CHAPITRE VH
Eu quel cas ces institutions singulières peuvent être bonnes.
Ces sortes d'institutions peuvent convenir dans les répnldiques, parce que la vertu politique en est le principe: mais, pour porter à l’honneur dans les monarchies, ou pour inspirer de la crainte dans les Etats despotiques, il ne faut pas tant de soins.
Elles ne peuvent d’ailleurs avoir lieu que dans un petit Etat‘, où l’on peut donner une éducation générale, et élever tout un peuple comme une famille.
Les lois de Minos, de Lycurgue et de Platon, supposent une attention singulière de tous les citoyens les uns sur les autres. On ne peut se promettre cela dans la confusion, dans les négligences, dans l’étendue des affaires d’un grand peujilc.
Il faut, comme on l’a dit, bannir l’argent dans ces institutions. Mais, dans les grandes sociétés, le nombre, la variéb-, l’embarras, l’importance des affaires, la facilité des achats, la lenteur des échanges, demandent une mesure commune. Pour porter partout sa puissance, ou la défendre partout, il faut avoir ce à quoi les hommes ont attaché partout la puissance.
CHAPllRE VIH.
EtpKcalion d’un paradnie dea ancicDS par rapport aux mœurs.
Puhbe, le judicieux Pulybc, nous dit* que la musique étoit nécessaire pour adoucir les mœurs des Arcades *, qui habitoient un pays où l’air est triste et froid; que ceux de Cynète, qui né-