CHAPITRE X
Méprise du docteur Prideaux,
La différence qu'on remarque entre le caractère distinctif des Juifs et celui des Parses, suffirait seule pour prouver que ceux-ci n'ont jamais emprunté des autres leur religion. Si la ressemblance de leurs dogmes a pu tromper le docteur Prideaux , il faut donc aussi penser que toutes les religions de la terre viennent directement de ce peuple, puisqu'elles ont toutes quelque analogie avec la sienne. Maintenant que Ton en sait la raison , il est inutile de supposer un plagiat religieux : les dogmes ayant tous une source commune , la conformité est seulement ici plus remarquable, parce qbe Zoroastre rappela à sa pureté primitive la religion des Mages,
3io de l'esprit
corrompue par le sabisme. Au reste , comme Prideaux * assure que Zoroastre servit plusieurs années le prophète Daniel , il suffit de lui opposer le docteur Hyde, qui prétend qu'il était le serviteur d'EIie, lequel, selon lui, le frappa même de la lèprç. Ces deux auteurs ont explique d'une manière ridicule des rapports dont la cause était toute simple.
1 Connexion of the List., etc., it must th ère fore Le Daniel under whom tins impostor served. Book IV. Prideaux ne se trompe pas moins , lorsqu'il dit que Zoroastt^pcrmet le mariage entre mère et fils , frères et soeurs. Cela est faux ; il ne l'autorise qu'entre cousins-germains. Comme nous avons sous les yeux les ouvrages de Zoroastre, nous pouvons parler plus sûrement que Prideaux, qui n'en avait lu aucun, et jugeait sur la foi des auteurs grecs et romains. Ceux-ci n'avaient pas plus de connaissance que lui du Zend-Avesta , et mentaient toujours quand il s'agissait dvs mœurs de ce qu'ils appelaient les Barbares.
DES RELIGIONS. 3ll