PRE.MIÈRE OBJECTION
L’auteur tombe dès le premier pas. « Les lois, dans la signi- « fication la plus étendue, dit-il, sont les rapports nécessaires « qui dérivent de la nature des choses. » Les lois, des rapports ! cela se conc^oit-il?... Cependant l’auteur n’a pas changé la définition ordinaire des lois sans dessein. Quel est donc son but? le voici. Selon le nouveau système, il y a, entre tous les êtres qui forment ce que Pope appelle le grand tout, un enchaîneracht si nécessaire, que le moindre dérangement porteroit la confusion jusqu’au trône du premier être. C’est ce qui fait dire à Pope que les choses n’ont pu être autrement qu’elles ne sopt, et que tout est bien comme il est. Cela posé, on entend la signification de ce langage nouveau, que les lois sont les rapports nécessaires qui dérivent de la nature des choses. A quoi l’on ajoute que, (( dans ce sens, tous les êtres ont leurs lois; la di- « vinité a ses lois; le monde matériel a ses lois; les intelli- « gcnccs supérieures à l’homme ont leurs lois; les bêtes ont (( leurs lois; l’homme a scs lois. »