‹ De l'Esprit des loisChapitre 454 sur 935 · I. Il fut tué par riolétn^e Céranus. à Cadii · texte numérisé non relu

I. Il fut tué par riolétn^e Céranus. à Cadii

’ 2. Voyez Stra-bon, liv. XI. 4. Liv. Ml, drt Roif, cliap. ix ; Pa-

3. Il fondèrent Tartèse, et s’établirent ralip., liv. II, chap. vni.

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;hc de l’esprit des lois.

Josôphc* dit que sa nation, uniquement occupée de ra<rriculture, coiinuissoit peli la mer : aussi ne fut-ce que par occa- •sion t|ue les Juifs négocièrent dans la mer Houge. Ils conquirent, sur les Idumécns, Elath et Asiongaber, qui leur donnèrent ce commerce : ils perdirent ces deux villes, et perdirent ce commerce aussi.

11 n’en fut pas. de même des Phéniciens : ils ne faisoient pas un commerce de luxe; ils ne négocioient point par la conquête; leur frugalité, leur habileté, leur industrie, leurs périls, leurs fatigues les rendoient nécessaires à toutes les nations du monde.

Les nations voisines de la mer Rouge ne négocioient que dans cette mer et celle d’Afrique. L’étonnement de runivers, à la découverte de. la mer des Indes, faite sous Alexandre, le prouve assez. Nous avons dit* qu’on porte toujours aux Indes des métaux précieux, et que l’on n’en rapporte point*; les Hottes juives, qui rapportoient par la mer llougc de l’or et de l’argent, revenoient d’Afrique, et. non pas des Indes.

Je dis plus : Cette navigation se faisoit sur la. côte orientale de l’Afrique; et l’état où ctoit la marine pour lors prouve asse.z qu’on n’alloit |>as dans des lieux plus reculés.

Je sais (pie les Hottes de Salomon et de Jozaphat ne revenoifxnt que la troisième année; mais je ne vois pas que la longueur du vojage prouve la grandeur de réloignemeiit.

Pline et Strabon nous disent que le chemin qu’un navire des Indes et de la mer Rouge, fabriqué de joncs, faisoit en vingt jours, un navire grec ou romain le faisoit en sept*. Dans cette proportion, un vojage d’un an pour les Hottes grecques et romaines étoit à peu près de trois pour celles de Salomon.

Deux navires d’une vitesse inégale ne font pas leur voyage dans un temps proportionné à leur vitesse : la lenteur produit Souvent une plus grande lenteur. Quand il s’agit de suivre les côtes, et qu’on se trouve sans cesse dans une différente position; (pi’il faut attendre un lion vent pour sortir d’un golfe, en avoir un autre pour aller en avant, un navire bon voilier jirofite de tous les temps favorables; tandis que l’autre reste' dans un endroit difficile, et attend plusieurs jours un autre changement.

Cette lenteur des navires des Indes, qui, dans un temps égal, ne pouvoimit faii’e que le tiers du chemin que faisoient les vais-

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