‹ De l'esprit des religionsChapitre 148 sur 222 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Observation.

Si l'anathême prêtait à la justice humaine une vertu toute surnaturelle, et qu'il produisît des résultats que les lois sont par elles-mêmes incapables de produire; certes, lorsqu'on s'est privé d'une telle ressource, même à ne parler qu'humainement, on a fait une perte irréparable. En politique , on ne pouvait commettre une plus grande faute. Ne soyons point surpris , puisque les foudres de la religion étaient à la disposition des hommes, qu'il en résultât quelquefois des abus : il fallait s'appliquer à les prévenir , et non pas détruire un moyen bon en lui-même.

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