CHAPITRE XXXllI
Quelques coDséqucuccs de la perpétuité des fiefs.
Il suivit de la perpétuité des fiefs que le droit d’aînesse et de primogéniture s’établit parmi les François. On ne le connoissoit point dans la première race* : la couronne se partageoit entre les frères; les aïeux se divisoient de même; et les fiefs, amovibles ou à vie, n’étant pas un objet de succession, ne pouvoient pas être un objet de partage.
Dans la seconde race, le titre d’Empereur qu’avoit Louis le Débonnaire, et dont il honora Lothaire son fils aine, lui fit imaginer de donner à ce prince une espèce de primauté sur ses cadets.
Les deux rois dévoient aller trouver l’Empereur chaque année, lui porter des présents, et en recevoir de lui de plus grands; ils dévoient conférer avec lui sur les affaires communes L C’est ce
qui donna à Lothaire ces prétentions qui lui réussirent si mal. (Juand .\gobard écrivit pour ce prince*, il allégua la disposi-
1. Voyez lo capitulaire de Charles le Chauve, de l’an , aifuii Carisîacnm, sur l'iraportance do l’awa, de Saint-Denis, et des château Z sur ta Loire, dans ces temps-là.