‹ De l'esprit des religionsChapitre 38 sur 222 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Exposition.

Il est incontestable que chaque peuple a admis **U bon principe , objet d'adoration , ainsi qu'un e tre dénature perverse, qui inspirait généralement ** crainte et la terreur. Le dogme a consacré par-

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tout les mêmes idées fondamentales, et n'a éprouvé de variations qu'à raison des climats , et parles différentes explications qu'on en fit dans la suite. Ceci ayant été démontré dans la première partie de cet ouvrage , il s'agit maintenant d'établir les rapports que toutes les religions ont entre elles. Nous verrons les rites lier les doctrines qui prétendaient avoir le moins d'analogie, et se transmettre d'une religion à l'autre , par la seule force de l'usage. Malgré les disparités religieuses, que les peuples maintenaient avec tant de soin , l'influence d'un dogme, unique dans son principe, a toujours causé parmi les religions une ressemblance qu'il faudrait bien plus s'étonner de ne point retrouver.

De rattachement des peuples pour leurs rites , on peut tirer cette juste conséquence, qu'il a toujours été plus difficile de changer le culte f que l'objet même du culte. Les exemples fréquens ne permettent pas d'en douter; et cela ne paraîtra nullement extraordinaire à ceux qui se seront convaincus que dans l'origine toutes les nations avaient les mêmes sentimens à l'égard de la Divinité ; que, malgré de légers changemens dans les attributs* c'est la même puissance que l'on a universellement adorée.

DES RELIGIONS. 6l

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