‹ De l'Esprit des loisChapitre 766 sur 935 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Des sources des lois féodales.

Les peuples qui conquirent l’empire romain étoient sortis delà Cermanie. Quoique peu d’auteurs anciens nous aient décrit

. . . . Quantum vertice ad auras

ÆiiiereaSf tantum radice in tarlara lendit, (Virtf.)

MVKK XXX. (’II.VIMTRE 111.

leurs iiitriirs, nous en avons deux qui sont d’un trés-'rrand poids. César, faisant la guerre aux Germains, déerit lt*s nueurs dos Germains; et c’est sur ees mœurs qu’il a réglé quelquesunes de ses entreprises. Quel(|ues jiagesde iœsar sur cette matière .sont des volumes.

’l’acite fait un ouvrage exprès sur les mœurs dos (iermains. Il est court, cet ouvrage, mais c’est l’ouvrage de Tacite, qui ahrégeoit tout, parce qu’il voyoit tout.

<;es deux auteurs se trouvent dans un tel concert avec les codes des lois des peuples liarlmres (pie nous.avons, qu'en lisant César et facite on trouve jiartout ces codes; et qu’en lisant ces codes on trouve partout César et Tacite;.

Clue si, dans la reclierclte des lois féodales, je me vois dans un laltyrinthe obscur, plein de routes et de détours, Je crois que Je tiens le bout du til, et que Je puis marcher.

CHAI'i riiK III

Origine du vassclage.

César dit « epie les Germains ne s’attaclioient point à l’agri- « culture'; que la plupart vivoient de lait, de fromage et ele ee chair; epie personne n’avoit de terres ni de limites e|ui lui ee fussent propres; que les princes et le-s magistrats de rhaepie ee nation donnoient aux particuliers la portion de terre; epCils ee veiuloient et dans le lieu epéils vonloient , et les obligeoient ee l’année suivante de passer ailleurs '. » Tacite dit ee epie chaque; ee prince avoit une trempe de gens qui s’attaclioient à lui et le; ee suivoient*. » Cet auteur, qui, dans .sa langue, leur donne un neim, epii a du rapport avec leur état, les nomme compagnons*. Il y avoit entre eux une émulation singulière jiour obtenir quelque distinction auprès du prince, et une même émulatieni l'iitre' les princes sur le' nombre* et la bravoure de leurs compagnenis *. ee C’est, ajoute Tacite, la dignité, c’e st la puissance, K d’être teiujours entourés il’une foule; de Ji'unes gens epie l’on ee a choisis; c’e*st un ornement dans la paix, c’est un rempart ee élans la guerre. On se rend célèbre élans .sa nation et chez ee les peuples veeisins, si l’on surpasse les autres par le nombre' « et le courage de se's e ennpagnons ; on reçoit des présents ; ee les ambassades viennent de; toutes parts. Seuivent la réputaee tieni déride de la gue'rre. Dans le ceunbat il e'st honteux au

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