‹ De l'Esprit des loisChapitre 42 sur 935 · V. In fece llomuii. (Cicéron · texte numérisé non relu

V. In fece llomuii. (Cicéron

S. Jo ne sais rien déplus contraire .V Lycurgue qn un législateur et un j.i iiple qui ont toute guerre eu horreur. (Volt.)

mander comiac le seul bien de la vie ; mais il sera toujours beau de «ouverner les hommes en les rendant heureux.

ifest fflorieux pour elle d’avoir été la premii re qui ait montré dans ces contrées l’idée de la religion jointe à celle de l’humanité. En réparant les dévastations liés Espagnols, elle a eomraencc à guérir une des grandes jtlaies qu’ait encore i-erues le j genre humain. • |

Un sentiment exquis qu’a cette société pour tout ce qu’elle appelle honneur, son zèle pour une religion qui humilie bien idus ceux qui l’écoutent que ceux qui la prêchent, lui ont fait entreprendre de grandes choses, et elle y a réussi. Elle a retiré des bois des peuples disiwrsés; elle leur a donné une subsistance assurée; elle les a vêtus : et, ipiand elle n’anroit fait j>ar là qu’augmenter l’industrie parmi les hommes, elle auroit beaucoup fait.

Ceux qui Voudront faire des institutions pareilles établiront la communauté de biens de la ré|iubliq>ie de Platon, ce respect qu’il demandoit pour les dieux, cette séparation d’avec les étrangers pour la conservation des mœurs, et la cite faisant le commerce et non pas les citoyéns : ils donneront nos arts sans notre luxe, et nos besoins sans nos désirs.

Ils proscriront l’argent, dont l’elfet est de grossir la fortune des hommes au delà des bornes que la nature y avoit mises, d’apprendre à conserver inutilement ce qu’on avoit amassé de même, de multiplier à l’infini les désirs, et de suppléera la nature, qui nous avoit donné des moyens très bornés d’irriter nos passions et de nous corrompre les uns les autres.

« Les Épidamniens', sentant leurs monirs se corrompre ]>ar « leur communication avec les bai bares, élurent un magistrat M pour faire tous les marchés au nom de la cité et pour la cité*.» Pour lors, le commerce ne corrompt pas la constitution, et la constitution ne prive pas la société des avantages du commerce

1. Plnlarqne, D'matnle des ehoses grecques. — Épidiimnicns ctaîpiit les hatiilanls de Dyrrachiiim , aiijnard'hui Durazzo; des Scytlie* ou des Celtes ilaient Tenus s’établir dans le voisinage. Mais est-il bien vrai qu’en noinmanl an eommisaaire entendu pour traQqncr au nom de la ville avec les étrangers, les Epidamniens aient en le maintien des ina-urs pour objet’/ Comment ces barbares auraient-iU corrompu

des Grecs? Cette institution n’ost-olle pas l’cRet d’un esprit de monopole?

Peut-être dira-l on nn jour qun n’est pour conserver nos inirurs que nous avonsétabli la Compagnie des Indes. {X’.)

i. C’est faire coiiiine tons les peuples ignorants, appliquer le remède au mal et non à la source du mal. (H.) ’

3. .Unis elle l’Ie l’émulation des commen auts , et fait périr le conuuerce.

{Eililevr rwmiyme de f'&l.)

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