‹ De l'Esprit des loisChapitre 790 sur 935 · Excubias et explora liones quas waclas dicunt. {Ibid · texte numérisé non relu

Excubias et explora liones quas waclas dicunt. {Ibid

4. Ut pagemes Franr.i, qui cuballos habenly cvm suis comilibus tn hoslem pergarit. Il est défendu aux comtes de les priver de leurs chevaux. Ut hostem facere, et^debuos paraveredos secun^

dum aiUiquam comueludinem exsolvere possint. (Edit de Pistes, dans Baluze, nage 18ti.)

îi. Capitulaire de Charlemagne , de l’an 812. chap. i; Edit de Pistes, de l’an 81)4, art. 27.

G. Quatuor tnansos.il me semble que ce qu'on appeloit mansus étoit une certaine portion de terre attachée à une censé où il y avoit des e.sclaves : témoin le capitulaire de l’an 853, apud Sylvacum , tu. XiV, contre ceux qui chassoient les cscla>es do leur mansus.

hommes libres, et dont je parlerai beaucoup dans la suite*. On exempte ces terres de toutes les charges qu’exigeoient Sur elles les comtes et autres officiers du roi; et, comme on énumère en particulier toutes cos charges, et qu’il n’y est point question de tributs, il est visible qu’on n’en levoit pas*.

11 étoit aisé que la inaltôte romaine tombât d’elle-mème dans la monarebie des Fi*ancs ; c’étoit un art très-compliqué, et qui n’entroit ni dans les idées, ni dans le plan de ces peuples simplet. Si les ’fartares inondoient aujourd’hui l’Europe, il faudroit bien des affaires pour leur faire entendre ce que c’est qu’uii financier parmi nous.

L’autc-ur incertain de la vie do Louis le Débonnaire, parlant des comtes et autres officiers de la nation des Francs que Charlemagne établit en Aquitaine, dit qu’il leur donna la garde de la frontière, le pouvoir militaire, et l’intendance des domaines qui appartenoient à la couronne’. Cela fait voir l’état des revenus du prince dans la seconde race. Le prince avoit gardé les domaines qu’il faisoit valoir par ses esclaves. Mais les indictions, la capitation, et autres impôts levés du temps des empereurs sur la personne ou les biens des hommes libres, avoient été changés en une obligation do garder la frontière, ou d'aller à la guerre.

On voit, dans la même histoire *, que Louis le Débonnaire ayant été trouver son père en Allemagne, ce jirince lui demanda comment il pouvoit être si pauvre, lui qui étoit roi ; que I.ouis lui répondit qu’il n’étoit roi que de nom, et (pie les seigneurs teiloient pri^sque tous scs domaines; que Charlemagne, craignant que ce jeune prince ne perdit leur affection, s’il reprenoit lui-même ceqtfil avoit inconsidérément donne, il envoya des commissaires pour rétablir les choses.

Les (ivêques écrivant à Louis, frère de Charles le Chauve, lui disoienf: « Ayez, soin de vos terres, afin que vous ne soyez pas (c obligé de voyager sans cesse par 'les maisons des ecclésias- « tiques, et de fatiguer leurs serfs par des voitures ®. Faites « en sorte , disoient-ils encore, que vous ayez de quoi vivre et « recevoir des ambassades.» 11 e.st visilile que les revenus des rois consistoient alors dans leurs domaines “.

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