‹ De l'Esprit des loisChapitre 779 sur 935 · Acc j/reme, ucc tummum moUre per · texte numérisé non relu

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Ovid., Mûtanj. üb. II.

3. Pendant que la Gaule ctoit sous la domination des Romains^ ils fariuoient des corps particuliers : c’étoient ordinairement des affranchis ou descendants d’affranchis.

pouvoit se charger : le tout se rapportoit en commun, et l’armce le partageoit'. Le corps entier de l’iiistoirc prouve qu’aprcs le prenii(!r étahlissenienl, c'est-à-dire après les premiers ravages, ils reçurent à composition les hal)itants, et leur laissèrent tous leurs droits politiques et civils. C’étoit le droit des gens de ces temps-là : on enlevoit tout dans la guerre, on accordoit tout dans la paix. Si cela n’avoit pas été ainsi, comment trouverions-nous dans les lois saliques et bourguignonnes Uint de dispositions coniradictoires à la servitude générale des h ommes?

Mais ce que la conquête ne fit pas, le même droit des gens*, qui subsista apri-s la comiuête, le fit : la résistance, la révolte, la prise des villes, emportoient avec elles la servitude des habitants. Et comme, outre les guerres que les difTérentes nations conquérantes firent entre elles, il y eut cela de particulier chez les Francs, que les divers partages de la monarchie firent naître sans cesse des guerres civiles entre les frères ou neveux, dans lesquelles ce droit des gens fut toujours pratique, les servitudes devinrent plus générales en France que dans les autres pays; et c’est, je crois, une des causes de la différence qui est entre nos lois françoises et celles d’Italie et d’Espagne, sur les droits des seigneurs.

La conquête ne fut que l’affaire d’un moment, et le droit des ’ gens que l’on y employa produisit quelques servitudes. L’usage du même droit des gens, pendant plusieurs siècles, fit que les servitudes s’étendirent prodigieusement.

Thcuderic», croyant que les peuples d’Auvergne ne lui étoient pas fidèles, dit aux Francs de son partage : « Suivez-moi ; je « vous mimerai dans un pays où vous aurez de l’or, de l’argent, « des captifs, des vêtements, des troupeaux en abondance; et « vous en transférerez tous les hommes dans vos pays. »

Après la paix qui se fit entre Contran et Chilpéric ceux qui assiégeoient Bourges ayant eu ordre de revenir, ils amenèrent tant de butin, qu’ils ne laiss<;rent presque dans le pays ni hommes ni troupeaux.

1. Voyci Grégoire de Tour», liv. II, dre à oui, le» Franc», é qui cette expéchup. XXVII; Aimuin, liv. I, clmg. xii. dilion soiirioil, menucérent de le quitter

2. Voyez le» Vies des saints citoes ci- et de suivre »c» frère». Alors Ttiéodo-

après. rie, pour p^révenir celle défection, pro-

3. Grégoire de Touf», livre III. — posa aux Francs de le» conduire en Au- Monlesquieu s’éloigne ici du véritable vergne , où ils trouveroient, diaoit-il, sens do Grégoire de Tours. Suivant cet amant d’or et d'argent qu’il» eu pouliistorieu, Glotnire et (Ihildebert, qui se voient souhaiter; et parcelle promesse préparoieiit à envahir la Uourgogne , il le» retint dans le devoir. (l’J

ayant appelé à leur aide Théodoric leur Grégoire de Tours, liv. VI, chap.

frère, et celui-ci ayant refusé de se join- xxxi.

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