‹ De l'Esprit des loisChapitre 555 sur 935 · Dion, liv. LVl · texte numérisé non relu

Dion, liv. LVl

s. Voyez dans les Ojjiccs de Cicèruii, ses idées snr cet esprit de spéculation.

!•. Nazaire. l'n l’anegijrko Confiaittint, (lima 3.’l .

« mœurs; vt»us avoz ùté l’artifice des anciennes lois, qui sein- « blüicnt n’avoir d’autres vues que de tendre des i>iéges à la '« simplicité. »>

11 est certain que les changements de Constantin furent faits, ou sur des idées qui se rapportoient à l’établissement du christianisme, ou sur des idées prises de sa perfection. De ce premier objet vinrent ces lois qui donnèrent une telle autorité aux évêques qu’elles ont été le fondement de la jurisdiction ecclésiastique; de là ces lois qui affoiblirent l'autorité paternelle, en «>tant au père la propriété des biens de ses enfants’. Pour étendre une religion nouvelle, il faut oter l’extrême dépendance des enfants, qui tiennent toujours moins à ce qui est établi.

Les lois faites dans l’objet de la perfection chrétienne furent surtout celles par lesquelles il ota les peines des lois Papiennes*, et en exempta, tant ceux qui n’étoient point mariés, que ceux qui, étant mariés, n’avoient pas d’enfants.

« Ces lois avoient été établies, dit un historien ecclésias- « tiipie*, comme si la multiplication de l’espèce humaine pou- « voit être un efi'et de nos soins; au lieu de voir que ce nombre « croît et décroît selon l’ordre de la Providence. »

Les principes de la religion ont extrêmement influé sur la propagation de l’espèce humaine : tantôt ils l’ont encouragée, comme chez les Juifs*, les Maliométans, les Guèbres, les Chinois ; tantôt ils l’ont choquée, comme ils firent chez les Romains devenus chrétiens.

On ne cessa de prêcher partout la continence, c’est-à-dirc cotte vertu qui est plus parfaite, parce que, par sa nature, elle doit être pratiquée par très-peu de gens.

Constantin n’avoit point oté les lois décimaires, qui donnoient une plus grande extension aux dons que le mari et la femme pouvoicnt SC taire à proportion du nombre de leurs enfants : Théodose le jeune abrogea encore ces lois®.

Justinien déclara valables tous les mariages que les lois Papicnnes avoient défendus®. Ces lois vouloient qu’on se remariât : Justinien accorda des avantages à ceux qui ne se remarieroient pas".

1. Voyez la loi 1, 2 cl 3, au cod. de pas à l'Elaf, il fanl qu’il en sorle une f.i- Jfnnii mnlernîH , matcniicfue fjene~ inille ; el c’est d.fns celle vue qu’à Home rit, etc.; cl la loi unique, au même cod., on encourageoit la propagation par des lie Itonis quæ fi'iit fnmil. arquiruntur, récompenses. (P.)

2. Lep. unie., .cod. Théod., de Infir. .S. Leg. 2 cl 3, cod. Theod., de Jur.

pœn. cœlih. et orüil. Ub.

3. vSozomène, paç. 27. C. Leg. .Sancimui, cod., </c yVup//f'f.

■î. Ln célibat ctoU Uélri par la loi de 7. No\cllc 127,cha|>. ni; novclle I IS,

Moïse. Laslcrililc même y étoit un op- chap. v. probre : en effet, le mariage ne suffit

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