‹ De l'Esprit des loisChapitre 745 sur 935 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

' Dp l’esprit du litj;isUleiir.

Jo le (lis, et il me semble que je n’ai fait cetouvraîje que pour b' prouver: l'esprit de modération doit être relui du législateur'; le bien politique, comme le bien moral, se trouve toujours entre deux limites*. En voici l'exemple.

Les formalitt’S de la justice sont nécessaires à la liberté. Mais le nombre ttn pourroit être si ^;rand qu’il e hoqueroit le but des lois mêmes qui les aiiroient établies : les affaires n’auroient pttintdelin; la propriét»’ des biens resteroit incertaine; on donneroit à l'ime des parties le bien de l'autre sans examen, ou on lesruineroit toutes les deux à force d’examiner.

Les citoyens pordroient leur liberté et leur sûreté; les accusateurs n’auroient plus les moyens de convaincre, ni les accusés le moxeii de si; justifier.

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