X. Ibid. 5. Voyez Pridcauz, Pie ne Mahomet
Hecueil de» Voyage» qui ont servi pag. fit.
faut que la religion donne beaucoup de moyens de réconciliation. Los Arabes, peuple brigand, se faisoient souvent des injures et des injustices. Mahomet fit cette loi* : « Si quelqu’un tt pardonne le sang de son frère *, il pourra poursuivre le malci faiteur pour des dommages et intérêts ; mais celui qui fera « tort au méchant, après avoir reçu satisfaction de lui, souf- « frira au jour du jugement des tourments douloureux. »
Chez les Germains, on héritoit des haines et des inimitiés 4e scs proches; mais elles n’étoient pas éternelles. On expioit l’homicide en donnant une certaine quantité de bétail; et toute la famille recevoit la satisfaction : chose très-utile, dit Tacite *, parce que les inimitiés sont très-dangereuses chez un peuple libre. Je crois bien que les ministres de la religion, quiavoient tant de crédit parmi eux, entroient dans ces réconciliations.
Chez les Malais, où la réconciliation n’est pas établie, celui qui a tué quelqu’un, sûr d’être assassiné par les parents ou les amis du mort, s’abandonne ii sa fureur, blesse et tue tout ce qu’il rencontre *.