérisé non relu

On 7 trouve le supplice du feu, des

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des Romains, que jamais |Mni|>le n'a plus aimt^ la modération

des peines.

Que si l’on ajoute à la douceui' des peines le droit qu’avoit i un accusé de se retirer avant le jufrement, on verra bien que les Romains avoient suivi cet esprit que j’ai dit être naturel à la. république.

Sjlla, qui confondit la tyrannie, l’anarchie, et la liberté, fit les lois Cornéliennes. Il sembla no faire des règlements que pmir étalilir des crimes. Ainsi, qualifiant une infinité d’actions du nom de meurtre, il trouva partout des meurtriers; et, par une pratique qui nç fut que trop suivie, il tendit des pièges, sema des épines, ouvrit des abîmes sur le chemin de tous les citoyens. ;

Presque toutes les lois de Sylla ne portoient que l’interdic- | tion de l’eau et du feu. (îésar y ajouta la Confiscation des biens ‘, parce que les riches gardant dans l’exil leur patrimoine, ils étoient plus hardis à commettre des crimes.

Les empereurs ayant établi un gouvernement militaire , ils sentirent bientôt qu’il n’étoit pas rnoin.s terrible contre eux que contre les sujets; ils •cherchèrent à le tempérer : ils crurent avoir besoin des dignités, et du ri'Spect qu’on avoit pour elles.

On s’approcha un peu de la monarcliie, et l’on divisa les ■peines en trois classes * : celles qui ivgardoient les premières personnes de l’État*, et qui étoient assez douces; 'celles qu’on inlligeoit aux peisonnes d’un rang inférieur * et qui étoient plus sévères; enfin celles qui ne concernoient que les conditions basses *, et (jui furent les plus rigoureuses.

Le féroce et insensé Maximin irrita, pour ainsi dire, le gouvernement militaire, qu’il auroit fallu adoucir. Le sénat apprenoit, dit Capitolin «, que les uns avoient été mis en croix, les autres exposés aux bêtes, ou enfermés dans des peaux de bêtes récemment tuées, sans aucun égard pour les dignités. Il sembloit vouloir exercer la discipline.militaire, sur le modèle de laquelle il prétendit régler les affaires civiles.

On trouvera , dans les Considérations sur ta grandeur des Bomains et leur décadence’’ , comment Constantin changea le despotisme militaire en un despotisme militaire et civil, et* s’approcha de la monarchie. On y peut suivre les diverses ré-

1. PœnaH facinortrm anxil, cwm'lo- 3. Subtimiores. cupleles eo facilius tetlere se obliga- i. Médias.

rsnl, quod inlegris palrimonns, exu- 5. Infimos. Lcg. 3, S i-egis, ad Ug. tarent. (Suélonc, in jvlio Carsare.) Cornet., de Sicariis.

2. Vojei la loi 3, § Legis, ad Ug. 6. Jul. Cap. ,'ifaan'mim' duo. (M.)

Cornet., de Siegrüs: et un très-grand 7. Cliap. xvii.

nombre d’autres, an Digeste et an Code.

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