‹ De l'esprit des religionsChapitre 100 sur 222 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Nécessité des Miracles.

Nous n'aurions néanmoins aucune preuve que telui qui a fait un songe , ou qui sort d'extase , eût Quelque chose de divin à nous révéler , si Dieu ne Ui eût encore donné les moyens de nous en conttmere. Chez les Hébreux , il fallait que le propfeèto opérât plusieurs prodiges avant que l'on crût k. la vérité de sa mission ; et parmi les Païens les libylles faisaient voir , par des preuves violentes , |p'il y avait en elles un. pouvoir plus qu'humain. Los miracles, dit Locke, sont des lettres de créance £ae les prophètes doivent produire.

Tout en admirant l'ordre et l'enchaînement du

système religieux, nous devons avouer que ces merveilles reudent elles-mêmes témoignage de notre imperfection : plus le Ciel emploie de ressources et de moyens divers , plus nous voyons d 1 amour de son côté , et de faiblesse du nôtre.

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