CHAPITRE H
CoiUiuualion du méint* sujet.
Céeilius, dans Aulu-Celle », discourant sur la loi des douze tables, qui permettoit au créancier de couper en morceaux le dé‘biteur insolvable, la justifie par son atrocité même, qui empêeboit qu’on n’empruntàt au-delà de ses facultés*. Les lois les plus cruelles seront donc les meilleures? Le bien sera l’excès, et tous les rap|»ortsdcs choses seront détruits?
I. Fn effet, la loi n’est qne la mo jér.illnn qui manque aui hommes. La loi n tellement besoin d’itre impartiale, que le législateur lui-mAme doit l’i'lre, pour ne pas laisser dans son ouvrujfe l'empreinte doses passions. (M. Viilemain, Eloge de Mottteequieu.)
i. Plus un gouyerneiiient s’éloignera des partis et se rapprochera du moyen terme, plus il aura de stabilité. Plusieurs législateurs ont méconnu en principe dans leurs constitutions de gourernoiiienls aristocratiques. Ils ont trop donné
aux riches, et trop ôté aux pauvres. Lu faux bien tinit par devenir un vrai m.vl. La prépondérance des riches a renversé plus de gouvernements que celle de la multitude. (.Xrist., Polit., l\\. I.]