‹ De l'Esprit des loisChapitre 649 sur 935 · Voyex le» Frat/menla d'Ulpitn, 8. Liv. IV, pag. 27ti · texte numérisé non relu

Voyex le» Frat/menla d'Ulpitn, 8. Liv. IV, pag. 27ti

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i.»(i DE I/KSPRIT DES LOIS.

pai’Ulge, ne soient l’ouvra^'c de ces trois législateurs de Home.

L'ordre de succession ayant été établi en conséquence d'une loi politique, un citoyen ne devoit pas le troubler par une volonté particulière; c'est-à-dire que, dans les premiers temps de Home, il ne devoit pas être pci mis de faire un testament. Cependant il eut été dur qu'on eût été privé dans ses derniers moments du commerce des bienfaits.

On trouva un moyen de concilier à cet égard les lois avec la volonté des jiarticuliers. 11 fut permis de disposer de ses biens dans une assemblée du peuple; et chaque testament fut en quelque façon un acte de la puissance législative.

La loi des douze tables permit à celui qui faisoit son testaim;nt de choisir pour son héritier le citoyen qu'il vouloit. La raison qui lit que les lois romaines restreignirent si fort le nombre de ceux qui pouvoient succéder a6 mleslal, fut la loi du partage des terres; et la raison pourquoi elles étendirent si bÿ t la faculté de tester fut que, le père pouvant vendre scs enfants', il pouvoit, à plus forte raison, les priver de ses biens. C'étoient donc des effets différents, puis«|u'ils couloicnt de princii>es divers; et c’est l'esprit des lois romaines à cet égard.

Les anciennes luis d’Athènes ne permirent point au citoyen de faire de testament. Solon le permit*, excepté à ceux (jui avüient des enfants; et tes législateurs de Rome, pénétrés de l’idée de la puissance paternelle, permirent de tester au préjudice même des enfants. Il faut avouer que les anciennes lois d’Athènes furent plus conséquentes que les lois de Rome. La |M'rmission indéfinie de te.ster, accordée chez les Romains, ruina peu à |ieu la disposition politique sur le partage des terres; elle introduisit, plus que toute autre chose, la funeste diflérimce entre les riiliesscs et la pauvreté; idusieurs partages furent assemblés sur une même tête; des citoyens eurent trop, une infinité d’autres n’eurent rien. Aussi le peuple, continuellement privé de son partage, demanda-t-il sans cesse une nouvelle distribution des terres. 11 la demanda dans le temps où la frugalité, la parcimonie et la pauvreté faisoient le caractère distinctif des Romains, comme dans les temps où leur luxe fut porté à* l'excès.

Les testaments étant proprement une loi faite dans l’as-sembléc du peuple, ceux qui étoient à l’armée se troU voient privés de la faculté de tester. Le peuple donna aux soldats le pouvoir

l.'Dcnys d’ilalioainassi’. prnavp, par éloil une loi aie Romulu», non pa» dit une loi de Kiinja, que la loi oui permet- décemvirs, liv. 11. toit uu ptro de vendre son fils trois lois s. Voyez flularqae, f ie Je Solon.

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