‹ De l'Esprit des loisChapitre 893 sur 935 · LIVRE XXXI, CHAPITRE XXXIV. 62o · texte numérisé non relu

LIVRE XXXI, CHAPITRE XXXIV. 62o

Que si l’abbé Suger parle d’une chaire de Dagobert, où, selon le rapport de l’antiquité, les rois de France avoient coutume de recevoir les hommages des seigneurs il est clair qu'il emploie ici les idées et le langage de son temps.

Lorsque les fiefs passèrent aux héritiers, la reconnoissance du vassal, qui n’étoit dans les premiers temps qu’une chose occasionnelle, devint une action réglée : elle fut faite d’une manière plus éclatante, elle fut remplie de plus de formalités, parce qu’elle devoit porter la mémoire des devoirs réciproques du seigneur et du vassal dans tous les ;lges.

Je pourrois croire que les hommages commencèrent à s’établir du temps du roi Pépin, qui est le temps où j’ai dit que plusieurs bénéfices furent donnés à perpétuité ; mais je le croirois avec précaution, et dans la supposition seule que les auteurs des anciennes annales des Francs n’aient pas été des ignorants qui, décrivant les cérémonies de l’acte de fidélité que Tassillon, duc de Bavière, fit à Pépin *, aient parlé suivant les usages qu’ils voyoient pratiquer de leur temps *.

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